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JAPON

Ce vaste empire, formé d’un grand nombre d'îles, est appelé du nom de la plus considérable : Non dont les Européens ont fait Japon et Japan, et qui, chez les indigènes, signifie littéralement commencement du soleil; les Chinois l’appellent Yang- How (magasin du soleil), et Hou-Koué (empire des esclaves). — IL est situé dans le grand Océan boréal, à l'extrémité orientale de l'Asie, et entre 26° 35’ (extrém. mérid. de l’arch. de Monin-Sima), et 49% (milieu de l’île Saghalien) de latitude nord, et entre 426° 30’ (iles Gotoo), et 147° (pointe nord-est de l’ile Itouroup) de longitude est : ces limites comprennent les îles de Niphon, Kiou-Siou, Sikokf ou -Sikoko, lesquelles forment Le noyau de l'empire ; Sado, Aradsi, Oki, Tsou-Sima, Amakousa, Tanega-Sima, Yakouno-Sima, situées autour des trois précédentes; puis Yéso, ou Jesso, ou Matsmaï, les grandes Kouriles (Kounachir, Tchecotan et Itouroup) et la partie méridionale de Saghalien ou Karaflo, qui constituent le nord et le nord-est de l'empire. Le Japon est baigné au nord-ouest par la mer de ce nom, partie du grand Océan; il est séparé de la presqu'île de Corée par le détroit qui porte ce nom, et le détroit de Vries forme, au nord-est, la limite entre les Kouriles japonaises et les Kouriles russes. — À l'exception de Monin-Sima qui, physiquement, ne fait point partie du Japon, les îles qui composent cet empire sont réunies en une longue chaîne qui se dirige du S. O. au N.E., et forme une grande courbure dont la convexité regarde le $S. E.; cette chaîne, terminée d’un côté par la pointe méridionale de Kiou-Siou, de l’autre par l'île Itouroup ou par celle de Saghalien, comprend de l’une à l’autre de ses extrémités une étendue d'environ 330 lieues. La superficie totale de l’empire peut être évaluée à 28,500 lieues carrées dont les cinq douzièmes sont fournis par Niphon.

On a remarqué que le Japon, de même que les îles Britanniques, forme une grande puissance insulaire à l’une des extrémités de l'ancien monde, et qu’il présente, comme elles, des côtes découpées par d'innombrables bras de mer. Nous citerons : sur la côte méridionale de Niphon, les golfes ou baies d’Yédo, de Totomina, d'Ovari et d'Osaka; sur la côte occidentale de Kiou-Siou, le golfe de Simabara et la baie d'Omoura; sur la côte méridionale d’Yéso, la baie du Volcan, et sur la côte occidentale de cette même ile, la baie de Strogonov. On distingue encore : sur le détroit de Matsmaï ou de Sangar, Vers l'extrémité nord-est de Niphon, les caps de Sangar et de Nassabou ; puis, sur la côte méridionale de la même île, ceux d’Ava et de Dean; enfin, celui de Tchitchagov à la pointe méridionale de Kiou-Siou sur le détroit de Diémen, et le cap Soya sur le détroit de la Pérouse, à l'extrémité septentrionale d'Yéso.

Le sol est généralement montagneux; cependant le Japon n’est pas assez connu pour qu'on en puisse décrire l’orographie et l’hydrographie bien exactement. Toutefois en remarquant l'analogie qui existe entre l'aspect et les différentes directions des hauteurs qui couvrent les extrémités de Niphon, on est porté à conclure que ces îles sont les points culminants d’une chaine sous-marine se ratlachant

