Sir J. Lubbock, Prehistoric Times, p
3. Les fouilles exécutées en 1877 par M. Pinart ont montré que ces figures
étaient des monuments funéraires; il a pu recueillir une ample moisson de crânes et d’ossements humains.
gnent jusqu'à douze mètres de hauteur. Sur les flancs du vol-
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Fig. 4. — Statues de pierre dans l'ile de Pâques.
can, tout autour de ces statues, on à ramassé un nombre consi-
dérable de lames, de grattoirs, de pointes en obsidienne, outils | probablement abandonnés par les anciens sculpteurs. |
Ces monuments, ces sculptures sont certainement dus à une race bien différente des indigènes actuels absolument imcapables d’un pareil effort et chez qui toute notion, toute tradition de leurs prédécesseurs sont entièrement éteintes. Ce fait qui peut paraitre singulier arrive fréquemment chez les nations barbares et Sir John Lubbock en rapporte de curieux exemples. « Les traditions orales, ajoute Broca, s’altèrent, se dénaturent à
chaque génération; elles s’éteignent enfin pour faire place à
d’autres traditions tout aussi passagères et les événements les |
plus considérables sont ainsi tôt ou tard voués à l'oubli’. » Nous avons longuement raconté dans un autre volume: les faits relatifs aux premiers habitants de l'Amérique. L’inconnu malgré de récents et importants travaux reste entier et le nom même. de Nouveau Monde ne paraît guère exact. Lund a exposé les raisons considérables qui permettent de croire que le plateau central du Brésil était déjà une terre, alors que les autres parties du globe restaient immergées dans les eaux ou surgissaient à peine sous la forme d'ilots peu étendus. Mais cette hypothèse, si même elle était absolument prouvée, ne permet en rien de fixer une époque initiale à la- présence de l’homme, encore moins de dire par quelles voies il est arrivé en Amérique. Certains faits, parmi lesquels je citerai en première ligne les découvertes du D' Abbott dans les alluvions du Delaware et celles que l’on annonce dans la Nevada, témoignent de la contemporanéité d'êtres humains semblables à nous avec les grands édentés, les grands pachydermes caractéristiques de la faune quaternaire américaine. L'homme du Nord a vu le mastodonte, l’homme du Sud, le glyptodon dont la carapace devenait au besoin le toit de sa demeure, véritable tanière creusée dans le sol. Comme en Europe, ces hommes devaient lutter contre de puissants mammifères, de dangereux félides ; comme en
1. 455. française, le Havre, 1877. Discours d'ouverture. 2. L'Amérique préhistorique. Paris, G. Masson, 1883.
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Europe aussi, l'intelligence l’emportait sur la force brutale et
Î | l'animal, quelque redoutable qu'il pt être, était condamné à
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