JEUNE MLLE OFFRANT DES FLEURS
(Duhvicli Collège.)
malgré les fonds de la Rencontre dEliezer et de Rebecca^ souvenir des campagnes andalouses, le paysage tel que Ta compris Murillo reste purement décoratif, le maître n'a pas senti suffisamment le besoin de définir, et par définir il faut entendre spécifier, donner un caractère inhérent à l'objet à interpréter.
Hanté du désir de maintenir à sa ville natale sa situa - ' tion de capitale artistique de l'Espagne, Murillo chercha de longues années le moyen d'y établir une Académie où les différents artistes résidant à Séville auraient enseigné en commun les principes de l'art aux jeunes gens désireux de s'y consacrer.
Malgré l'inertie des pouvoirs publics, malgré l'opposition plus ou moins avouée de ses confrères, après de longs et pénibles tâtonnements et de non moins grandes difficultés, le maître finit par atteindre le résultat souhaité, et le 1*^'' janvier 1660, avait lieu à la Lonja — la Bourse du commerce — la première réunion de l'Académie des Beaux- Arts. Bientôt après, le H du même mois, les académiciens procédèrent à l'établissement du bureau de la compagnie. Murillo et Herrera el Joven furent nommés co-directeurs ; Sébastian de Llanos et Pedro Honorio de Palencia, assesseurs; Cornelis Schut, d'origine flamande, censeur; Ignacio Iriarte, secrétaire, et Juan de Valdes Leal, trésorier (1).
(1) Les autres membres de la société, tous connus en Andalousie par leur talent, étaient : Matoos de Astorga, Mateos de Garbajal, Antonio de
Les discordes, hélas! ne tardèrenl pas à éclater, malgré la prudence avec laquelle avaient élé élaborés lis reglenienls de l'Académie, qui défendaienl toule mîivrrsiUîoii n'ayant pas Tart pour objel.
Ilerrera avait fait le voyag^e d'Ilalie. aussi m- croynît-tl au-dessus de ses confrères; il donna sa démissHUi do eudirecteur; Juan de Valdes L«'al se considérait ithMlislirnenl comme le premier peintre de son pays, niant à Miirillo juHqu'au titre d'artiste, et soutenant que la Sauth- iilisabelh de Hongrie donne des nausées; il lit comme Ih rrrivi el^ abandonna sa situation de trésorier. L'Acadéiiur. un moment ébranlée par ces défections, ne s'en releva [las nurins.
Maintenant remplit-elle le but espéré par MurilliKsrs résultats furent-ils ceux sur lesquels il comptait? H vs\ \nnmù^ d'en douter. Les professeurs qui y enseignaient, sciemment ou non, ne firent que maintenir leurs élèves en contact avec les productions du chef incontesté de TÉcole sévillanne; mais si la peinture de Murillo marque l'apogée d'un art, la décadence est l'inévitable et fatale conséquence de tout apogée. S'hypnotiser dans l'admiration d'un seul est une erreur. Il n'y a pas de règle pour créer les artistes, point de régime, point de procédé. A l'art il faut la liberté, la possibilité de s'émanciper.
C'est justement au moment où les tentatives les plus
Lcjalde, Juan de Arcnas, Juan de Martinez, Pedro Ramirez, Bernabé do Ayala, Carlos de Negron, Pedro de Médina, Bernardo Arias de Malonado. Diego Diaz, Antonio de Zarzosa, Juan Lopez Carra sco, Pedro de Gomprolan, Martin de Atienza, Alonso Pérez de Herrera.
Cliché HanrstaenpI.