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M U X IC H

le lit fameux de Louis XIV à Versailles, enfin le cabinet de miniatures, où la décoration murale se compose en effet de miniatures, enchâssées dans de faux-cadres dont les ornements se prolongent, s'entrelacent, se confondent, comme des tiges rampantes. Avec Cuvillier, Tart français règne ici sans partage; sans partage mais non pas, peut-être, sans mélange. A quoi tient

Ëglise Saint-Jean Népomucène. Façade.

que cet art, si fin, si léger, si mesuré, ait perdu ici quelque chose de sa finesse, de sa légèreté, de sa mesure, qu'il tombe parfois dans la surcharge et dans le fouillis? Peut-être la faute en revient-elle au seul Cuvillier, soit qu'il fût naturellement moins délicat que tel de ses contemporains et compatriotes, soit que son art, en se dépaysant, se fût alourdi et quelque peu engourdi. Plus probablement cette surcharge lui a été imposée par le goût de son maître : T Allemagne, de tout temps, lorsqu'elle a pris nos modes, ne l'a jamais fait sans renchérir un peu sur les qualités qu'elle y aimait.

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comme elle insiste sur les « bons mots » de notre langue lorsqu'elle veut les traduire ; aussi semble-t-il que nous voyons percer dans les décorations encore charmantes, mais un peu bourrées, de Cuvillier, le travers qui, cent cinquante ans plus tard, s'étalera avec une si déplaisante et si

Église Saint- Jean Népomucène. Vue intérieure.

maladroite ostentation dans les opulents pastiches versaillais de Ilerrenchiemsee.

Un nouvel incendie dévasta la Résidence dans la nuit du 4 au 5 mars 1750, détruisant la chapelle de Sainte-Catherine, la pharmacie, la chapelle et la salle Saint-Georges, les appartements du duc Ferdinand et ceux des dames d'honneur. On crut d'abord que le feu avait éclaté dans la salle Saint-Georges où des comédiens français venaient de donner une représentation. L'électeur, afin d'écarter à l'avenir cette cause de sinistre.

résolut d'interdire désormais les représentations théâtrales à l'intérieur du château, et de construire dans le voisinage immédiat un véritable théâtre. Cuvillier en fit aussitôt le plan ; les travaux commencèrent le 15 avril 1751

Maison des frères Asana.

et l'inauguration put avoir lieu deux ans plus tard, le 12 octobre 1753, avec Topera de Caton d'Vtiquc. Abandonné au commencement du xix' siècle, mutilé pour faire place au Kotu'gsbau de Louis I*' et plus tard au jardin d'hiver dont la galerie vitrée s'élève au-dessus de son portail, le Residen^

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