CHAPITRE V. — lie sentiment artistique
Raison du peu d'estime des Romains pour l'art. — Progrès des connaissances artistiques et de l'intérêt pour fart à Rome. — L'importance de l'art est reconnue par les Romains. — Dilettantisme dans la sculpture et la peinture.— Contemplation de l'art dans les voyages. — Les collections d'oeuvres d'art, principalement déterminées par l'amour du faste, consistaient surtout en œuvres anciennes. — Les Collectionneurs sont trompés souvent avec des copies. — Œuvres d'art ayant appartenu à des personnes célèbres, particulièrement estimées. — Prétention des collectionneurs d'être connaisseurs. — Manque d'un sentiment vrai de l'art. — Il n'y a pas trace d'intérêt fet d'intelligence pour l'art dans la littérature latine, tandis que la littérature grecque offre nombre de passages témoignant de l'un et de l'autre. — Les deux littératures peu attentives à l'art contemporain. 3if
CHAPlf RÉ VI. -=- lia Musique.
La musique romaine est supplantée de bonne heure par la musique grecque. — Alliance étroite de là musique avec la poésie antique,
Pages, la plupart des genres de celle-ci ne pouvant même guère s'en passer.
— Dans la musique vocale, la mélodie est subordonnée au texte. — Manque d'harmonie dans la musique vocale. — Musique instrumentale. — La flûte. — Les instruments à cordes. — La cithare. — Concerts d'instruments. — Insuffisance de la musique instrumentale.
— Musique de programme. — Renforcement et combinaison des moyens et des effets que comportait la musique à Rome. — Effets de masse et concerts d'instruments hétérogènes. — Influence des musiques autres que la grecque, de celle d'Alexandrie en Egypte surtout. — Orchestre des pantomimes. — Concerts monstres à Rome. — Décadence et abâtardissement de la musique. — La musique au service de la sensualité. — L'usage en devient commun à table. — Absence de toute distinction entre la musique sacrée et la profane. — La pu* blicité des représentations favorise l'intérêt pour l'art musical. — Débit des citharèdes et des autres artistes. — Concours de musique à l'instar du principal, celui du Capitole. — Les musiciens souvent eux-mêmes compositeurs. — Virtuosité de l'époque. — Amourpropre, caprices et jalousies des artistes. — Leur attitude vis-à-vis du public. — Applaudissements payés. — Le dilettantisme eu musique. — L'enseignement de la musique. — Chœurs de jeunes garçons et de jeunes filles chantant en public. — Femmes et hommes faisant de la musique en amateurs. — Beaucoup d'empereurs marquent au nombre de ces derniers. — Les prétentions de Néron ne sont pas celles d'un simple amateur, mais celles d'un artiste.
État de la musique dans les derniers temps de l'antiquité. — La musique dans le culte chrétien. — La modalité de la musique grecque se transmet aux âges postérieurs. • • , 350
Paris. — Typographie Georges Chamerot, rue des Saints-Pères, 19.
Htt 2RSI X