par les Kouriles à celle du Kamtchatka, et, par Pile Saghalien ou Sakhalian, aux montagnes du nord-est de la Chine. Un grand nombre de montagnes sont couvertes de neiges éternelles ; la plus culminante est celle de Fesi, Fousi ou Fousiyama, qui nele cède en élévation qu’au pic de Ténériffe; la neige, soulevée en tourbillons par les vents, forme au-dessus de sa cime comme un immense chapiteau de nuages; elle est située près de la côle méridionale de Niphon. Dans le nord-est de la même île, on trouve les monts Ovari, Mattoyama et Tassagoura; vers le centre est la ravissante montagne d'Yessan qui est réputée sacrée. La plus grande partie des montagnes sont volcaniques; les unes fument continuellement, d’autres lancent des flammes. Il y a un volcan dans l’ile de Ficogo, deux dans celle de Figo et un dans celle de Tsikuren. La montagne d’Unsen: a son sommet nu et blanc comme un sol brûlé; la terre ÿ est chaude, ardente sur plusieurs points; une forte odeur de soufre qui s’en exhale éloigne les oiseaux de plusieurs milles ; l’eau qui y tombe est bientôt bouillante, et la montagne entière paraît alors être en ébullition. Il sort de ce volcan des sources d’eau chaude et d’eau froide; les premières sont regardées comme des remèdes infaillibles contre les maux vénériens lorsque les bains qu’on y prend sont continués pendant plusieurs jours. L’éruption de quelquesunes de ces sources est si violente, qu’elles entrainent dans leur cours des pierres. énormes. Il est évident que le Japon abonde en matières sulfureuses, et l’on tire d’une petite île dépendante de la province de Salzuma une telle quantité de soufre, que son produit forme une branche importante du revenu de l’empereur. |

D’après ce que nous venons de dire, on conçoit que les tremblements de terre doivent y être communs et terribles; celui de 1703 détruisit en partie Yédo la capitale. Néanmoins la fréquence même de ces secousses fait que les Japonais n’y apportent pas plus d’attention que nous à de simples orages.

Le plus grand lac est celui d'Oitz, qui a cinquante lieues japonaises : de longueur et un Liers de largeur. Les habitants nomment ce lac Biwano-Oumi, et les Chinois Shi-pha-hou (lac de la Guitare); son origine est toute fabuleuse : on prétend qu’il fut formé en une nuit à la suite d’un tremblement de terre qui affaissa le terrain qu'il occupe et éleva à une plus grande hauteur la montagne de Fasï-Yama. La plaine qui environne ce lac est rendue sacrée par les trois mille pagodes qui s’y élèvent. On remarque encore le lac Souva ou Souva-no-Mitsou-Oumi dont les sources d’eau minérales chaudes qui s’y jettent, jaillissent du sol qui l’environne. |

Le cours des rivières n’est pas très-étendu, mais il offre en général une navigation avantageuse; dans l’île de Niphon, le Yadogava , qui a 23 lieues de cours, est traversé par des ponts en cèdre de 500 à 340 pieds de longueur; l’Ojin-Gava et la Furi- Gava sont des rivières larges et rapides. On cite également le Tenrion qui, sortant du lac Souva, se jette dans la mer par trois embouchures après un cours de 40 lieues; le Tone-Gava, qui, d'un côté, se jette dans le golfe de Yédo, et de l’autre dans le grand lac Kasmiga- Oura ; enfin l'Ara-Gava dont un bras se jette dans le Tone-Gava et le second dans le Toda-Gava qui a son embouchure dans le golfe de Yédo.

Quoique les Japonais vantent la douceur et la beauté du climat de leurs iles, il n’est pas moins vrai qu’elles éprouvent en général les extrêmes du chaud et du froid. Les chaleurs seraient insupportables si les brises de mer ne venaient les tempérer; le vent qui, en hiver, souffle du nord et du nord-est semble imprégné de particules de glace. La température est, d’ailleurs, variable durant toute l’année et il tombe des pluies abondantes, notamment dans les satsaki ou mois pluvieux, qui commencent au milieu de l'été. Fahrenheit désigne le chiffre 98 comme le plus haut degré de chaleur

" La lieue du pays équivaut à une heure de marche à cheval.

én août, à Nangasaki, et il a trouvé le froid en janvier à 35 degrés. La neige reste quelques jours sur la terre, même dans les parties méridionales; l'été les orages sont très-fréquents. Malgré cette versatilité dans la température, les maladies sont en petit nombre: on voit de nombreux exemples de longévité, et les femmes sont très-fécondes.

