SCÈNE XV
DOÜCINET, BRADAMANTE , MONTFLACHARD. ♦
HONmACHARD.
Diable d’animal !...
beadaaantb.
Qu’avez-\ous donc?
HOHTFbACHARD.
Ce n’est rien ; (Gaîmém.) il m’a encore flanqué par terre!..
Vous vous y ferez.
lÜOSTFLACBARf).
Je sais pourquoi ; cette fois, j’ai trop rendu la bride... mais je le materai !! — Eh bien ! mes tourtereaux, êtes-vous d’accord?
BRADAHANTE , lançant un regard de travers à Doucinet.
Mais... à peu près.
DODCINET , A paru
Quel regard féroce !
MONTFLACHARD.
Je suis venu déranger le tôte-à-lêle...
DODCINET.
Oui, nous roucoulions.
* Bradamanlc, Moniflachapd, Doucinet.
sa
M. VOTIŒ FILLE.
BRAD\1IANTE.
Nous projetions... une promenade.
DODCIRET.
Sentimentale.
MONTFLACIIARD.
Pas aujourd’liui... mes invités... vont venir, (a m niio ) Va te préparer à les recevoir.
BIIADAMANTE.
Tout de suite. (Fausse sortie.)
HONTFLACHARD. *
Bradàmante ! ma fille! eli bien?... est-ce qu’on s’en va comme ça?... lu n’embrasses pas ton prélendu.l
DODCI.NET , à part.
Voilà do l’à-propos 1...
BIIADAHAHTB.
Comment donc I... avec plaisir... (Elle embraaso Doadoot el lui dit d’une voix sombre : ) A demain, Monsieur !...
DODCINET , tragiqueriicnt , lui rendant sou baiser.
J’y serai. Mademoiselle! (11 regarde Bradamantc rentrer dans sa chambre; au public, pendant qu'elle rentre.) C'eSt UIl brave !
HONTFLACHARD,
Doucinel?
DODCINET.
Monlflachard ?
HONTFLACnADD.
J’ai du coup d’œil!... je crois que vous lui êtes sympathique !
DODCINET.
Je le crois aussi... Pourtant, je voudrais vous faire part d’une petite circonstance...
HONTFLACRARD. **
Plus lard!., il fautque je m’habille pourmasoirée... (Appelant.)
Jean ! (Jean entre avec des flambeaux allumés qu'il pose sur la cheminée
Nuit au dehors.)
DODCINET, é Hontflacliard.
Elle ne manque pas d’importance.
HONTFLACHARD , A Jean.
Donne-moi le bras, toi, l’Haricol! C’est égal... je le materai ! ah! oui, je le materai.
JEA.N.
Oui, nous le materons.
* MontQachard, Bradunante, Doucinet.
'* Jean, Doucinet, Monlflachard.