I. — RESULTATS ET INTERPRETATION
Voici quelques remarques d’ordre général :
__ dans la majorité des cas, les enfants dont les observations sont rapportées ci-dessus SONT RESTÉS CONSTAMMENT EN CONTACT BACILLIFÈRE. Dans quelques cas, que nous avons précisés, le milieu était simplement suspect;
— au dispensaire du XVII‘, sur 37 enfants vaccinés, c'était la mère qui était l’agent contaminant 12 fois, le père 12 fois, l’un et l’autre 1 fois, des collatéraux ou l’entourage 12 fois. Au dispensaire de Courbevoie, sur 44 enfants vaccinés, c'était la mère qui était l’agent contaminant 12 fois, le père 18 fois, l’un et l’autre 3 fois, des collatéraux ou l’entourage 11 fois;
— sur les 81 observations, 7 seulement se rapportent à des enfants isolés au minimum six semaines après leur naissance. Par conséquent, nos conclusions seront relatives, car les promoteurs de la méthode et les partisans de la vaccination ont toujours insisté sur la nécessité absolue d’un tel isolement ; elles auraient eu plus de valeur si les conditions requises avaient été observées ;
— On à pu voir que nous avons éliminé de nos observations celles des enfants de moins d’un mois. En effet, le diagnostic de tuberculose est quasi impossible à poser ; la prématurité, si elle n’a pas d’influence sur le comportement ultérieur de l'individu, est pourtant à l’origine de bien des troubles dans les premiers jours de la vie. Enfin, quelle que soit la durée de la période anté-allergique, elle n’est sûrement pas inférieure à un mois. Il est donc impossible qu’un enfant soit prémuni avant cet âge ;
— l’âge des enfants vaccinés n’est jamais supérieur
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à 10 ans. On sait d’ailleurs que la pratique de la vaccination n’a été vulgarisée que vers 1926 ;
— le nombre des enfants non vaccinés est supérieur, dans chaque dispensaire, à celui des enfants vaccinés. C’est pourquoi, sans vouloir faire de statistiques, nous avons cru nécessaire d'établir un pourcentage.