L'industrie a triomphé de l’ingratitude du sol, et cela provient sans doute de ce que les lois ont fait aux Japonais un devoir de l’agriculture. Excepté dans les forêts qui croissent sur le flanc des montagnes, on lrouve peu de plantes à l’état sauvage; elles sont, pour la plupart, dues aux soins des cultivateurs qui, exempts de tous droits féodaux ou redevances ecclésiastiques, obtiennent de beaux succès ’. On récolte en quantité le riz, le froment, l'orge, le sarrasin , une sorte de fève nommée daïdsou, le sorgho, la lentille appelée sodsou, des raves, des patates, des melons, des concombres, des pamplemousses , des oranges , des citrons, des figues, des pêches, des amandes, des pommes, des poires, des cerises et des nèfles; la vigne est peu cul- Livée. On trouve des grenadiers, des sycomores ; une espèce de taxus nommé kaï, dont la noix donne une huile précieuse; le sésame qui croit partout. Le thé brun est peu estimé; le vert y est bon, sans pourtant avoir la qualité du thé chinois. Quelques cantons produisent d'excellents tabacs, dont l'usage, introduit par les jésuites, est acluellement répandu dans tout le Japon. La récolte du coton est abondante et il faut qu’elle le soit, car la consommation en est prodigieuse ; le chanvre croit en quantité dans les provinces septentrionales de Niphon. Le mûrier noir, le blanc et le mürier à papier n’y sont pas rares. On connait deux espèces d'arbres à vernis : l’une croit partout tandis que la plus précieuse, rhus vernix, ne réussit que dans la province d'Yamalto, vers le sud de Niphon. Le laurier-camphrier n’est pas une des moindres productions; les bambous sont communs dans tous les bas-fonds. La culture du gingembre, du poivre noir, du sucre et de l’indigo donne de beaux résultats. Le pavot qui fournit l'opium, le lilas blanc et le jalap voient ici se terminer à l'Orient la sphère de leur existence. La flore du Japon est une des plus riches que l’on connaisse. Les forêts et les haies étalent les roses du Trocbaki; le sotoouki donne une fleur semblable à celle du lis, le momidsi se couvre de magnifiques fleurs rouges. L'iris, le jasmin, le lis, la narcisse et les caryophyllées s'y rencontrent; malheureusement les superbes fleurs dont les forêts se parent sont privées de parfums. Parmi les grands arbres, on remarque les chènes, les pins, les sapins, les lauriers, les palmiers, les cyprès, les cocotiers, les bambous, le bois de fer et le thuya dolobrata. Le nombre des forêls est médiocre, principalement dans les iles de Niphon, Kiou-Siou et Sikokf, qui tirent une grande partie de leurs bois de construction d'Yéso, des Kouriles et de Saghalien. Les plantes médicinales les plus remarquables sont le corchorus japonicus, l'artemisia vulgaris, le bois de couleuvre, la racine de mungo, le muguet du Japon, la racine de squine, la corite du Japon, le camphre et le moxa.

Le règne animal n’est ni riche ni varié; l'industrie a banni les porcs, les moutons et les boucs qui sont regardés comme nuisibles à l’agriculture; les premiers nese rencontrent que dans l'ile de Kiou-Siou où les Chinois les ont introduits; les autres n’existent guère que chez les Néerlandais établis à la factorerie près de Nangasaki. Le nombre de chevaux répandus dans tout l'empire paraît, dit Thumberg, égaler à peine celui d’une province suédoise; ils sont petits, mais agiles et dociles; les plus estimés viennent du nord-est de Niphon et de l'ouest de Kiou-Siou. L'éléphant, lâne et le mulet ne se trouvent pas au Japon. Le caprice d’un souverain a érigé en loi d'État son

: I] n’y a point de communaux; si quelque portion de terrain est laissée inçulte par un cultivateur, le voisin, plus laborieux, peut s’en emparer.

