‹ Mouvements post-opératoires de l'eau deshydratation rehydratationChapitre 21 sur 42 · à 7.600 cc · texte numérisé non relu

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Ce qui représente pour nos habitudes de penser et de faire un chiffre évidemment énorme. Nous apporterons cependant à l'appui de ce calcul une observation de déshydratation aiguë chez une infectée de longue date (angiocholite suppurée) où une réhydratation de l’ordre de 6 à 7 litres

dans les premières vingt-quatre heures a permis de parer aux phénomènes suprêmement alarmants du post-opératoire immédiat.

Mise à part, cette règle du 6 %, à première vue arbitraire tout ce que nous avons dit des pertes d’eau du postopératoire se conçoit et se calcule clairement.

Ce sont des pertes visibles ou invisibles, en tout cas calculables.

Il existe certainement d’autres fuites d’eau, d’autres voies de sortie ou plutôt de séquestration de l’eau.

a) À côté de «l’hydrorragie externe » à la portée de nos calculs, nous pensons qu'il existe une fuite de l’eau à l’intérieur de l'organisme, nous pensons que l’eau quitte le courant circulatoire pour être emmagasinée dans les espaces intercellulaires, dans le système lacunaire.

C’est pour sonder cette hypothèse de «l’hydrorragie interne » que nous avons entrepris de rechercher comment se modifiait, du fait de l'intervention, la distribution des liquides extracellulaires.

b) En chirurgie abdominale surtout, lors de la parésie intestinale régulière, une autre sortie intraorganique de l’eau est représentée,pensons-nous, par l'intestin « parésié ». J.-J. SOYER, dans sa thèse, défendait cette conception

« Très importants, dit-il, nous apparaissent l’épanchement et la non-résorption de quantités considérables de liquides dans tout le tube digestif et surtout dans l'intestin grêle. La cause de cette accumulation de liquides est encore mal connue, il semble qu’il s’agisse sous l’influence d’irritations mécaniques du péritoine, de la cessation partielle de la résorption des liquides des sécrétions gastrique, duodénale, biliaire, pancréatique et intestinale dont la quantité chez un sujet normal peut atteindre 8 litres par jour.

Ce phénomène coïncide avec une suspension du péristaltisme intestinal que traduisent cliniquement l'arrêt des gaz et le ballonnement abdominal.

A cette rétention des liquides dans l’intestin s'ajoute souvent, même en l'absence de complications septiques, un léger épanchement péritonéal.

Ces deux faits ont pu être constatés au cours de réinterventions... » ;

Et il ajoute : « Cette accumulation de liquides dans l’intestin est: pour nous essentielle, c’est elle qui prive l'organisme de 3, 4, 5 litres de liquide et même plus parfois; c'est sa disparition qu’annonce la reprise du péristaltisme intestinal qui conditionne la fin de la maladie post-opératoire.

C’est elle aussi qui explique l’analogie entre la maladie post-opératoire et l’occlusion intestinale tant au point de vue des signes généraux que des signes humoraux. »

Nous ne prenons pas à notre compte l'intégrité de ces lignes malgré tout ce qu’elles ont de suggestif et de pertinent et cependant, n'est-ce point parce que les phénomènes intestinaux sont absents, parceque l’ingestion liquide peut être reprise précocement ,que la déshydratation, facteur de la maladie post-opératoire ne se rencontre pas, ou se rencontre à un degré beaucoup moindre après les opérations sur les membres, le tronc, le cou, la face. Nous reprendrons ce point lorsque nous envisagerons le point particulier du métabo-

lisme de l’eau chez les occlus.

Au terme de ce chapitre sur le métabolisme hydrique chez l’opéré, nous espérons avoir montré que les besoins en eau sont importants, de l'ordre de 3 litres à 3 1. 500 en dehors des pertes anormales et de l'état possible de déshydratation pré-opératoire.

Qu'en conséquence il faut fournir à l’opéré 3 litres à 3 1. 500 quotidiens si l’on ne veut avoir apparaître des troubles de déshydratation qui conditionnent en majeure partie si ce n’est entièrement la maladie post-opératoire.

Comme dans la règle, la restauration liquide est inférieure de très loin à ce chiffre, surtout chez les opérés où la voie orale n'est pas utilisable, nous pouvons conclure que non seulement tout opéré est déshydraté, mais que dans certaines circonstances cette déshydratation peut s’accentuer progressivement et-dominer le tableau clinique ou encore se déclencher brusquement et revêtir une forme aiguë.

20 Etude de quelques tests de l’hémoconcentration.

Pour suivre l’état d'hydratation des opérés, nous n'avons cliniquement à notre disposition que :

10 La recherche des signes cliniques trop souvent tardifs, en tout cas non quantitatifs, de la déshydratation, tels que nous les étudierons ;

29 Surtout l’examen du bocal d’urines : mesure de l’oligurie à laquelle il est bon d'ajouter la recherche de la densité urinaire.

Mais les déperditions d’eau de l'organisme doivent

avoir leur reflet au niveau du sang. La perte d’eau doit déterminer une hémoconcentration.

Nous nous sommes demandés si parmi les différentes méthodes de mesure de l’hémoconcentration il en était une qui fût assez sensible et assez constamment sensible pour être utilisée comme test du degré de déshydratation.

I faut en outre, de toute nécessité, que cette méthode soit d'exécution simple et pratique.

Nous avons fait rechercher chez nos malades, le jour de l'opération et les deux ou trois premiers jours du postopératoire, les quatre mesures suivantes :

dosage de l’hémoglobine,

numération globulaire,

hématocrite,

viscosité.

Avant de rapporter nos résultats nous rapportons ceux trouvés par d’autres auteurs.

a) J. CONRADT, après des interventions de gravité moyenne chez le chien, ovariectomie, appendicectomie, gastectomie, trouve une chute importante de la masse du sang.

La détermination est faite selon la méthode de VALEN- TIN :

Avant l'opération Un jour après Trois jours après

Ovairectomie gauche.

Masse du sang ....... HO23ÉCC. 884 cc. 827 cc.

Vers le onzième jour, le retour à un taux normal est

réalisé.

Volume globulaire, volume plasmatique :

Volume globulaire Volume plasmatique

Avant l'opération... 45 note aptes ent. 52,5 ATOIS JOUTS ADLÉS 53,5 CIN JONTS DIE AR 47,5 Ouzerjoudtsiaprés Tr 40

Rapport v

La réduction de la masse du sang est due à une perte

de la partie liquide.

Eau du sang total, du plasma, des globules.

Sang, plasma et globules sont d’abord évaporés au bain-marie avant d’être portés à l’étuve progressivement élevée à 110°. Ils y sont laissés jusqu’à poids constant :

Sang total

Avant lopération ét JOUTLADIES PT ace os se Quatre jours après.......

Appendicectomie es jourstaprésr nee.

Plasma

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