III, 86; V
» XIV, p. 622 D.
10 Martial, IV, 5; Juvénal, VI, 77.
même nom qu'un joueur de flûte comparé à Orphée , par Antipater de Thessalonique * , et peut-être identique avec celui âont parle une inscription du recueil d'Orelli (2633). Il y avait eu, jadis, deux célèbres joueurs de flûte thébains, du nom d*Antigénidas; or, des inscriptions publiées par Minervini mentionnent encore deux autres virtuoses homonymes, qui jouaient du même instrument : un certain P. Elius Antigénidas^ et Marc-Aurèle Seplime Nemesianus Antîgénide ^, qui est postérieur.
Il est inutile de revenir sur ce que nous avons déjà dit de l'homonymie de beaucoup de cochers et de gladiateurs célèbres, en parlant des représentations du cirque et de l'amphithéâtre. Bornons-nous à faire remarquer des analogies semblables dans l'emprunt de noms illustres de peintres et de sculpteurs , tels que ceux de Phidias * et de Praxitèle , par des artistes appliqués aux mêmes directions. De même un autre Léocharès fit la statue d'un
certain Marc-Antoine, fils d'Anaxion, à Athènes; un Céphisodore, celle d'un P. Cornélius Scipion^, du consul de Tan de Rome 737 peut-être; et le décurion et duumvir Q. LoUius Alcamène, représenté avec un buste à la main, sur un bas-relief®, doit avoir été lui-même, sinon artiste, pour le moins un grand amateur.
Pour en terminer avec cet usage de l'antiquité romaine, nous dirons encore que le nom d'Asclépiade n'était
1 Epigr., 28 et 29, dans V Anthologie de Jacobs, II, 102, etc.
2 BulL delV Instit, 1859, p. 73.
*• D'après une inscription de Tan 159 de notre ère, dans Brunn, Bisioire des artistes, I, 610, etc., ouvr. allem. ^ Ibid., I, 555.
« Zoega, Bassir. ant., I, 23.
pas moins ben porté chez les médecins du temps, qui ne conservaient quelquefois, en le prenant, aucun de
leurs autres noms^; Harless^ énumère treize, Fabricius^ huit médecins du nom d'Âsclépiade. On connaît aussi deux Antigène médecins, le second contemporain de Galien. Apulée^, enfin, parle d'un esclave nommé Thémison, assez fort en médecine; or c'est là encore le nom d'un célèbre médecin d'autrefois, qui revient dans les temps postérieurs *.
Ooncoam et prix de l'Af^on Capitolinas.
Indépendamment des ' prix de gymnastique et d'hippodrome, l'Agon Capitolinus en avait de plus relevés pour l'éloquence et la poésie grecques et latines , pour les représentations et déclamations scéniqu es, ainsi que pour toutes les principales branches de l'art musical des anciens, telles que le chant, la flûte et la cithare, l'instrument des trois
^ Gomme, par exemple, dans une inscription de l'an 147 de notre ère» du C. I. G., 4766, et une autre du même recueil, III, add. 4778 d.
3 Medicorum veterum Asclepiades dictorum lustratio historicaj Bonn, 1828, 4.
3 Biblioth. gr., XIII, p. 89, etc.
^ ÀpoL, 461.
^ Lipsius, EL, I, 18 : Themisones aliquot inter primores medicos : ideo medicorum pueri amabant id nomen.
espèces de musiciens appelés psilocùharistae , chorocitharistae et dtkaroedi, selon- qu'ils avaient pour spécialité le solo, ou le concerto, ou chantaient aussi en s'accompagnant de la guitare. Plusieurs de ces concours, notamment ceux d'éloquence, de- cithare sans accompagnement de chant et de cithare chorale, ainsi que les courses de jeunes filles, étaient tombés en désuétude, à l'époque où Suélone écrivit ses biographies des Césars, vers l'an 120 de notre ère^. Les autres se maintinrent plus longtemps. Voici ce que les auteurs et les inscriptions du temps nous apprennent sur ces concours, avec les noms et les exploits de quelques-uns des vainqueurs :
Éloquence latine, — La louange de Jupiter Capitolin y était le thème constant (Quintilien, III, 7, 4). Palfurius Sura eut une fois l'honneur d'y remporter le prix. (Suétone, Bomitien^ chap. XIII.)
Voésie grecque, — C'est dans l'intention de concourir pour ce prix que le poète Diodore voulait faire le voyage d'Alexandrie à Rome (Martial, IX, 40) en 94 après J.-G.
Foésie latine, — Le poëte Gollinus, chanté par Martial (IV, 54), parait y avoir remporté le prix, en l'an 86. C'est probablement en 90 que Stace échoua dans ce concours (MorcelU, De a^one capit,, p. 16). Les arguments tirés de Vecloga ad uxorem de ce poëte par Imhof , pour l'année 94, ne sont pas concluants. Le rhéteur P. Annius Florus eut aussi le malheur d'échouer dans un des trois premiers concours de poésie latine. Il assure que l'auditoire était unanime pour que la couronne lui fût décernée , mais que sa qualité d'Africain l'empêcha de l'obtenir (fragm. dans Jahn, ed, J, Flori, p. XLI), « invito quidem Caesare et resistente, non quod sibi puero invideret sed ne Africa coronam magni Jovis attingeret. » Peut-être la pièce de vers avec laquelle il concourut était-elle son poème sur le triomphe de Dacie , le triomphe de Domitien sans doute, plutôt que celui de Trajan ; elle paraît ainsi avoir été composée en 94 , ou même dès 90 , à la veille du triomphe. En 110, le prix de poésie latine fut décerné , à l'unanimité,
1 Suétone, Domitien, chap. iv.