ESSAIS DE TRAITEMENT AU MOYEN DE PRINCIPE LYTIQUE
LES DIFFICUÊTÉS LA TOXICITÉ
Après lobtention d’un principe lytique transmissible du bacille de la morve, nous avons cherché, parmi d’autres questions à étudier, à savoir si cette lyse microbienne ne pourrait pas se faire #n vivo et si la guérison ne peut pas être réalisée à la suite de la dissolution des microbes de la morve, peu nombreux au début de l'infection. Une série de cobayes mâles, jeunes et pesant 450 à 550 gr. sont inoculés, par la voie péritonéale, dun demi cm*° d’une émulsion microbienne en bouillon (une anse bien chargée de la culture de morve de 24 heures poussée sur gélose glycérinée, émulsionnée dans 8 cm° de bouillon), quantité qui tue les cobayes en 12-15 jours avec toutes les manifestations de maladie expérimentale de cet animal, où le sarcocèle morveux débute au 3°-4° jour.
A partir de la 24° heure après Pinocalauon de culture, 1 em° de principe lytique est injecté par la même voie et la même dose estrépétée Les deux jours suivants (3 inoculations de r em” à 24 h. d'intervalle). À la suite de celles-ci la marche de Pinfection est accélérée pour aboutir à un état de cachexie accompagné de
diarrhée.
Poids au Poids 1er jour avant Poids 10 Jours Le cobaye l’inoculation 3 jours après après ANS 445 gr. 38 gr. 305 gr.
À 32 555 465 325 A 33 500 420 mort Ils ont reçu, par la À 4 3h ÉE 70 DT voie périt. ocm?5 4 À 35 ET 460 Or de la morve. AGE A75 44o mort À 37 525 5oo 380 A 38 195 460 395
Kémaz-Diémiz. 3
A 31, À 32, après 24 heures, reçoivent 1: cm° de principe lytique et les deux jours suivants le premier meurt le r1e jour, le second le‘12e.
A 33, À 34, après 48 heures, reçoivent 1 em* de principe lytique et les deux jours suivants le premier meurt le 8 jour, le second le 9e.
A 35, A 36, après 4 jours, reçoivent 1 cm® de principe lytique et les deux jours suivants le premier meurt le 7e jour, le second le 8e.
Les deux témoins sont morts respectivement le 13° et le 14° jour.
En partant des organes des cobayes morts après injection du pr. lytique, des ensemencements sur la gélose inclinée donnaient des colonies du bacille de la morve rongées, et le broyage de la rate des ganglions lymphatiques donnait le principe Iytique actif. Les lésions au niveau des organes génitaux étaient d'autant moins développées que la mort était plus précoce.
Quelques animaux présentaient une énorme infiltration gélatineuse du corps adipeux qui coiffe le pôle abdominal du testicule, comme s'il y avait drainage toxique de linflammation des bourses vers l’abdomen. Le broyage des corps adipeux ainsi transformés dans l’eau physiologique et l’inoculation dans le péritoine de cobayes neufs ne produit pas d’effet toxique appréciable, mais la filtration sur bougie L° de ce broyage donne un principe lytique morveux très actif.
On peut attribuer cet insuccès du traitement par le principe lytique, à la Iyse brutale des microbes de la morve, d’où mise en liberté d’une certaine quantité d’endotoxine. Une action superposable du principe lytique de la peste sur les hommes atteints de peste a été observée par Pons au Sénégal [45].
Pour établir une idée ne fut-ce qu'approximative de la toxicité des principes lytiques des bacilles de la morve et de Wairmore, deux séries de cobayes jeunes et neufs sont inoculés par la voie péritonéale de quantité variable de ces principes lytiques, en voici les tableaux :
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