LOUISE, ANNA, ROSENTHAL, KLOPMANN, FRANCOEUR, SOLDATS FRANÇAIS
FRANCOEUR, dès l'entrée.
Deux factionnaires à cette porte !... J'ai peine à croire que l'officier se soit réfugié dans cette maison ; cependant....
ANNA , qui reconnaît Francœur.
C'est Francœur ! C'est vous , mon ami !
FRANCOEUR
Pour le quart-d'heure , mam'zelle , je suis Francœur le sergent, tantôt je serais Francœur votre ami, tant
qu'il vous plaira; mais réservons les compliments; maintenant je ne viens pas pour dire des douceurs ; le devoir avant tout, (a Louise.) Pardon, excuse, mam'zelle, si j'entre ainsi chez vous sans dire gare ; on prétend.... Mais que vois-je? Quel est ce personnage là , que je n'avais pas encore vu dans la maison?
LOUISE , avec hésitation.
C'est... c'est... mon mari.
FRANCOEUR
Votrt *nari.... (a part) Ça n'est guère probable , parce que mon capitaine... suffit, je m'entends. (Haut.) Et depuis quand ce mariage?
ANNA, vivement.
Depuis un mois.
FRANCOEUR
Depuis un mois.... (a part.) Ça n'est pas clair ; ou bien mon pauvre capitaine.... (Hautà Anna.) Dites-moi un peu, la belle , est-ce que, par hasard , vous en auriez fait autant , depuis un mois?
ANNA
Monsieur le militaire, vous oubliez que pour le quartd'heure vous êtes Francœur le sergent.
:tt)f> SHSCBLLAHÉES.
F RANCOEUR, à part.
Elle a raison. (Haut à Ktypmaun.) Toi, Klopmann , mon vieux camarade, réponds plus franchement, ton nouveau maître ne dit mot, et ce costume...
KLOPMÂfrfc , brusquement.
Il est malade.
I RANCOEUR
Malade.... hum ! (a Roseuthai.) Monsieur, pourquoi vous taire? Parlez , étes-vous le mari?
ANNA, vivement.
On vous dit qu'il est son mari.
FRANCOEIR , à part.
A la bonne heure, puisqu'ils le veulent tous : après tout, c'est possible; pourtant, ça n'est pas clair.