‹ Mœurs et portraits du tempsChapitre 85 sur 111 · L*AMBASSADEUR · texte numérisé non relu

L*AMBASSADEUR

Je désirerais que Sa Hautesse voulût bien s'expliquer là-dessus ; voici ma note.

LE GRAND VIZIR

Gloire à Dieu ; tu as bien raison. Que sommesnous? les plumes de vos ailes. Sois tranquille.

l'ambassadeur.

iT'ajoute que mes instructions sont formelles à ce sujet.

LE GRAND VlZIR.

Honneur à ton sultan, et bénédiction sur sa maison ; nous sommes ses serviteurs.

DE Là QUESTION D*ORI£NT. S85

L AMBASSABEUR,

Je puis donc compter sar le maintien du traite, et annoncer cette nouvefle à ma cour ?

LE GRAND VIZIR

Oh ! comme ta bouche est pleine de vérités ; tes lèvres distillent le miel. Que tes tulipes soient tou* jours épanouies.

l'ambassadeub.

Cest convenu , n'est-ce pas?

LE GRAND VIZIR

Quelle prudence dans tes paroles ! quelle sagar cité dans tes discours I Continue : ta voix est comme le premier sorbet que Ton goûte après le jeûne du Ramadan.

l'ahbassadeijr.

Tout cela est fort beau ; mais j'aimerais mieux une promesse positive. {Avec fermeté.) J'ai droit de l'attendre.

LE GRAND VIZIR, les muins au eieL Justice du maitre des mondes! ne firrite pas. Nous détestons les méchants; nous ne voûtons que le bien et la tranquillité. ^

LA GLKF

l'ambassadsuh.

Dao» ce eas, nous restons en poraesnon des ayaotages que nous confère le traité. Il } a en une clef assurée aux Latins ; nous aurons cette clef.

LE GRAND VIZIR

Que ton rosier porte des fleurs en toute saison ! Que Dieu éloigne de toi les mauvais songes.

l'ambassadeur, se piquant.

On me donnera cette clef.

LE GRAND VIZIR

La justice résidé en toi ; tout ce que tu dis est marqué au coin de la sagesse.

l'ambassadeur, d'un toh très-décidé.

Alors nous aurons cette clef t

LE GRAND VIZIR, réduH.

^ Par la barbe du prophète, tii Tauras.

( Vambassadeur se f-etire dans la tnétnè pôfnpn et avec le même cérémonial. On échange d^ une part les saints européens, de l'autre les saints orientaux. Quand tout le monde est parti , les portes du sérail té r^erment. Le Grand Visir et le Kaîmatan sont restés seuls dans la pièce. En se regar-^ danty ils partent d^un vigoureux éclat de rire»)

DE LA QUUTIOU D*ORI£NT. m

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