HYPNUM ATROVIRENS
horizontale, oblongue , bombée, un peu arquée, à parois épaisses, d'un brun foncé, à peine resserrée sous l’orifice; long. 1 192—1 374 millim., diam. 172—374 millim. Opercule convexe-conique, brièvement apiculé. Un anneau très mince. Péristome convexe : dents jaunes-orangées, lancéolées, linéaires, molles, largement marginées, peu lamellifères; membrane interne peu élevée; lanières lancéolées-linéaires, à peine ouvertes sur la carène; 1—2 cils assez larges à la base, de moitié plus courts. Spores petites, d’un vert pâle. Fleurs mâles sur une plante distincte; fol. ovales, brièvement acuminées, imbriquées , énerves ; anthéridies oblongues, épaisses; des paraphyses grêles. — Mai-juin.
Assez répandu dans la région montagneuse supérieure et la région alpestre, au-dessus de 1100 m. dans les Vosges, et de 1200 à 1300 m. dans le Jura, sur les blocs, les quartiers de rochers un peu ombragés et les troncs d’arbres (érables et petits hêtres rabougris) : Hohneck, les Ballons, Rotabac (Mougeot), Chasseron, Roche-Bulon, etc. Re po Dôle, Mont-d'Or, Suchet (B.). — Alpes de la Savoie Puget, Paris), du Dauphiné (Ravaud) ; Pyrénées; Cévennes : Aude (Roumeg.).
Observation. La plante du Jura, qui croît ordinairement sur des troncs d’arbres, nous a paru, en général, plus grêle; les rameaux sont plus atténués, les feuilles plus petites, et, d'autre part, la capsule est plus courte, plus bombée que dans la plante des Hautes-Vosges, qui croit fréquemment sur des rochers siliceux frais.
114. Hypnum catenulatum Brid. Bryol. univ. t. 11, p. 450; Stirp. n° 1220; Pseudoleskea catenulata Bryol. eur. t. 478.
Tige allongée (4—6 centim.), couchée, fixée par de nombreuses radicules , divisée successivement en plusieurs branches peu divergentes, émettant des rameaux nombreux, dressés ou procombants, généralement simples, obtus, courts, très grêles. Plante formant des tapis étendus, déprimés, très fournis, d’un vert foncé terne , passant fréquemment au brun ferrugineux. Feuilles étroitement imbriquées , ce qui rend les rameaux julacés à l’état sec, un peu plus lâches à l’état humide, rapprochées, petites, ovales-lancéolées, concaves, brièvement décurrentes, subobtuses, entières, munies d’une nervure qui disparait vers les 374, au delà du milieu dans tous les cas, un peu relevées aux bords vers la base, ce qui forme deux plis peu profonds; long. 23 millim., larg. 173 millim. Les feuilles caulinaires sont plus largement ovales. Tissu : cellules petites, arrondies, légèrement oblongues au milieu de la feuille près de la nervure, 1 192—2 fois aussi l, q. 1., opaques, remplies de chlorophylle, à parois
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épaisses, un peu saillantes, ce qui les fait paraître papilleuses ; celles des angles à la base sont peu distinctes. Fleurs femelles très nombreuses sur la tige et les rameaux ; fol. 10—12, ovaleslancéolées, acuminées, brièvement nerviées, sans plis, dressées, imbriquées ; 10—15 archégones; paraphyses courtes, atténuées. Fleurs mâles sur une plante distincte, bien que Bridel déclare cette espèce monoïque, très nombreuses sur les tiges qui les portent et qu’elles rendent comme noduleuses, petites, blanchätres ; 6—8 fol.; les externes petites, nerviées ; les intimes largement ovales, subaiguës, imbriquées, énerves, ou munies d’une nervure très courte ; 8—10 anthéridies brièvement oblongues ; paraphyses légèrement renflées, un peu plus longues. e Pédicelle tordu à droite. Capsule étroite, oblongue, très oblique, arquée. Oper- -cule conique, surmonté d’un assez long bec. Un anneau. Membrane interne du péristome peu élevée; lanières entières (légèrement ouvertes d'après C. Müller) ; 1—2 cils grèles, plus courts que les lanières. » D’après les dessins du Bryol. europæa.—Très rarement fertile.
< Sur les pierres dans les forêts du Haut-Jura, sans fructification (Lesquereux). >» Nous l’avons constaté, surtout sur les pierres des murs au bord des forêts et des propriétés, dans les lieux ombragés, sous Les arbres feuillus; presque partout à une altitude de 1200 à 14400 m. : Colombier, Dôle, Mont-d’Or, Suchet; dans les Hautes-Vosges, au-dessus de Metzeral, au pied du Hohneck (Schimp.). — Espèce répandue dans toutes les Alpes calcaires; Alpes du Dauphiné et de la Savoie (Ravaud, Puget) ; Pyrénées (Spr. Jeanb ).
B. Deux nervures minces et eourtes n'atteignant qu’à peine le milieu des feuilles. (Espèces 115—116.)
115. Hypnum dimorphum Brid. Mantiss. p. 165; Stirp. n° 627; Heterocladium dimorphum Bryol. eur. p. 479.
Tige couchée, flexueuse, plus ou moins radicante (radicules allongées, brunes), se divisant irrégulièrement en plusieurs branches également couchées, radiculeuses, souvent stoloniformes, très grêles, émettant des rameaux dressés, isolés ou fasciculés, cylindriques, julacés, obtus. Plante grêle d’un vert jaunôtre; long. 4—5 centim. Feuilles de deux sortes. Celles des jets stoloniformes espacées, largement ovales, auriculées, décurrentes, concaves à la base, brusquement contractées et finement acuminées (acumen arqué, renversé ou simplement étalé, flexueux), très finement denticulées, munies d’une nervure à peine perceptible bientôt divisée en deux faisceaux très minces, ou même deux nervures distinctes dès la base; long. 3/4—1 m.,