‹ Mœurs, usages et costumes de tous les peuples du monde, d'après des documents and authentiques et les voyages des plus récentsChapitre 34 sur 78 · DE CALCUTTA A CANTON. DE CANTON A CALCUTTA · texte numérisé non relu

DE CALCUTTA A CANTON. DE CANTON A CALCUTTA

Bâtiments. Tonnage. Bâtiments. Tonnage.

1, . + 21 17,079 18 6,159 0. , . 19 11,544 14 5,928 A 749 5,913 16 4,855 ie lo 2 98 10,112 20 1,278 D ou 0 85 8,485 20 6,741

L'opium forme plus de la moitié de la valeur des cargaisons qui s’expédient des différentes’ présidences de l’Inde en Chine. Du reste, ce commerce 5€ fait en fraude.

Les bâtiments qui portent de l'opium ne sont chargés que de cette drogue; ils restent à Canton, où les Chinois se rendent avec leurs jonques, après s'être préalablement entendus pour l'achat et en avoir payé le prix à un agent à Canton qui leur remet une lettre pour le capitaine d’un des bâtiments de qui ils reçoivent le nombre de caisses convenu, Les autres objets qui s’envoient du Bengale en Chine sont du sal. pêtre, des perles, des cornalines, du corail, des tissus de laine et de coton fabriqués en Europe, et du riz. Il reçoit en retour de l’argent monnayé dit argent de Saïci, et des lettres de change tirées sur le gouvernement du Bengale par la factorerie de Canton, et qui se donnent en payement pour le thé acheté en Chine. Ce commerce pris nécessairement une autre tournure, la Compagnie ayant cessé toutes opérations commerciales.

Le commerce du Bengale avec le golfe Arabique et le golfe Persique diminue plutôt qu'il n’augmente. Dans l’année 4821-1822, 11 bâtiments anglais jaugeant 4,446 tonneaux, et 16 bâtiments arabes jaugeant 7,770 tonneaux, ont importé ensemble pour une valeur de 36,25,178 roupies, tandis que 15 bâtiments anglais jaugeant 6,748 tonneaux, et 18 bâtiments arabes jaugeant 7,461 tonneaux, ont exporté ensemble pour une valeur de 47,40,902 roupies. Or, dans l’année 1827-1898, l'importation a été, par 9 bâtiments anglais jaugeant 3,604 tonneaux, et par 13 bâtiments arabes jaugeant 6,256 tonneaux, de 21,23,048 roupies, et l'exportation par 9 bâtiments anglais jaugeant 5,958 tonneaux, et 14 bâtiments arabes jaugeant 6,259 tonneaux, de 22,54,434 roupies.

Les deux tiers environ de tout le commerce du continent de l’Inde avec les coles orientales se fait par le Bengale. Le montant total de ce commerce pendant les trois années de 1829 à 1832 a été :

Marchandises, Numéraire. Total.

Importations. . . . 50,60,400 sicca roupies. 47,06,153 s. r. 97,66,555 s. r. Exportations, . . . 111,39,018 » 1,07,578 » 112,46,595 »

Pendant ces mêmes années, le commerce de ces îles avec les présidences de Madras et de Bombay s’est élevé aux sommes suivantes :

Madras, import. . . . 36,55,293 roup. de Madras. Export. . . 42,03,453r.M. Bombay, id. . . . 17,92,705 roup. de Bombay. id. . . 16,27,146 70m

Le commerce du Bengale avec l'Angleterre comprend une immense variété d'objets. Les principaux articles d'importation sont divers métaux, des vins étrangers et des spiritueux, de la bière, des étoffes de laine et de coton, du coton en fil, des verreries et de la faïence. Ses exportations en retour sont de la soie et des soieries, de lindigo, du sucre, du salpêtre et de la laque. Parmi ces marchandises, l'indigo forme incontestablement l'objet le plus important, près de la moitié de la valeur totale des exportations se faisant en indigo. Il se cultive principalement dans les districts de Mourshehadad, de Nuddia et de Jessore, dans le Bengale, et dans celui de Tishout dans le Babr, où l’on compte de 300 à 400 fabriques en pleine exploitation. Avant le commencement du dix-neuvième siècle, on Lirait fort peu d’indigo de l'Inde. Le coton forme un objet peu important du commerce d'exportation du Bengale, cette province n'en produisant pas beaucoup plus qu’il n’en faut pour l’usage des habitants. Dans le temps où toutes les mousselines fines qui s’employaient en Europe venaient de l'Inde,

