‹ Moyens de connaître sa vocation [microforme]Chapitre 3 sur 17 · SA PRATIQUE · texte numérisé non relu

SA PRATIQUE

Dès qu’un enfant atteint les années de l’adolescence, on doit lui insinuer de prier chaque jour Pour obtenir d’être éclairé, à l'heure voulue, sur cette affaire capitale,

Le saint prêtre M. Allemand, habile éducateur et directeur spirituel. de Premier ordre, recom- Mmandait instamment aux jeunes gens qui fréquentaient son œuvre, de demander souvent à Dieu la grâce de Connaître et de suivre leur vocation. ‘“Redites Sèuvent au bon Dieu, mes en-

fants”, leur disait-il, cette parole du psalmiste :

“Notam fac mihi viam in qua ambulem.. .Faitesmoi connaître le chemin que je dois suivre."

“Les parents, à la sollicitude de qui sont confiés ces chers jeunes gens, doivent se faire un devoir de s'unir à eux pour implorer la miséricorde divine.

Qu'’heureuses et bénies seraient nos familles chrétiennes où se trouvent des jeunes geus, si chaque soir, après la prière faite en commun, on entendait le père dire: “Mes enfants, nous al'ons ajouter un pater et un avé, pour obtenir que ceux d’entre vous qui auront à décider bientôt leur vocation, fassent choix d’un état de vie conforme à la volonté de Dieu, et favorable à leur bonheur et à leur salut”. Comme une telle pratique édifierait les enfants et leur inspireraient

de traiter avec un grand sérieux l'affaire de leur vocation.

Arrivé à l’âge où il s’agit de choisir une carrière, le jeune homme doit redoubler ses Prières : il n’omettra aucun des moyens d’arracher au ciel cette grâce insigne, urgente entre toutes. Au saint sacrifice de la messe, devant les taberna-

cles, un peu Partout, il invoquera les lumières et

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les miséricordes du Seigneur pour cette heure si décisive de sa vie, redisant avec le psalmiste : O Dieu, écoutez ma prière, prêtez l'oreille à ma demande selon votre vérité ; exaucez-moi selon votre justice. Prévenez-moi en votre miséricorde dès le matin, Parce que j'ai espéré en vous. Faîtes-moi connaît:e la voie par laquelle je dois marcher, puisque j'ai élevé mon âme vers vous. Enseignez-moi à faire votre volonté, parce que vous êtes mon Dieu ; votre bon esprit me conduira dans un chemin droit ; vous me donnerez la vie, Seigneur, dans votre justice pour la gloire de votre nom. (Ps. 142).

Humblement prosterné devant le Seigneur, le jeune homme doit dire comme Samuel: “Parlez, Seigneur, et découvrez-moi vous-même quel dessein vous avez formé sur ma personne, car me voilà prêt à vous entendre, à vous obéir et à exécuter toutes vos volontés.

Une bonne pratique serait, dès l’âge de dixsept ou dix-huit ans, d’assister à la messe une fois chaque semaine, par exemple le mercredi, en l'honneur de saint Joseph, ou le Samedi, en l'honneur de Ja sainte Vierge, afin d'obtenir les

a 5 nl lumières et les grâces nécessaire en cette décision importante,

Citons aussi les Six Dimanches de saint Louis

de Gonzague—un bon et fervent pêlerinage— une neuvaine pieuse,

Enfin, recommandons spécialement les deux

Pratiques suivantes : celle des quinze samedis, et les retraites de vocation.

Les quinze samedis.—Cette pratique consiste à sanctifier quinze samedis de suite, en l’honneur des quinze mystères de la vie de la Très sainte Vierge, par certaines pratiques de piété, et Surtout par la sainte communion. Cette pratique était fort usitée autrefois.

Les retraites de vocation—Il est difficile qu'une affaire de cette importance soit conduite avec sagesse, qu’elle se termine heureusement au milieu des agitations du monde. La voix de Dieu ne se fait entendre que dans le silence et le repos de l'âme. “Je Ja conduirai dans la solitude, et je parlerai à SOn coaur”. Aussi, dans nos Séminaires et Collèges classiques, a-t-on établi dès le principe des Retraites de Vocation. Elles sont données à tous ceux qui y terminent leurs études. Si on admet que tous les jeunes

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gens et les jeuriés filles sont appelés de Dieu à tel état de vie, et non à tel autre, n'est-il pas d’une

dans nos séminaires sont reconnus excellents, ne serait-il pas avantageux d'employer les mêmes

moyens pour les autres jeunes gens et jeunes filles ?

