‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 104 sur 395 · HYPNUM SAXATILE · texte numérisé non relu

HYPNUM SAXATILE

fères à l’intérieur ; lanières internes entières ou à peine ouvertes sur la carène ; 2—3 cils filiformes, longs, noduleux. Fleurs mâles sur une plante distincte; fol. ovales-acuminées, nerviées; anthéridies accompagnées de paraphyses plus longues. — Aoûtseptembre.

Espèce calcicole Indiquée sur le grès bigarré et le grès vosgien à Deux-Ponts (Bruch), entre Bitche et Pirmasens (F. Schultz); mais, sans doute, ces terrains sont compénétrés de carbonate de chaux; Buxweiler (Buchinger); environs de Sarrebrück, fertile à Mondorf (Winter). Dans les Hautes-Vosges, nous ne la connaissons que près de Saint-Dié sur la dolomie. Répandue sur les collines calcaires de la Lorraine; se retrouve aussi dans tout le Jura, depuis les collines inférieures jusqu'aux sommets élevés. Lesquereux la donne comme var. g. du H. stellatum. Nous l’avons constatée sur les massifs du Mont-d’Or et du Suchet. Sur le calcaire jurassique de la Lorraine, près de Neufchâteau, rochers secs de l'Enfer, elle présente la var. b. fenellum Schimp. caractérisée par ses touffes très denses, d’un vert jaunâtre; ses tiges beaucoup plus grêles et plus courtes, ses rameaux flexueux ; ses feuilles plus petites, plus étroites, plus ou moins homotropes. — Tarn : Vallon de Vère (Martr.-D. Jeanb.); Savoie : Mont Joigny (Paris)

93. Hypnum saxatile Schimp. Syn. p. 595; Hypnum hygrophilum Jur. in Milde, Bryol. siles. p. 840.

« Gazons déprimés, d’un vert päle et d’un vert jaunâtre. Tige irrégulièrement rameuse et ramuleuse ; ramuscules courts, dressés et étalés. Feuilles rapprochées, élalées-squarreuses, ovalescordiformes, longuement et étroitementacuminées, subconcaves, creusées-concaves aux angles, très entières, grèles, munies d’une nervure mince, s’arrêtant au milieu ou un peu au-dessous. Cellules basilaires anguleuses , carrées, plus lâches, jaunâtres, les autres allongées-rhomboïdales, étroites. Fleurs mäles solitaires à la base de chaque involucre femelle, petites, gemmiformes, arquées et semblables aux fleurs femelles: fol. très molles, énerves, longuement et finement acuminées ; 3—4 anthéridies subsessiles; paraphyses courtes, peu nombreuses. Rameau fertile, très court, radicant. Feuilles périchétiales , insérées pour la plupart sur une vaginule oblongue-cylindrique, presque engainantes; les inférieures ovales-lancéolées, recourbées à partir du milieu ; les moyennes et les intimes dressées, très longuement et finement acuminées ; toutes pâles, molles, énerves et très entières. Pédicelle roux. Capsule aurquée, penchée, oblongue cylindrique, très arquée à l’état sec, d’un brun ferrugineux pâle à la base, plus foncé au sommet. Opercule orangé. Anneau assez large, composé de deux séries de cellules, tombant avec l'opercule. Dents du péristome confluentes à la base, orangées ; lanières internes entières, jaunâtres ; cils 3—4, allongés et appendiculés. Spores très petites. — Mai. > Schimp, Syn0Ops,

299 1% GENRE : HYPNUM.

«< Sur des rochers arénacés ombragés, au château de Wasenbourg, près de Niederbronn, Bas-Rhin, en société des Hypnum serpens et crassinervium (Schimper). »

Hypnum serpens Linn. Spec. pl.; Sch. FI. G. et G. exsice. n° 1179; Stirp.n° 332 ; Amblystegium serpens Bryol. eur. t. 564.

Tige couchée, radicante, grêle, flexueuse, émettant des rameaux nombreux, souvent fasciculés, grêles, dressés, flexueux ou inclinés ou déprimés, simples ou peu divisés. Plante formant des tapis plus ou moins serrés, parfois étendus, d’un vert foncé ou olivätre à l’ombre, jaunissant au soleil. Feuilles caulinaires assez grandes, ovales ou ovales-lancéolées, rétrécies, assez longuement acuminées, légèrement concaves, dresséesétalées en tous sens, munies d’une nervure qui s’avance jusqu’au

milieu ou un peu au delà, ou presque jusqu’à la base de l’acumen, entières ou légèrement sinuolées au milieu ou à la base; long. 1 174—1 172 millim., larg. 172 millim. Les feuilles des rameaux plus étroites, oblongues-lancéolées , acuminées; à la base, vers les bords, quelques cellules carrées, ne formant pas d'oreillettes; les autres hexagones subrhombées, 3—4 fois aussi 1. q. L., remplies de chlorophylie. Rameau fertile radicant; fol. dressées, oblongues, longuement acuminées, légèrement denticulées, munies d’une nervure qui s’avance très avant, légèrement plissées; archégones peu nombreux, 3—5; quelques paraphyses grèles. Vaginule oblongue, médiocre, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, long (10—15 millim.), tordu vers la droite, dressé ou flexueux. Capsule assez grande, oblongue- subcylindrique, légèrement bombée, oblique ou subhorizontale, à la fin très arquée, et étranglée sous l’orifice. Opercule convexe-conique, médiocre, subobtus. Un anneau formé de plusieurs séries de petites cellules. Dents du péristome brunes ou jaunâtres, fortement lamellifères; lanières internes ‘entières sur la carène, étroites; 1—3 cils grêles, noduleux. Fleurs mâles, sur la même plante, nombreuses; échelonnées sur les rameaux; fol. ovales, concaves, acuminées, les intimes tout à fait énerves ; anthéridies courtes, peu nombreuses, 3—6 ; paraphyses rares ou nulles. — Eté.

CG. sur les pierres humides et ombragées, près des fontaines, à la

base des murs ombragés, sur les troncs d’arbres, les bois pourrissants, sur tous les terrains, dans la plaine et les montagnes.

Cette plante présente des variations nombreuses, mais sans grande importance; une des plus saillantes se trouve dans la

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