LE VICOMTE
Est-ce possible ?
LE PRÉSIDENT
Oui , et à qui là faute , Messieurs? D^abord à' la Société d'encouragement ; elle répondait du cheval, elle s'était engagée à le perfectionner: ht France y comptait. Puis aux éleveurs. J'ai regret à le dire , si le cheval s'en va , l'éleveur s'en va plus vite encore. Le peu qu'il en reste n!a ni le sentiment du rôle, ni le respect de la tradition; l'art est mort^ l'industrie est venue, ou calcule tout ce que coûte une bote et ce qu'elle rend. Ce n'est plus œuvre de gentilhomme, mais de maquignon.
lÈ vârquis.
Vous êtes dans le vrai.
LE PRÉSIDENT
Hélas ! oui , j'y suis et je n'y suis que trop. C'est à en rougir aux yeux de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Pour chaque détail, il en est ainsi ; tout craque dans nos mains, tout pèche, tout se relâche.
DE LÀ SOGliTÉ D'ENqOURÀCIEHENT. 339
Autrefois le jockey se respectait; il y avait pour lui des devoirs d'état , i\ était maigre, il l'était naturellement , et quand sa constitution y résistait , il savait s'en rendre maître, aujourd'hui plus d'effort, pins de lutté, plus de violence faite au tempé^ rament. Le jockey ne sait ni se priver, ni s'amaigrir ; il ne se médicamente pas , Il ne se jette pas .dans des li*ansptrations qui Tallégent. On n'en voit plus dé diaphanes, et nous commeni^ons à en avoir de gras. Dërisioh i