SCÈNE V
Lu Précèdent*, AGATHE, FUtlUk
AGATHE et riaMiN. — Bonjour, mea «niik. niMiii. — Boaiour, IVancUe.
M. MODTON.
iiÀ5rm,
uos-niR.
toei.
BANUTï. — Ditevgoua donc un peu potirqnoi vous sortei de vol" cacbcttr ■mat noi' |ierjnis.sion ? Si volrt; oncle 'pftt élë ici...
fUMiN. — Nous l'avons apcroii sortant avec B.'llot.
AGATHE. — Nous ne pouvions p.is toujours resifr enfennëi.
puiinK. — Avec des provisioris comme ceUi-s «pie vous avez apportées, moi, j' carderais les arrêts pendant quinze jours.
nsMiN. — Eh bieu ! comment vont vos afl'aires ? La fête se prépare-t-elle ?
AGATHE. — Aurons-nous beaucoup de inonde ?
riEEEE. — Ah ! pardi , tout 1' village est averti.
CBos-jEA». — El eune musique, doue I... Deux clarinettes et un violon, au» compter 1' gros tambour.
AIE : De la Alunaco.
Ah ! l'on trouvera JNotre fête Parfaite; On l'admirera Et l'on en parlera.
Rien n'y manquera.
Fillettes, Ni feuillettes.
Comme on y boira!
Comme on y dansera !
On s'y press'ra.
Tout le monde y viendra; Votre oncle sera là; r n' soupçonne
Personne ; Lorsqu'on cUant'ra, Comm' ça vous 1' surprendrai Et quand le feu partira.
Queux yeui il ouvrira !
Ah ! l'on trouvera Notre fête Parfaite ; On l'admirera fit l'on en parlera.
Rien n'y manquera.
Feuillettes Ni fillettes.
Gomme on y boira !
Comme on y dansera !
nBMm. — Bravo , mes amis f
HAN1TTE. — Cependant , il faut prendre garde de donner l'éveil à votre oncle ; savez-vous que Ballot a vu cette nuit de la lumière dans votre appartement?
riRMiN. — C'est la faute de ma femme ; elle n'eu finit jamais pour se coucher...
HASKTTE. — Heureusement nous avons détourné les soupçons. Ah ! çà ! c'est ici que se fera la surprise. M. Mouton a paru remarquer cet endroit.
riRMiN. — En ce cas, tu y dresseras le couvert pour le souper, et moi j'y disposerai quelques pièces d'artifice.
GROS-JEAN. — J' vas profiter du peu de temps qui nous reste pour aller abattre quenques pièces d' gibier dans la forêt.
NASETTE. — Tâchez d' faire bonne chasse au moins ; car tout «l'inonde que j'avons invité à la fête, il faut 1' nourrir; et dame! j' n'avons pas de provisions...
HERRE. — Nanette a raison... ( Riant. ) Mai» dis dcnc , c'f agneau qu' nos anciens maîtres t'ont laissé F...
CEOS-JEAN. — Ah ! oui, c't agneau qu'a bentôt sept ans...
HANETTE. — Comment, est-ce que vous voudriez le tuer?
PIERRE. — Dame!... écoute donc! un jour de fête !.,.
BASETTE. — Ça ferait une belle fête pour lai !...
riBMis. — Moi, avant tout je vais trouver nos villageois, et leur apprendre ce qu'ils auront à faire... Si j'avais un fusil, je pourrais en chemin seconder Gros-Jean, et m'amuser à titer quelques lièvres ? 11
GEOs-jEAM. — J' vas VOUS en apporter un , attendez-moi là.
PUREE. — Et moi, j'allons faire le guet, afin que personne ne vous surprenne ici.
hasette. — C'est cela.
{Gros-Jean et Pierre sortent.)