DUCHÉ DE LUCQUES
Le duché de Lucques a pour confins : au nord, les duchés de Modène et de Toscane; à l’est et au sud, ce dernier État; à l’ouest, la Méditerranée, l’enclave toscan de Pietra-Santa et Le duché de Modène.
Par décision du congrès de Vienne, ce duché continue d’être régi par la constitution qui lui fut donnée, en 1805, par les Français. Le pouvoir législatif est confié à un sénat, composé de trente-six membres, qui discute les lois proposées par le souverain ei approuve les impôts ; les revenus montent à 1,440,000 francs, à peu près dix francs par individu, et sa dette publique à 730,000 fr. La liste civile est fixée à 300,000 fr. ; mais à ces revenus du prince on doit ajouter une rente de 500,000 fr., que l'Autriche et la Toscane se sont engagées à payer à la famille régnante, jusqu’à ce qu’on lui ait procuré un autre établissement. La force armée est de 800 hommes de troupes réglées; la garde du prince n’est pas comprise dans ce nombre.
La capitale est Lucques, qui renferme 22,000 habitants. Les remparts, plantés, offrent de jolies promenades. Il y a une université, une académie des sciences et des - arts, une école célèbre pour l’éducation des demoiselles, un hospice d’orphelins et deux hôpitaux. L'industrie y est active : on y compte quelques manufactures de draps et plusieurs fabriques pour la préparation de la soie; le commerce de ce dernier article et de l'huile d'olive est surtout considérable.