i8o6, in-fol., p. g
2. Comarmond, Description..., p. 685 : « La course est commencée ; peut-être en est-on déjà au deuxième ou au troisième tour . — De Caumont, p. 279 : « Trois œufs sont plus élevés que les autres, ce qui paraît annoncer que déjà trois tours ont été faits par les chars ■. S'il est vrai qu'on ôtait ou qu'on abaissait un œuf à chaque tour, c'est quatre tours qu'il eût fallu dire. Mais cette particularité de la rangée droite, qui a frappé de Caumont, n'est sans doute qu'une incorrection du dessin, un effet de perspective mal calculé : de la rangée gauche, il reste quatre œufs seulement et tous sont à la même hauteur.
3. Elles sont complètes dans tous les monuments figurés qui en comportent ; cf. Zangemeister, p. 254.
4. Dans la mosaïque de Girone (voir plus bas) le président tient aussi en main la mappa.
à une échelle bien moindre que les occupants, quadriges ou personnages. L'esthétique l'obligeait à ne point garder les proportions réelles. S'il les avait gardées, ceux-ci, presque imperceptibles, eussent tenu dans celui-là une place infime et la piste aurait paru vide. Puisque le plan cavalier a déformé en parallélogramme le double rectangle de la spina^ il aurait dû faire subir la même déformation au rectangle de l'arène et — pour ne point parler de l'autre petit côté du cirque, qu'il faut supposer, ainsi que les deux grands côtés, hors des limites du tableau — la bande des carceres devrait être parallèle au petit côté de la spina, la double ligne blanche qui coupe la piste devrait être perpendiculaire au grand côté de la spina. Afin d'éluder ces conséquences, la première surtout, qui eût imposé au tableau la figure disgracieuse d'un trapèze, le peintre s'est soustrait à l'unité du point de vue. La spina et la course qui se développe autour d'elle sont vues d'un point surplombant la droite du grand côté inférieur, ou droit par rapport aux juges, lequel était le grand côté occidental de la mosaïque en place. Car rappelons-nous que, selon le témoignage d'Artaud ^ et de Querville -, le grand axe était dirigé du nord au sud et, selon le témoignage de Delandine 3, le petit côté où se voient les carceres situé au nord. Donc, « d'après le sens général du tableau », comme parle Artaud, c'est-à-dire pour bien suivre le développement de la course, « le spectateur » devait « avoir la face tournée vers l'Orient » 4. Et il ajoute : « Il paraît que cette position appartenait à l'entrée principale du lieu où était ce pavé, puisque l'on trouve vis-à-vis, et à quelques pas de là, du côté du couchant, un petit carré de mosaïque qui semble en avoir formé le péristile » (sic) 5, Mais V oppidum, y compris le piéton debout à la porte, est vu en perspective d'un point surplombant le milieu du petit côté opposé, du petit côté sud. C'est pourquoi les poutrelles horizontales qui désignent la galerie au dessus des carceres font deux groupes symétriques et convergents de parallèles. Telles étaient, à coup sûr, les « fautes de perspective » qu'Artaud, dans l'avertissement de sa monographie