‹ Mœurs et portraits du tempsChapitre 64 sur 111 · LES COURSES A PARIS · texte numérisé non relu

LES COURSES A PARIS

lezan SLiit eu hausse, celles du bai-brao en dépréciation ; on abandonne Fanimal surmené pour aller vers* ranimai qui se ménage : c'est une véritable Bourse avec écarts , primes et reports. Aussi , que d'intérêt dans les incidents de la lutte , dans les épreuves où tout cet or est en jeu ! La foule même n'y reste point indifférente ; elle accompagne les concurrents de ses cris, applaudit aux vaillants, couvre de huées les traînards , s'échauffe, s'exalte, et, comme d'habitude , se met invariablement du côté du succès.

€es solennité^ équestres sont le plus ))eau fleuron de la Société d'encouragement; elle y fait l'exhibition publique des hommes de loisir et des jeunes seigneurs qui la composeut. Hors de là, elle n'a point de motif jde se produire, et se con*r tente de délibérer à huis clos sur les destinées du cheval. Faut-il le dire ? le plus grand mystère règne dans cette partie de son existence ; elle n'en laisse rien transpirer et ne publie pas même de procès-verbaui^. II est à croire néanmoins que le cheval ne cesse pas. d'occuper sa pensée et qu'elle demeure, en Teneourageant , fidèle à son titre et à

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ses altribtttions. Seolement , si elle répand le bienfait, elle cache la main, et cela au point que, même avec des recherches, on ne rencontre nulle part les animaux qu'elle a réussis. C'est leur faute peut* être : ils y mettent trop de mystère et de discré-

tiODé

A moins pourtant qu'il n'y ait quelque chose de fondé dans les bruits où se cômplatt la malignité publique, et qui expliqueraient le silence prolongé de rinstitution. On dit en effet que la Société en est arrivée à cette heure fatale où le doute prévaut, où la foi se retire , et qui marque la limite des dogmes comme celle des systèmes de perfectionnement. On dit qu'elle désespère du cheval, qu'elle est sur le point de le renier, et de porter son patronage sur un animal plus susceptible d'éducation. Tels sont les propos qui courent; il est du devoir de la Société de les démentir, s'ils sont inexacts, de les éclalrcir s'ils sont fondés. Le public est en droit de lui demander ce qu'elle a fait du cheval. On le lui a confié, elle doit des comptes de tutelle. A-t-il prospéré, comme d'aucuns l'affirment? A-t-il déchu, comme d'autres le craignent?

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