Ja quantité de coton que le Bengale produisait ne s'élevait pas à la huitième partie de celui dont il avait besoin pour ses manufactures. Le surplus y était apporté du Dekhan, du Douab et de différentes provinces du pays des Marattes. Il y a eu une année entre autres où la valeur du coton qui passa par fa douane frontière de Mandji, au confluent du Gogis et du Gange, s’éleva à la somme d’un crore de roupies (25,000,000 de francs); mais c'était là une importation extroardinaire, et une grande partie en fut expédiée } Calcutta pour l'Angleterre. Une des révolutions les plus extraordinaires que le commerce ait jamais éprouvées est sans contredit celle qui a été causée par l'introduction des machines à filer le coton dans les fabriques de la Grande-Bretagne. Avant cette époque, presque toutes les étoffes de coton qui se portaient en Europe venaient des Jhdes. Aujourd’hui presque toutes celles que l’on apporte de l'Inde en Angleterre se réexportent ; et l'Angleterre, à son tour, fabrique une quantité considérable de ces éloffes à l'usage des populations indiennes. En 1833, elle y a envoyé 60,000,000 de vards d’étoffes, indépendamment de 5,000,000 de livres pesant de coton filé pour les {isserands du Bengale. Ce commerce n’a pris son essor que depuis l'ouverture des communications avec l'Inde en 1815.

À l'exception des districts de la frontière orientale, tout le Bengale produit de soie, et cette marchandise forme une partie importante de ses exportations. Presque foute la soie et plus de la moitié des soieries qui s’expédient sont pour l'Angleterre.

Quoique la canne à sucre se cultive depuis longtemps et en abondance dans cette province, le sucre n'entre que pour une faible part dans ses exportations; ce qu'il faut attribuer à l'impôt dont il est grevé en faveur du sucre d'Amérique. Cet état de choses changerait infailliblement si la politique du gouvernement anglais l’engageait à égaliser l'impôt.

Le salpêtre est encore un objet important dans le commerce d'exportation du Bengale, et d'autant plus précieux que, son poids étant considérable eu égard à sa valeur vénale, ce qui est le contraire pour les marchandises indiennes, il sert à compléter le chargement des navires qui reviennent en Europe.

Le commerce d'importation du Bengale, qui consistait naguère principalement en objets des manufactures anglaises à l'usage de la Chine, a diminué sensiblement, le commerce pouvant se faire directement par les particuliers avec Canton.

De la France, le Bengale reçoit du vin et de l'eau-de-vie en beaucoup plus grande quantité qu'il n’en tirait autrefois d'Angleterre; les retours se font principalement en salpêtre et en indigo.

Le Portugal tire du Bengale des cotonnades, et lui envoie du numéraire et des vins. Un grand changement s’est toutefois opéré à cet égard depuis quelques années par la Substilution du vin de Xérès à celui de Madère, tandis que d'un autre côté les étoffes de l'Inde ont été remplacées par celles, bien moins chères, de l'Angleterre. Le commerce du Portugal et du Brésil avec la Chine se fait presque en entier par l’entremise de Calcutta; mais ce commerce a considérablement baissé depuis quelques années.

Les États-Unis d'Amérique tirent du Bengale de la soie, des toiles de coton, de l'indigo et une petite quantité d’autres productions indiennes. L'Amérique septentrionale n'ayant que peu de chose à offrir en échange, elle est obligée d'y envoyer lu numéraire. Depuis quelques années pourtant, elle a commencé à importer au Bengale quelques toiles de coton très-grossières, de fabrique américaine, appelées domestiques.

