Cf. le plan, fig
9. Le cahier des charges rédigé par M'' Desgranges (Arch. mun., O', rues ; dossier de la rue Bourbon ; liasse Dépierre) et l'annonce légale spécifient que l'ensemble est confiné à l'occident par les terrains et bâtiments de Madame Laurent — fille et héritière de Cohert, élu en ami pour le lot III — ,1a rue projetée sous le nom de la Direction entre deux ; au nord, par la propriété ci-devant Boirier — ou Boirié, élu en ami pour le lot V. Voir V annonce dans Petites Affiches de Lyon, 2, mai 1812, p. 7 etsuiv. ; 30 mai, p. 9 ; 2 septembre, p. 7.
pour le 10 juin ; mais celle-ci n'a lieu que le i8 septembre ^ Les deux lots sont adjugés à Vincent Dépierre père et Charles Dépierre fils, domiciliés grande-rue Sainte-Catherine, n^ 4, à Lyon 2. Les nouveaux propriétaires firent une offre, par l'entremise d'Artaud, à la Ville, s'il faut les en croire 3, mais plus exactement, sans doute, à l'administration préfectorale, sur laquelle Artaud comptait pour vaincre le mauvais vouloir du conseil municipal. C'est, selon toute vraisemblance, à la suite de cette démarche que le préfet, le 19 novembre 18 12 4, écrivit au maire qu'on pourrait acquérir et transporter les belles mosaïques 5 du jardin Macors pour 6.000 francs, et le pria d'inscrire cette somme au projet de budget de l'année 181 3, afin de « ne pas laisser échapper l'occasion de conserver à la Ville ce précieux monument de l'art ». En outre, le 22 décembre 6, il lui fit savoir que le ministre de l'Intérieur aurait égard aux propositions contenues dans le budget de 1813 « pour l'acquisition et le transport au musée de la mosaïque des Jeux du cirque». A cette date, il ignorait donc que, l'adjoint de Vauxonne ayant saisi le conseil de sa lettre du 19 novembre dans la séance du 25 et proposé, dans celle du 17 décembre, au nom de la commission du budget, l'achat « de la mosaïque ancienne découverte, il y a quelques années, dans les jardins dus^ Macors », acquisition qui n'excéderait pas 6.000 francs, y compris le transfert au musée de la mosaïque intacte aux frais et risques des vendeurs, « le conseil, à la grande majorité », vu l'état des finances de la Ville et les difficultés du déplacement, avait encore une fois ajourné la question 7. Le rapport sur le compte adminis-
1. Voir ibid. Vermorel, Historique, p. 442, donne à tort la date du 10 juin pour celle.de l'adjudication. Cf. au surplus les pièces citées à la note suivante.
2. Arch. mun., R-'a : traité du 15 octobre 181 3 entre le maire d'une part, Riffaut et Rivoiron, d'autre part ; ihid., G', rues ; dossier de la rue Bourbon, liasse Dépierre : extrait (sans date) de l'adjudication au profit de MM. Dépierre ; analyse (1824?) des pièces fournies par les s''* Dépierre ; 1818, mémoire des s"" Dépierre au préfet.