‹ Mœurs et portraits du tempsChapitre 50 sur 111 · L*ÉPICIÈRE · texte numérisé non relu

L*ÉPICIÈRE

Voisin , n'insistez pas ; il y a bien quelque chose à reprendre chez vous. Au fond , le professeur est dans le vrai ; ce sont des bienfaiteurs que Dieu nous envoie : le mot est juste , quoiqu'il Fait écorché. II n'y a que monsieur Plumet au monde pour nier ce qu'ils valent. Ainsi voilà qui est convenu ; nous allons continuer nos opérations. Ah ! monsieur Plumet, tu ne reux pas être enrichi; eh bien I tu le. seras , mon garçon, tu le seras. ( Vépiciery qui a jusque là gardé stoïquement le silence y relève la^tête avec vivacité: ces derniers mots lui font l- effet dun coup éPaiguil* Ion.)

DES ÂGT10NNAIA£S. 183

l'ÉpiGiEa^ debout et avec un geste solennel.

Je proteste!

l'épicière, gaiement.

M*etnpéche que tu le seras , monsieur Plumet : enrichi} s'entend*

( // est onze hmres; lé garçon vieni chercher

. les volets du magasin; ç*est le signal du dé-^ "part, ha compagnie prend congé des maîtres de rétablissement. Le professeur d'allemand allume un, bout de chandelle pour grimper à son premier étage uu-dessous des toiis; le charbonnier regagne son gite et s^g couche entre deux cotretSy aifisi qu'il convient à un porteur de Mouzata; la couturière troupe un bras du coin de la rue et s'en^ya partagée entre Vamour et son Herserange, Monsieur et mor dame Plumet se reprennent à nouveaux frais; minuit sonne y que les principes de monsieur Plumet n'ont pas fléchi. )

éÊt

Page 1