‹ Murat trois actes, quatorze tableauxChapitre 1 sur 102 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

UN CRIKUR PURL1C. BARBARA, LUIDCI, RE- NAUD, Ouvriers, Peuple, lb cniEiR.

Voilà ce qui vient de paraître l C'est la nouvelle

loi concernant l'armée d’Italie, le discours du directeur Barras prononcé au conseil des Anciens, au nom du Directoire exécutif... Voila! ça vient de paraître!

I 11 distribue des papier».

MAGASIN THEATRAL

refait*, au C rieur.

C'est tout ce que lu chantes pour le quart d’heure?... Pas la moindre romance sur la farine qu’on attendait, sur les accapareurs, hein?...

LE cri eu R , $ éloignant.

Voilà ce qui vient de paraître! c’est le superbe discours du directeur Barras prononcé par luimême.

RENAUD

Dites donc, vous autres, vous vous êtes levés trop tard pour trouver du pain aujourd'hui... comme moi.. . Est-ce que ça va recommencer comme au temps du maximum?

Barbara, s'avançant.

On ne trouve pas parce qu’on ne cherche pas bien, peut-être!

RENAUD

C’est assez joli, ce que vous dites U, étranger. Je parle à cause de votre couleur, qui the fait l'effet que vous venez de plus loin que Vaugirard.

Barbara , montrant Luidgi.

Mon camarade et moi nous sommes Italiens; mais depuis long-temps au service de la France eu qualité de matelots.

RENAUD

Pour lors, c’est comme si vous en étiex de celte même France. Je vous dirai donc que nous avons cherché parfaitement... à preuve que voilà cette boutique de la boulangère gasconne , d’où nous sortons lovt-à-l’heure... il n’y a pas de quoi faire la plus légère tartine...

BARBARA

Eh bien! revenez dans une heure, et je^vous dirai, moi, où il faut s’adresser... »

RENAUD

Si je reviendrait... je crois bien... Je n’ai rien à faire chez mon patron le menuisier; c’est pas des planches à raboter qu’il me faut, c’est du pain.

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