‹ Mosaïques romaines des musées de LyonChapitre 93 sur 136 · Pass. cité · texte numérisé non relu

Pass. cité

bacchantes seulement. Celle de M. Georges Lafaye ^ n'est pas exacte non plus : « Bacchus soutenu par le jeune Ampélus et entouré de bacchantes et de faunes » : dans le cortège de Bacchus, il n'y a ici aucune faune. C'est, à ma connaissance, Martin Daussigny 2, bientôt suivi par Allmer 3, qui a, le premier, formulé le titre reproduit dans le Catalogue sommaire des Musées de Lyon et en tête de notre notice : « L'ivresse de Bacchus ».

Le tableau 4 comprend deux groupes de personnages, huit au premier plan, huit à l'arrière-plan, tous couronnés, les uns de pampre et de lierre, les autres de lierre seulement, plusieurs portant le thyrse. Au premier plan, Bacchus se présente de face, nu, hormis que la pardaHde, ou peau de panthère, nouée à son cou, retombe sur son dos, une massue dans sa main gauche. Il se démène et titube en proie au transport de l'ivresse. Un jeune bacchant, nu aussi — Ampélus, si l'on veut — , le soutient sous le bras gauche ; à sa droite, une bacchante vêtue, de même que presque tous les autres personnages des deux groupes, mais plus richement parée qu'aucun autre, un voile sous la couronne, un rang de perles au cou, — Ariane peutêtre — essaie de le calmer en lui caressant le menton de la main gauche. Il l'a saisie par le poignet droit pour l'écarter de son chemin ou pour prendre appui sur elle. Trois autres comparses regardant vers lui se tiennent à sa droite, derrière Ariane, dont un vieillard drapé dans son manteau, le thyrse en main. Silène sans doute ; deux autres à sa gauche, regardant aussi vers lui, un bacchant nu qui soutient la pardalide, une bacchante vêtue, le corps vu de dos, la tête de profil, élevant une torche de sa main droite invisible et portant, de sa gauche abaissée, un tympanum. Au second plan, derrière un pli très nettement indiqué du terrain accidenté, émergent les bustes de huit figurants, en groupe compact, qui contemplent la scène. Devant ce deuxième groupe, un grand thyrse enrubanné, que nulle main ne supporte, garnit diagonalement l'angle supérieur droit par rapport à nous ; à l'angle supé-

Page 1