‹ Mosaïques romaines des musées de LyonChapitre 117 sur 136 · Voir les fig. 17 et · texte numérisé non relu

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2. Avec ce cadre, les deux panneaux ont les dimensions indiquées dans le Catalogue sommaire des Musées et l'Inventaire des mosaïques, o m. 97 en hauteur et en largeur ; mais le carré limité par le filet n'a que o m. 51 de côté.

3. Le surplus, qui est fort peu de chose, des lignes de postes enlevées a été employé, nous le verrotîs plus bas, dans le soubassement du couloir entre les salles de la sculpture.

4. Arch. mun., M'a. La pièce se retrouve dans la série Mie, M'g.

Martin-Daussigny nous apprend lui-même ^ à quelle date fut ouverte au public « la salle de Claude », ce vestibule des Antiques où il avait fait transférer la Table claudienne. « Une nouvelle application de Vopus musaïvum antique » — il veut dire musivum — « vient d'être réalisée au Palais des Arts. De nombreux et magnifiques fragments de mosaïques romaines ont été utilisés pour la décoration de la salle de Claude, ouverte au public depuis le 25 avril dernier » (1869). Cette salle « que sa décoration... rend unique en Europe » est, affirme-t-il, « d'un aspect tout à fait Pompéien >, parce qu'elle est « décorée de mosaïques antiques incrustées dans les murailles à l'imitation des peintures pompéiennes ». L'énumération précise des morceaux employés aurait mieux valu que cette annonce vague et emphatique. Dans le contexte antérieur de ces études, nous les avons déjà mentionnés presque tous ; mais, si nous avons pu identifier les uns avec certitude, pour les autres nous en avons été réduits aux conjectures. Ce qu'il nous reste à faire ici n'est d'ailleurs pas une simple récapitulation : nous avons à décrire l'ensemble, tel que Martin-Daussigny l'avait conçu et le fit exécuter.

Il comprenait, sur chacune des quatre parois, une frise et un soubassement ; de plus, sur la paroi nord, celle qui confronte la porte d'entrée, deux caissons fixés au centre des panneaux du mur. Analysons d'abord le revêtement de la paroi sud, pour lequel on utiUsa les morceaux les plus endommagés et les moins décoratifs, parce qu'elle est mal éclairée. Tout ce côté de la frise, que la porte d'entrée coupe en deux et qui a moins de hauteur que les frises des autres parois, a été fourni par la primitive mosaïque de VIvresse de Bacchus : ce sont les restes de quatre caissons non employés dans la première reconstitution réduite, et numérotés i, 6, 15, 31, sur notre schéma 2. Quant au soubassement, celui de droite par rapport à l'entrée consiste, nous venons de le dire, en six demi-caissons à losanges de la mosaïque intermédiaire de la Déserte, celui de gauche comprend quatre panneaux ou débris de panneaux quadrangulaires que je suppose identiques avec une partie des huit fragments donnés au musée par l'hospice des Incurables d'Ainay, en

I. La salle de Claude au Palais des Arts, dans Rei'.ie du Lyo.ii li?, 1869, 1, p. 436. 3. Fig. 12. Voir chap. VII, § III, n° 2.

1867 ^ Le deuxième panneau en partant de la porte a été rapiécé : Tune des pièces a été fournie par la mosaïque Flacheron, de la Déserte ; elle garnit l'angle inférieur droit du panneau ; c'est le motif 2 de la sixième rangée 2.

La frise des trois autres parois fut constituée de telle sorte que l'ensemble eût son unité. Le fond est blanc. Deux bandes rectangulaires délimitées par un filet forment, en haut et en bas, une bordure horizontale, interrompue seulement deux fois. Une série de bandes pareilles aux premières divisent verticalement la surface. Les parties libres des unes et des autres sont des rectangles garnis d'un losange en filet noir avec un petit losange noir au milieu et quatre triangles noirs aux écoinçons ; leurs intersections sont des carrés garnis d'un carré noir posé en losange et marqué d'une croix gammée blanche. Les bandes verticales alternent avec des caissons que nous aurons à décrire, hormis qu'aux deux angles est et ouest de la pièce deux d'entre elles sont reliées par une bande d'égale dimension, mais dont le rectangle libre est garni d'un losange blanc sur champ noir, et les deux carrés d'intersection d'un carré blanc posé en losange sur champ noir.

Dans la frise de la paroi orientale, qui fait face à la Table claudienne, les bandes encadrent sept panneaux carrés à petit motif central polychrome, les panneaux impairs ayant pour cadre intérieur un chapelet de triangles" noirs ou têtes de diamants, les pairs un chapelet de carrés noirs en losanges, tous chapelets compris entre deux filets noirs. Dans la frise de la paroi occidentale, où la Table claudienne est encastrée, il n'y a que six de ces panneaux — deux groupes de trois — , les cadres intérieurs correspondant pour le groupe de droite à ceux des panneaux d'en face, puisque le deuxième a le chapelet de carrés, le premier ainsi que le troisième le chapelet de triangles ; mais ne leur correspondant pas pour le groupe de gauche, puisque le premier et le troisième ont le chapelet de carrés et le deuxième le chapelet de triangles. Entre les deux groupes, la place du milieu est occupée par un morceau rectangulaire assez haut pour interrompre les bandes horizontales : le Pan d'Artaud 3, débarrassé de son cadre en bois et encadré par les mosaïs-

1. Arch. mun., R^a : lettre de Martin-Daussigny au préfet (26 juillet 1867). Le reste de ces débris a dû servir pour le soubassement du rez-de-chaussée ; voir plus bas, n" 4.

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