‹ Murs et coutumes de l'AlgérieChapitre 34 sur 34 · ÉLOGE DU SAHARA · texte numérisé non relu

ÉLOGE DU SAHARA

A qui réclame notre secours,

Ils sont la promesse de la victoire.

Nos ennemis n'ont point d'asile contre nos coups; Car nos coursiers, célébrés par le Prophète, fondent sur eux comme le vautour.

Nos coursiers, ils sont abreuvés du lait le plus pur ;

C'est du lait de chamelle , plus précieux que celui de la vache.

Le premier de nos soins, c'est de partager nos prises sur l'ennemi;

L'équité préside au partage ; chacun a le prix de sa valeur.

Nous avons vendu notre droit de cité ; nous n'avons point à regretter notre marché.

Nous avons gagné l'honneur; le hadar ne le connaît point.

Rois nous sommes ; nul ne peut nous être comparé.

Est-ce vivre que de subir l'humibation ?

Nous ne souffrons point l'affront de l'injuste ;nous le laissons, lui et sa terre.

Le véritable honneur est dans la vie nomade.

Si le contact du voisin nous gêne,

Nous nous éloignons de lui ; ni lui ni nous

n'avons à nous plaindre.

Que pourrais-tu reprocher au bedoui?

Rien que son amour pour la gloire et sa libéralité qui ne connaît pas de mesure.

Sous la tente, le feu de l'hospitalité luit pour le voyageur ;

Il y trouve , quel qu'il soit , contre la faim et le froid , un remède assuré .

Les temps ont dit : « La salubrité du Sahara. » Toute maladie, toute infu'mité n'habite que sous le toit des villes.

Au Sahara , celui que le fei' n'a point moissonné voit des jours sans limite;

Nos vieillards sont les aînés de tous les hommes.

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