Description..., p
3. Le Catalogue sommaire dit avec une double inexactitude : » A chaque angle, dans un espace triangw laire, un oiseau devant un fruit , et ne mentionne pas le surplus du décor. De même Bazin, Vienne et Lyon gallo-romains, p. 381.
4. 1835, P- 62 : " ... un pic-vert que l'on pourrait prendre pour une perruche, si la branche morte qui raccompagne n'annonçait la saison rigoureuse '.
5. Pass. cité. Il prétend que les quatre oiseaux sont : une perruche, une autruche, un oiseau de la famille des loriots et un autre de celles des gallinacées.
ristiques des saisons auxquelles Artaud les assigne. D'ailleurs, cette figuration allégorique des quatre saisons serait, à ma connaissance, un cas sans autre exemple. Le nombre des mosaïques où elles sont figurées symboliquement est très grand ; nous en trouverons deux dans la suite de ces études K Mais toujours ce sont des personnages qui les représentent, quelquefois en pied, le plus souvent en buste. Au delà du carré de torsade, et seulement sur ses deux côtés verticaux, règne une large bande formée par deux lignes contigûes de fleurs noires à quatre pétales ovales, posées en biais, une croisette de quatre points rouges ornant les vides. Enfin, les quatre faces ont pour bordure une tresse en chaînette -. Si l'on s'en rapporte à la planche VI d'Artaud 3, cette bordure aurait été elle-même encadrée d'un carrelage de rectangles alternativement jaunes et bleus, sur une seule ligne, quatre carreaux pour les petits côtés, six pour les grands. « Nous ignorons, dit Comarmond 4, si c'est un caprice de l'artiste », du dessinateur de la planche, « ou si cette bande a réellement existé >\ Il suppose, si elle a existé, qu'elle était trop gravement endommagée pour être restaurée. Rappelons-nous que tel avait été le cas de la grecque qui agrandissait la mosaïque des Jeux du cirque 5.
3. Artaud, dans sa notice ^, affirme que la mosaïque Michoud était « d'une conservation parfaite », et sa planche la montre intacte. Son double témoignage est corroboré par le traité entre le maire et les marbriers, où la mosaïque est dite « en bon état et sans dégradation ». Comarmond, qui ne connaissait pas ce document, met en doute qu'elle (( n'ait pas nécessité quelques restaurations ». Intacte au moment de l'exhumation, elle a pu souffrir un léger dommage par le fait de l'enlèvement et du transport. Mais le travail de réparation, si réparation il y eut, fut à coup sûr très peu de chose et, comme il se fit à Lyon, le délai de l'enlèvement à la repose se trouva
1. Une des mosaïques de la Déserte et la mosaïque de Bacchus et des Saisons.
2. La notice de l'Inventaire des mosaïques, I, n° 199, définit bien le sujet du tableau central : « Au centre, dans un médaillon circulaire, combat de Pan et d'Éros ». Pour le surplus, elle ne donne qu'une idée vague, incomplète et parfois même fausse de la mosaïque : « Dans les angles quatre oiseaux divers. Torsades en bleu, blanc, rouge. Rosaces blanches et noires en haut et en bas ».
3. Reproduite en format réduit dans l'album de l'Inventaire des mosaïques et par notre figure 8.