‹ Mosaïques romaines des musées de LyonChapitre 8 sur 136 · Bulletin deLyon, 1809, p. 185 ; cf · texte numérisé non relu

Bulletin deLyon, 1809, p. 185 ; cf

Lyon, que M. Macors a conçu le projet de faire de son jardin un lieu de réunion, une promenade agréable et bien décorée, où les amis des lettres et des arts viendront cultiver les sciences, objet de leurs études, où les citoyens trouveront un délassement dans les belles soirées de l'été, où les voyageurs savans et curieux recevront accueil... ». Ce projet a rencontré l'approbation d'une société nombreuse « et choisie qui s'est réunie le 7 » juin 1809 « dans la maison attenant au jardin ». Ainsi fut constitué le « Cercle du Jardin des Mosaïques », lequel, durant l'unique année de son existence (i^^ juillet 1809 — 30 juin 18 10), fut en fait beaucoup moins un Athénée qu'un lieu de plaisance dont les attractions ne différaient pas essentiellement de celles que les grandes brasseries du voisinage offraient alors à leur clientèle ^

Exploité par l'artificier Arban, le lieu de plaisance survécut au cercle deux ou trois mois seulement. Le décès de Paul Macors, arrivé le 12 mars 181 12, entraîna bientôt la disparition du jardin lui-même des Mosaïques.

5. Quelques jours après, le 26 mars 181 1 3, le préfet, comte de Bondy, écrit au maire de Lyon que la « mort du sieur Macors doit occasionner la vente du jardin des Mosaïques » ; le conseil municipal est invité à délibérer « sur la conservation de ces mosaïques intéressantes sous le rapport de l'art et de l'histoire de Lyon ». Le pluriel, que nous retrouverons assez souvent dans les pièces du dossier des archives, désigne évidemment la mosaïque de Méléagre et Atalante avec celle des Jeux du cirque : tout le monde ne savait pas que la première n'était point la propriété de Macors. Dans la séance du 29 mai, M. de Vauxonne, premier adjoint, « fait lecture » de cette lettre préfectorale « relative aux mosaïques du jardin Macors, qui, par la mort de ce particulier, peuvent être alHénées (sic) et perdues pour la ville, si une acquisition de sa part ne lui conservait ce monument ». Le conseil renvoie l'examen de la question à une commission « chargée de lui faire un rapport sur la convenance d'acquisition, le prix et le placement

1. Voir Ph. Fabia, le Jardin des mosaïques au quartier d'Ainay, à Lyon {1806-1812), dans ; Comptes rendus des séances de l'Acad. des Inscriptions ", 1917, p. 262 et suiv.

2. Arch, munie, registres de l'état-civil. Notice nécrologique dans le Journal deLyon, 14 mars 181 1, p.i. La date donnée par le journal est à peine inexacte : 1 1 mars ; Macors mourut le 12, à une heure du matin.

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