Les retraites sont les moments de la vie que Dieu éclaire des grâces les plus spéciales ; on a alors en qüelque sorte le droit de les attendre Certainement de sa bonté. Ces grâces sont surtout des grâces de lumière qui suffisent le plus Souvent à déterminer un choix. Les retraites bien conduites Procurent presque infailliblement ce résultat, et cel

dégagé de toute influence extérieure, cherchant

Soin sa conscience Pour ne mettre aucun obstacle aux lumières’ d’en haut,

les grandes vérités é malheur sans fin qui le châtiment d’une v trouve insensiblement

réfléchissant sur ternelles, sur la gloire ou le doit être la récompense ou ie bonne ou mauvaise, se conduit à ne désirer que

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de la vie, la voix de Dieu se fait facilement entendre; et quand un directeur prudent qui a le bonheur d’avoir la confiance du jeune homme, empêche les exagérations enthousiastes, il est or. dinairement parlant, impossible que l'on sorte d’une pareille retraite sans être hien fixé. I] serait donc à souhaiter que tout jer:ie homme, et que toute jeune fille pât faire une fois dans Ja vie une retraite de vocation, soit Spéciale ou

mais enfin, retraite,

Oui, il serait à souhaiter que tous nos enfants, dans les premières années qui suivent leur sortie du Couvent ou de l’École, Pussent entendre les sujets effleurés dans cet opuscule, développés et

à la bagatelle, ne Pourrait-on pas donner, vers l’âge de dix-sept ou dix-huit ans, quelques heures à l'examen et à Ja recherche de l'état de vie

22H90 où le Seigneur nous appelle ? Avec la grâce de Dieu, on pourrait espérer un double résultat de ces retraites: 1.—Un bon nombre de nos jeunes gens et jeunes filles découvriraient en eux des signes moralement certains de vocation à la vie religieuse ou sacerdotale ; 2.—et les autres suivraient la route ordinaire ct commune, mais par vocation, c’est-à-dire en vertu de la conviction que Dieu les veut dans cette voie. :

Ecoutez Saint Alphonse Sur ce sujet : “Si la retraite spirituelle”, dit-il, “convient à toute espèce de Personnes, elle est particulièrement utile à quiconque doit se choisir un état de vie comme il le doit. Je lis même dans les auteurs, que la Première fin qu’on a eue en vue dans l'institution de ces pieux exercices, ce fut le choix d’un état de vie; parce que de ce choix dépend le salut de chacun”,

Retirez-vous donc, s’il se Pet, pour quelques jours dans une maison solitaire. Là, loin de VOS Connaissances, de vos proches, 1 préoccupation d’affaires ou d’études, vérités éternelles, et OCCupez-vous de la grande détermination qui doit décider de votre avenir.

S'il vous est absolument impossible. de faire

oin de toute méditez les

une vraie Retraite en forme, appliquez-vous au moins l'avis que saint Bernard donne à un jeune homme: ‘5i vous voulez prêter l'oreille du Coeur à la voix de Dieu, plus douce que le miel, abandonnez un peu les soins du monde, afin de Pouvoir dire avec confiance, comme Samuel :

“Parlez, Seigneur, votre serviteur écoute”. On n'entend pas cette divine voix dans les conver- Sations publiques : le tumulte des choses terrestres ne permet Pas qu’elle arrive jusqu’au cœur. Je vous conseille donc, maintenant que vous voulez savoir quel état de vie vous devez embrasser, de Prendre un peu de temps, chaque jour, pour vous recueillir dans une église isolée, ou du moins dans une chambre non fréquentée, de vous recueillir, de licencier les pensées mondaines, de rentrer en vous-même, et en présence de Dieu seul, de vous demander ce que vous allez faire, en Suppliant, d’ailleurs, la Bonré di. vine de vous placer sur le chemin du salut.

Saint Louis de Gonsague visitait souvent un autel de Marie, jeûnait le samedi en son honneur, et faisait un bon nombre de pieuses Communions, dans le but de Connaître sa vocation. Le jour de l'Assomption, après avoir reçu le pain des

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Anges, tandis qu’il conjurait, au nom de Marie, le Saint-Esprit de lui manifester sa volonté, elle lui fut indiquée d’une manière claire et positive.

Prière à saint Joseph—Grand saint Joseph, qui êtes ce serviteur sage et fidèle à qui Dieu a donné le soin de sa famille, vous qu’il a établi le conservateur et Je Protecteur de la vie de Jésus-Christ, le consolateur et l'appui de sa

Fnfant, de guider ses Premiers pas, de finir votre vie avec Jésus et Marie, et de mourir entre leurs bras; chaste époux de la Mère de Dieu, modèle

de la confiance que nous avors en VOUS, et recevez avec bonté les témoignages de notre dévo-

Nous remercions Dieu des faveurs régulières dont il lui a plu de vous combler et nous le conjurons par votre intercession, de nous faire connaître la vrie où nous devons marcher. Priez donc pour nous, grand Saint, et par cet amour que vous avez eu pour Jésus et Marie, et que

SRE Jésus et Marie ont le bonheur inco

desseins de Di ant toute notre vie, de

ns l'amour de Jésus et de Ainsi soit-il.

Prière à Marie * “Me voici Vierge pleine de bonté, pour obt qui êtes la trésorière d faire un bon choix.

à vos pieds,

Fixez mes Pas chancelants

£gouvernez îtes-moi la

Dame du Bon-Conseil,

* Priez-la sous le titre de Notre-

ie

ÿtâce de connaître la Voie dans laquelle je dois marcher. A quoi me servirait-il de courir hors du chemin que vous m'avez tracé ? Quel malheur Pour moi, si je me mettais en Opposition avec vos desseins ? Que Voulez-vous que je fasse ? Je suis prêt, Seigneur : parlez votre serviteur vous écoute. Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Je veux ce que vous voulez, parce que votre gloire et votre service, mon bonheur éternel et temporel s'y trouvent.

Donnez-moi d’être généreux et fidèle à suivre ma vocation.

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