‹ Moyens de nettoyer & de conserver les objets anciens trouvés en terre, d'après un récent ouvrage allemandChapitre 8 sur 11 · VIII. — FER · texte numérisé non relu

VIII. — FER

Les objets dans lesquels le fer est resté entièrement à l’état métallique doivent être lavés, puis revêtus d’un enduit propre à les préserver de l’action de l’air (Rec. 4)-

Pour les objets touillés, deux traitements sont possibles : ou leur enlever leur rouille, ou les laisser tels quels. On enlève la rouille soit mécaniquement, ce qui exige une grande adresse, soit en employant une substance dissolvante (pétrole et frottement au papier à l’émeri). Mais le mieux est de conserver les objets dans l’état où ils sont, car ils

d’autres qui nous ont bien réussi. L’un consiste à enfoncer dans un citron les menus objets, tels que les pièces de monnaie, et à les y laisser quelque temps; un autre, que nous avons vu employer avec succès par notre oncle, M. Philippe Testenoire, consiste à plonger les objets dans de l’eau additionnée de quelques gouttes d’acide sulfurique (i ou 2 pour cent d’eau environ). Quand ce bain a duré quelques minutes, on les lave dans de l’eau claire avec une brosse un peu molle. On peut aussi se servir d’acide chlorhydrique, mais il a l’inconvénient de colorer les objets en noir. Ces deux derniers procédés sont très énergiques, et on ne doit les employer que quand l’argent et à un titre assez élevé.

ont en général perdu leur forme. Le traitement recommandé est donc le suivant.

Les objets partiellement changés en rouille doivent être enveloppés de gaze et lessivés dans de l’eau tiède à laquelle on a ajouté un peu de soude ou de chaux vive. Ce lessivage doit être continué en changeant l’eau chaque jour, jusqu’à ce qu’il ne se produise plus de dépôt brunâtre. Un fait alors sécher l’objet : on le met dans l’alcool absolu pendant six à huit jours et on fait sécher de nouveau à une chaleur douce. Enfin, l’on imbibe les objets de grande dimension, préalablement chauffés, d’un mélange en parties égales d’huile de lin ou de vernis et de pétrole ( Rec . i ) et on les chauffe ensuite jusqu’à ce que le vernis soit sec ; tandis qu’on plonge les petits objets dans une solution de résine (Rec. 2).

Les objets entièrement transformés en rouille, doivent de même être enveloppés de gaze, lessivés pendant quelques jours, d’abord à l’eau, puis à l’alcool, et desséchés lentement. On recolle les parties brisées à la colle de poisson, puis on procède à leur imbibition, soit comme il a été dit plus haut, soit mieux encore avec une solution de laque dans l’alcool additionnée de très peu d’huile de ricin (Rec. S). Si l’objet trouvé est dans un tel état qu’il menace de se réduire en poudre, on le plongera sans autre préliminaire dans une solution de laque, on l’enveloppera de gaze, et on le placera dans un endroit chaud et sec; on renouvellera plusieurs fois l’opération, même après un temps assez long (1).

(1) Une autre méthode, qui nous avait été indiquée par M. Brassart, nous a parfaitement réussi pour les objets superficiel-

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