ÉLOGE DU SAHARA
A qui réclame notre secours,
Ils sont la promesse de la victoire.
Nos ennemis n'ont point d'asile contre nos coups; Car nos coursiers, célébrés par le Prophète, fondent sur eux comme le vautour.
Nos coursiers, ils sont abreuvés du lait le plus pur ;
C'est du lait de chamelle , plus précieux que celui de la vache.
Le premier de nos soins, c'est de partager nos prises sur l'ennemi;
L'équité préside au partage ; chacun a le prix de sa valeur.
Nous avons vendu notre droit de cité ; nous n'avons point à regretter notre marché.
Nous avons gagné l'honneur; le hadar ne le connaît point.
Rois nous sommes ; nul ne peut nous être comparé.
Est-ce vivre que de subir l'humibation ?
Nous ne souffrons point l'affront de l'injuste ;nous le laissons, lui et sa terre.
Le véritable honneur est dans la vie nomade.
Si le contact du voisin nous gêne,
Nous nous éloignons de lui ; ni lui ni nous
n'avons à nous plaindre.
Que pourrais-tu reprocher au bedoui?
Rien que son amour pour la gloire et sa libéralité qui ne connaît pas de mesure.
Sous la tente, le feu de l'hospitalité luit pour le voyageur ;
Il y trouve , quel qu'il soit , contre la faim et le froid , un remède assuré .
Les temps ont dit : « La salubrité du Sahara. » Toute maladie, toute infu'mité n'habite que sous le toit des villes.
Au Sahara , celui que le fei' n'a point moissonné voit des jours sans limite;
Nos vieillards sont les aînés de tous les hommes.