goût pour les chiens; ils sont nourris aux dépens des villes, chéris et respectés des habitants. Le chat est l'animal favori des dames. Au nombre des animaux sauvages 6n cite l'ours *, le sanglier, une espèce de chèvre, la panthère, le léopard, une variété. de chien qui, peut-être, est le chacal, le loup, le cerf, le singe qui ne se voit que dans les parties méridionales, et le renard qui ést universellement détesté; la superstition des naturels attribue un pouvoir mystérieux aux renards qu'ils considèrent comme de mauvais esprits revêtus d’un corps d'animal. Les basses-cours sont peu* plées de poules et de canards; les personnes riches ont des cygnes, des paons et des dindons. Le gibier n'est pas très-abondant; on cite des oies sauvages, des faisans, des perdrix, plusieurs espèces de tourterelles, des cigognes, des grues, des faucons et des vautours. Les tortues sont assez communes. On remarque parmi les serpents l'ouvabami dont la grosseur est parfois colossale. Les mers qui entourent le Japon sont poissonneuses, riches en coraux et en madrépores; on y rencontre une sorte de narval nommé satsifoka. Les coquillages sont innombrables; on distingue entre autres une espèce d’huitres à perles, qui se trouve surtout dans le sud-ouest de Niphon et dans la baie d’Omoura..

Les minéraux précieux ne sont pas rares au Japon. L’or est commun, notamment dans l’île de Sado qui renferme les mines les plus riches et les plus pures; on place au second rang les mines de Suremga. Les Portugais d’abord, et ensuite les Hollandais ont jadis exporté des cargaisons considérables de ce métal, mais aujourd’hui l’exportation en est défendue; on l’emploie dans les broderies et pour battre monnaie: Aucune mine ne peut être ouverte sans la permission de l’empereur qui perçoit les deux tiers du produit, l’autre tiers appartient au propriétaire. L'argent se trouve dans la province de Bingo, où Bungo (sud-ouest de Niphon), et dans quelques petites iles; les Japonais le considèrent comme plus rare que l'or, quoique chez eux, comme partout, ce dernier métal ait plus de prix. Le cuivre, mêlé de beaucoup d'or, forme la principale richesse de plusieurs provinces, et les Chinois en exportent une grande quantité. Le plus beau se tire de Sarouga, d’Astinge, de Kino, de Kuni; celui de cë dernier endroit passe pour le plus malléable. L’étain n’est pas commun; mais celui qu’on exploite dans la province de Bingo est très-pur. Le plomb est assez abondant. Le fer est le métal le plus rare; on en trouve néanmoins dans les provinces de Mima= Saka, Bitsiou et Bizen. Les Japonais s’en occupent peu; ils ne l’emploient que pour fabriquer des armes, des couteaux, des ciseaux, quelques outils, tandis que dans divers usages il est remplacé par le cuivre. La houille se rencontre dans le nord sur un grand nombre de points. Le soufre abonde partout, mais plus particulièrement dans l'ouest de Kiou-Siou. La pierre ponce témoigne de l’ancienne activité des volcans. Les montagnes de Tsigar, au nord d’Yédo, fournissent des agathes rouges, veinées de blanc, dont on fait des boutons, des labatières, etc. Un naphte rougeâtre sert à alimenter les lampes. Thumberg cite les deux espèces de terre (kaolin et petunsée) avec lesquelles on fait la belle porcelaine du Japon ; une asbeste blanche très-flexible, de superbestiatite, du marbre blanc et beaucoup de pétrifications. Un savant allemand établi à Batavia, M. le baron de Wurmb, avait reçu du Japon le titane oxydé capillaire, l’hydrophane, et ces masses tombées de l'atmosphère et qu'on désignait naguère sous le nom de pierres de tonnerre (en japonais haminari-sakki). On a également rapporté du Japon le mercure sulfuré, cristallisé en prismes et en petites masses lamelleuses. On donna à Thumberg de l’ambre en présent; il y en avait de couleur rembrunie, de jaunâtre et

1 L’ours qu’on rencontre dans le nord est noir, avec deux taches blanches en forme de croissant sur les épaules; sa chair, que l’on mange, est comparée à celle du mouton, mais'elle est plus coriace,

de panaché, et on lui dit qu’il avait été trouvé dans Le pays. D'après Kæmpfer, le zinc est importé de Toung-King.

