‹ Mosaïques romaines des musées de LyonChapitre 89 sur 136 · VII. MOSAÏQUE CONTAMIN (L'IVRESSE DE BACCHUS · texte numérisé non relu

VII. MOSAÏQUE CONTAMIN (L'IVRESSE DE BACCHUS

Bibliographie. — A celles des chapitres précédents ajouter : Archives municipales, série R^, Musées (règlement, conseil d'administration, fouilles, affaires diverses) = Arch. mun., R^b. Pour le surplus, voir les notes.

I. Le 7 septembre 1 841, le Congrès scientifique de France, qui tenait à Lyon sa neuvième session, fit à Vienne l'excursion d'usage et presque de rigueur. « Deux mosaïques remarquables avaient été reconnues, en 1840, dans les propriétés de M. Claude Contamin..., lieu dit des Gargattes »• Mais c'est à l'époque de cette visite « qu'elles furent entièrement mises à découvert par les soins bienveillants de M. Donat, maire de Vienne, et ceux du propriétaire... Ces deux mosaïques reposent dans le sol, à environ un mètre et demi de profondeur ; elles se trouvent placées sur un même plan et distantes l'une de l'autre de cinq à six mètres. » Ainsi parle Comarmond S témoin oculaire. Le Courrier de Lyon du 9 septembre 1841 confirme son témoignage et le complète sur deux ou trois points : « A une heure les mosaïques de M. Contamin ont été découvertes. Ces mosaïques sont à quelques pas seulement l'une de l'autre, au midi du Champ de Mars, au milieu d'un pré, et enterrées à un mètre et demi environ au-dessous du sol... La première, la plus rapprochée du Champ de Mars, est la moins remarquable » 2.

1. Quelques explications sur des mosaïques de Vienne et en particulier sur celle dont la lithographie se trouve dans ce volume, dans Congrès scientifique de France, g*^ session, tenue à Lyon en septembre 1841 ; t. II, p. 440 et suiv. — Comp. Martin-Daussigny, dans Travaux archéologiques extraits des mémoires de l'Académie de Lyon, 1859-1867 ; Lyon, 1868 ; p. 165 : « ... la grande mosaïque trouvée à Vienne en 1840 au quartier des Gargattes •; — Catalogue sommaire, 1887, p. 135, n° 15 1899, p. 207, n° 16 : « Trouvée en 1841, à Vienne (Isère), au quartier des Gargattes ; — Georges Lafaye, Inventaire des Mosaïques, I, n°s 173 et 174 : « Vienne. Aux Gargattes, dans la propriété de M. Claude Contamin, septembre 1841, à l'époque de l'excursion du Congrès scientifique à Vienne 5.

2. J. Leblanc, les Mosaïques de Vienne, dans Bull, monum., 33, 1867, p. 383, se trompe manifestement : « La première mosaïque, qui est aussi la plus petite..., a spécialement attiré leur attention » (il parle des congressistes).

Nous sommes fort mal renseignés sur cette première mosaïque, acquise comme l'autre, on le verra tout à l'heure, par la ville de Lyon, enlevée et transportée en même temps, mentionnée dans VInventaire de M. Georges Lafaye ^ comme étant au Musée, mais dont je n'ai point, jusqu'à présent, retrouvé la trace certaine. J'en connais trois descriptions extrêmement vagues et qui ne se ressemblent d'ailleurs guère entre elles. Comarmond ^ affirme qu'elle était en général mieux conservée que la seconde, qu'elle mesurait 6 mètres en longueur et 2 m. 33 en largeur 3, qu'elle était « décorée de médaillons à masque de théâtre avec des ornements variés de vases, de tiges de plantes », et qu'une grecque entourait « les principaux sujets ». Branche 4 lui attribue 32 caissons contenant « des losanges, des têtes de Bacchus couronnées de pampre et de Cybèle couronnées de tours ». Le Courrier de Lyon dit que « son dessin est une suite de petits compartiments, des losanges, des carrés, des circonférences, s'enchassant entre des lignes parallèles qui se croisent ». Je conjecture, surtout d'après cette dernière description, qu'une bonne partie de ses morceaux utilisables est entrée dans la décoration composite de notre vestibule des Antiques, et que presque tous les éléments dont l'identification m'échappe lui appartiennent, toute la frise de la paroi qui fait face à la Table Claudienne, toute celle de la paroi qui porte cette table, hormis le caisson central où il est facile de reconnaître le Pan d'Artaud, enfin celle de la paroi intermédiaire, hormis les trois panneaux du milieu qui sont le lion à^ Orphée charmant les animaux et deux rosaces de la Déserte 5.

2. La seconde mosaïque, la plus grande et la plus remarquable, telle qu'elle était au moment de la découverte, ne nous est guère connue que par la médiocre notice de Comarmond et par la figure qui l'accompagne, lithographie de Storck d'après un dessin de Drivet et Pirouelle ^. La comparai-

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