Le Bengale envoie à Java des toiles de coton et de l'opium, et reçoit en retour du cuivre du Japon, de l’étain de Banca, du poivre et des épices de Java. Le commerce

avec Sumâdra a presque cessé depuis la cession de Bencoolen aux Hollandais. Manille tire des toiles de coton, et envoie du cacao et de l'argent des mines de l’Amérique méridionale, ainsi qu'un peu de bois de senteur et d'épices des îles Philippines.

De la côte de Coromandel, on apporte à Calcutta des coquillages dont les Hindous se servent pour les cérémonies de leur culte; ils en font des bracelets, ou les portent à la jambe, au-dessus de la cheville. Leur valeur, qui est considérable, se. paye en riz où en marchandises d'Europe. L'ile de Ceylan fournit au Bengale de l'huile de noix de coco, du cuir, quelques perles, épices et coquillages, pour lesquels on lui renvoie des toiles de coton, du sucre, de la soie et du riz. Du bois de construction (teck), du cuir, des noix de coco et quelques drogueries viennent du Malabar, qui prend en payement des toiles de coton, des métaux et des lainages d'Angleterre, ainsi que des dattes, du raisin, du corail et des perles, des golfes Arabique et Persique. Les pays qui bordent ces golfes fournissent au Bengale du cuivre de Perse, des amandes, des dattes, du café, des gommes, des perles, du cuir, des noix de coco, du poivre, et surtout du numéraire, c’est-à-dire des piastres d'Espagne, des roupies de Perse, des tomans d'or et des sequins de Venise. Les retours consisten en toiles de coton, en soieries, en indigo, en sucre et en blé,

L'ile Maurice prend du Bengale des quantités considérables de riz, et lui envoie en retour du poivre et des épices de la côte de Malabar.

Penang et, depuis quelques années, Sincapour ont été Les principaux entrepôts. du commerce que le Bengale a fait avec le détroit de Malacca, Bornéo, les Célèbes etles Moluques. La partie la plus précieuse du commerce d'importation de ces parages sl celui de la poudre d’or de Bornéo et de Sumädra, et des piastres et argent saïci apportés par des bâtiments chinois. Indépendamment des métaux précieux, le Bengale en reçoit du poivre, des épices, diverses drogueries, de l’étain, de la noix de bétel et de la cire. Les toiles de coton, l’opium et le riz forment les principaux objets d'exportation du Bengale.

De l'empire birman enfin, le Bengale reçoit du bois de construction et des planches, avec de l'or et de l'argent en quantités considérables, et sous la forme de gâteaux longs et plats de différentes grandeurs et finesses, depuis l'or et l'argent pur jusqu’à celui qui porte deux tiers d’alliage. Ce commerce fournit aussi un peu de cire, de bois de sapan, d'ivoire et de drogueries; les retours sont des toiles de coton d'Angleterre, du blé, de l’indigo, du sucre et de l’opium. |

Voici un résumé du budget de la présidence du Bengale pour les années 1832-1833.

RECETTES

REVOAUVErFILOPIAIE 4" 7 PES PM IOEIDAL 0 AMENER NR SERRES 6,54,03,293 roup. Droits du timbre. RATES De pen 1807 0 PAS CAE SNS UUE OUI SEAT USE LR TRE 25,11,948 Révenus de Sayer/et}d’Abkari! he. £h 94, tea ni Ne NOTE 40,03,401 Mononole dise ARMES Lo des NA DR aix Fi Et pd à 1,72,62,960

Frais à dédahet De CR OIL CR 58/75,306 | 118,0 MORODOIBL UE V'ODIUM ENT EME, LAN EN 1,15,11,841

Frais à déduire. , 40 0,10,0, coq ais miles uss1g}tl -16:68:262 Douanes" CONNUS Bret of yo MMA ENTER 70,75,127 Autres recettesl diversestiMimur Qur CDec nu slt RE EN iENNERES 87,17,698

TOTAL DES RECETTES. . . . . 10,68,27,893 roup.

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