Le Japon, ainsi que nous l’avons dit, se compose d’une réunion d'îles dont les prin= cipales sont Niphon ou Nipon, Kiou-Siou où Ximo, et Sikokf ou Sikoko, qui forment, avec la foule d’iles plus petites qui les entourent, l'empire proprement dit. Nous décrirons à part l’île de Maismai ou Yéso, parce que, bien que dépendante du royaume, les coutumes, les mœurs et les habitants eux-mêmes diffèrent essentiellement des Japonais et de leurs usages.

Nipnon, la principale des îles japonaises, est située entre 33° 50’ et 41° 50’ latifude nord, et entre 128° 30’ et 140° longitude est; sa longueur est de 300 lieues, sa largeur de 80 , et sa superficie est évaluée à 14,000 lieues carrées en comprenant les petites îles qui en dépendent, telles que Sado, Oki, Iki, Tsou-Sima et Avadsi. Elle ést hérissée de montagnes, et l’on ÿ compte une dizaine de cratères encore en ignition. Les côtes escarpées , rocailleuses , sont battues par une mer orageuse. Niphon est la plus riche en métaux précieux. Elle est partagée en cinq grandes régions subdivisées en provinces : Octchio, Quanto, Yetseghen, Yetsen et Yamaisoït.

Kiou-Srou, la seconde île, est entre 30° 56’ et 34° latitude nord, et entre 127° et 129° 40’ longitude est. Sa longueur est de 80 lieues du nord au sud, et sa largeur de 20 à 30 de l’est à l’ouest. Située au sud de Niphon, elle n’en est séparée que par un détroit d’une demi-lieue de largeur; au nord-est un autre canal, large de trois lieues, la sépare de Sikoko. Les caps ont reçu le nom de quelques hommes célèbres Qui ont visité l'ile dans ces derniers temps. Ainsi le cap Tchitchakov occupe son extré- Mité méridionale; et sur la côte orientale on distingue ceux de Nagalf, de Danville et de Cochrane. Son intérieur renferme de hautes montagnes dont quelques-unes sont des volcans; le plus remarquable a reçu de Krusenstern le nom de pic Horner. Celle ile, l’une des plus riches par son agriculture, est belle des dons de la nature, mais elle reste exposée à de violents tremblements de terre et’ à des éruptions volcaniques terribles. Le 4er janvier 1826, on ressentit une horrible secousse qui jeta la désolation dans toute la partie méridionale; pendant celte affreuse convulsion, le mont Illigi- Gama ou Illigi-Yama lança jusque dans la mer d'énormes blocs de rochers, et vomit ensuite un torrent qui entraina et dévasta tout sur son passage. Kiou-Siou est partagée en neuf provinces : Boungo, Bouzen, Figo, Fiyouga, Fizen, Ofosounie, Satsouma, Tsikousen et Tsi-Kungo.

SiKoko, la troisième des îles du Japon, est située à l’est de la précédente et au sud de Niphon. Sa longueur du nord-est au sud-ouest est d'environ 45 lieues, et sa largeur la plus grande, de l’est à l’ouest, est de 40 lieues. Les Européens connaissent peu cette île; on sait seulement qu’elle est très-montagneuse el qu'elle est divisée en quatre provinces : Ava, Iyo, Samoki et Tosa.

Le Japon proprement dit se divise en 68 provinces ou principautés dont nous donnons, d'après M. Klaproth , la nomenclature dans le tableau suivant :

SAA ASIE. — JAPON.

SUPERFICIE EN LIEUES : POPULATION ABSOLUE : POPULATION PAR LIEUE CARRÉE :

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