SCÈNE III
MURAT, CASTAGNAC, BARBARA, UN GÉNÈ- UAL, des Ornants, LUIDGI, caché , Calabrais.
u un at, à llurbara.
Eh bien! capitaine, nous voici à cent pas de la ville du Pizzo; vous pouvez vous y procurer les vivres dont nous avons besoin... Quant à moi, j’ai voulu descendre encore une fois sur la terre Napolitaine... Je reconnais parfaitement ce rivage... Voilà l'église que je fis réparer à mon passage p*r cette ville... { A Itarbara.) Eh bien ! aile/, nous vous attendrons.
Je ne puis aller au Pizzo sans les passeports que l'Autriche vous a donnés.
MURAT
| Mais, vous avez les vôtres?
BARBARA
Je ne crois pas qu’ils puissent me suffiçe.
MURAT
Y us vous trompez... Ils vous ont suffi dans tous li** ports de mer oii nous avons relâché... les miens sont pour moi et ue vous mettraient pas à , couvert!... (t'ivemenf.i D’ailleurs, je veux les
MURAT
garder!... [Moment de silence.) Obéissez, capitaine! ( Barbara reste immobile.) Malheureux !... Savez-vous que ce n’est pas d'aujourd'hui seulement que je commences vous soupçonner?
BARBARA
Je n’irai pas au Pizzo 1
MURAT
Eh bien ! j’irai, moi!... Capitaine, prenez garde à vous!... Allons, messieurs, j’aime autant ceci ; je ne passerai pas si près d’une ville de mon royaume saus y mettre le pied!... [Arrivent plusieurs Calabrais, le sergent Tavella , et quelques hommes du poste qu'il commande. Tous regardent avec étonnement Murat, qu’ils ne reconnaissent pas d’abord, et i état-major qui l'entoure. Murat tient à la main ses passeports.) Eh bien! messieurs, n’esl-il pas étrange que j’fie besoin de passeports pour traverser cette Joule de mes anciens sujets?... je ne suis pas reconnu! Peut-être mon nom jetterait-ii l’enthousiasme parmi ces Calabrais?
LE GÉNÉRAL
Sire, ce serait allumer un vaste incendie !
MURAT
Qu’importe? je redeviendrais soldat et roi!.. Al Ions!... (La foule s’épaissit autour deux. Au sergent.) Eh bien ! sergent Tavella, tu ne me reconnais pas?... Je suis Joachim Mural!