‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 118 sur 395 · MYURELLA JULACEA · texte numérisé non relu

MYURELLA JULACEA

des dents; lanières entières; 2 cils un peu plus courts. — