‹ Mosaïques romaines des musées de LyonChapitre 107 sur 136 · Voir Lechat, dans les Musées de Lyon en 1906, p · texte numérisé non relu

Voir Lechat, dans les Musées de Lyon en 1906, p

représente la planche LU d'Artaud. Sa notice ^ très confuse ne fournit aucune date et laisse deviner seulement que cette découverte fut postérieure à celle de Flacheron 2. Les documents inédits des archives municipales 3 nous font connaître que le 17 juillet 1823, le maire, baron Rambaud, convient, avec les marbriers Bernard et Jamey d'un prix forfaitaire de 400 francs pour l'enlèvement selon les procédés Belloni et le transport au musée d'une partie de mosaïque « qui vient d'être découverte en fouillant l'emplacement vendu par la ville aux sieurs Godiot et Giraudon dans l'ancien claustral de la Déserte ». Le croquis annexé au compromis ne laisse aucun doute sur l'identité du pavement : c'est la mosaïque intermédiaire de la planche LU et de la notice d'Artaud. La surface portée au devis estimatif est de 5 m. 8. Le 29 août, Artaud informe le baron Rambaud que Giraudon et Godiot viennent de mettre à découvert la troisième et dernière mosaïque et que ce pavé mérite d'être enlevé avec soin. Le 30 août, le maire et les marbriers traitent au prix de 550 francs pour l'enlèvement et le transport des parties ci-après désignées de cette mosaïque : « Tête de Bacchus, tête de Gérés, trois rosaces et trente pieds de bordure, dont l'assemblage fait une mosaïque de sept pieds sur toutes les faces '. Une note d'Artaud, conservée dans les manuscrits de l'Académie de Lyon 4, confirme que la troisième mosaïque fut découverte le 29 août 1823 et précise qu'elle gisait, à sept pieds du sol, dans la cour de la maison Giraudon et Godiot. « Elles ont été découvertes, dit la notice de 1835 5, dans la cour de la maison de M. Giraudon, entrepreneur de bâtiments ». C'est l'immeuble qui porte aujourd'hui

1. 1835, p. 108-112. — Guerre, Nouvelles preuves de l'existence de la ville de Lyon avant la présence de L. M. Plancus dans les Gaules (très faible dissertation, et remplie d'erreurs, insérée dans Congrès scientifique de France, g^ session, 1841, t. II, p. 411 etsuiv.), se sert d'Artaud, mais de mémoire.

2. Comme sa notice désigne pour celle-ci l'année 1830, Steyert, Nouv. hist. de Lyon, I, p. 276, dupe de Ig laute d'impression que nous avons signalée plus haut, place l'autre découverte vers 1830, approximation que M. Blanchet reproduit, Inv. des mos. de la Gaule, n° 734. L; rédacteur du Catalogue so-rnivre des Musées da Lyon, 1887, p. 133, n°«i2 et 13 = 1899, p. 206, n°' 14 et 15, donne 1820 qu'il emprunte sans doute A la légende de la planche XXVIII. De même Bazin, Vienne et Lyon gallo-romaine, p. 381 .

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