‹ Mosaïques romaines des musées de LyonChapitre 17 sur 136 · Devis du 20 septembre 1819 (R-a · texte numérisé non relu

Devis du 20 septembre 1819 (R-a

2. P. 32 (manuscrit aux archives de la conservation des Musées).

3. Voir Eug. Vial, dans les Musées de Lyon, Lyon, 1906, p. 14.

4. Description..., p. 686. — Martin-Daussigny, dans Revue du Lyonnais, 1867, I, p. 172, dit qu'elle fut placée " dans la troisième travée de la grande galerie de peinture \ La première travée, en partant de l'ancien grand escalier occidental, était l'ancien chauffoir (cf. Vial, ibid.),la deuxième la « grande galerie >, la troisième la salle des Antiques.

Mais la satisfaction de tous était si grande, on admirait tellement le tour de force réalisé par « le talent merveilleux de M. Belloni « s que le baron Rambaud soumit au préfet l'idée de voter à celui-ci une gratification de 500 francs « pour soins particuliers donnés à la restauration de la mosaïque Macors '). Le préfet, comte de Lezay-Marnesia, approuve volontiers cette idée et le conseil municipal vote avec empressement ce crédit supplémentaire, le 4 décembre 18 19. Plus tard, lorsque le premier émerveillement fut passé, lorsque d'autres acquisitions coûteuses de mosaïques eurent grevé le budget de la Ville, il se trouva sans doute des gens pour récriminer contre cette sorte de dépenses, et surtout contre le prix excessif auquel revenait, tout compte fait, la mosaïque des Jeux du cirque. Artaud, qui se sentait responsable et visé, ne recula pas devant un gros mensonge afin de donner le change à l'opinion publique. Il affirma, dans sa notice de 1835 2, que le prix d'achat et de restauration avait été de huit mille francs, et il ajouta que le roi de Prusse, ayant vu la mosaïque restaurée chez Belloni, en avait offert dix fois plus, quatre- vingt mille francs. Croira qui voudra à l'offre du roi de Prusse. Pour ce qui est du coût total, à quelques centaines de francs près, Artaud, en 1835, le connaissait aussi bien que nous après notre examen du dossier. Il ne fut pas sensiblement inférieur à vingt-trois mille francs, sans y comprendre les frais de la seconde repose, dont il me reste à parler.

Le 18 mai 1863, le préfet du Rhône approuve un devis de l'architecte Desjardins (23 avril), qui concerne, pour une somme de 1.445 francs, le déplacement, la restauration et le replacement de la mosaïque « à l'orient du musée », dans la partie à démolir pour l'agrandissement du Palais Saint- Pierre sur la rue de l'Impératrice (aujourd'hui rue de l'Hôtel-de- Ville) 3. Il semble bien que, dès lors, on n'avait pas l'intention de rendre sa place à cette mosaïque, le jour où les réparations seraient terminées. Du moins, le 7 mai, le préfet transmet-il à l'architecte de la ville. Desjardins, une lettre

Page 1