CONCLUSIONS
I — L’innocuité du B. C. G. est démontrée en principe. Cependant, s’il subsiste un doute, même faible, il paraît préférable de réserver la vaccination aux enfants destinés à vivre en milieu suspect de tuberculose.
II. — L'efficacité du B. C. G., d’après notre enquête personnelle, portant sur 81 enfants vaccinés, dont tous, sauf 7, sont restés en contact tuberculeux, nous apparaît comme certaine.
Dispensaire du 17° arrondissement de Paris (37 enfants vaccinés, 242 non vaccinés) :
mortalité tuberculeuse nulle chez les enfants vaccinés; 9,1 % chez les non vaccinés,
mortalité non tuberculeuse 5,2 % contre 0,8 %,
morbidité tuberculeuse 10,8 % contre 42,8 %,
morbidité non tuberculeuse 13,5 % contre 20,7 %, enfants en bonne santé 70,3 % contre 26,5 %.
Dispensaire de Courbevoie (44 enfants vaccinés, 114 non vaccinés) :
mortalité tuberculeuse nulle chez les enfants vaccinés ; 8,7 % chez les non vaccinés,
mortalité non tuberculeuse nulle dans les deux cas,
morbidité tuberculeuse 11,3 % contre 39,4 %,
morbidité non tuberculeuse 2,3 % contre 11,4 %, enfants en bonne santé 86,4 % contre 40,4 %.
Les résultats obtenus en milieu familial ne font qu’accentuer les différences de pourcentage.
Nous sommes en droit de penser qu’ils auraient été plus favorables encore si les conditions d'isolement requises avaient été observées. Cet isolement est absolument nécessaire et les Parents doivent savoir que la vaccination n’exclut pas les autres mesures de prophylaxie contre la tuberculose.
III. — L'action du B. C. G. n’est sans doute pas indéfinie. Il faut donc la contrôler et pratiquer des revaccinations.
Vu : Vu :
LE Doyen, Le PRÉSIDENT DE LA THÈSE ROUSSY. NOBÉCOURT.
Vu et permis d'imprimer :
LE RECTEUR DE L’ACADÉMIE DE PARis,
S. CHARLETY.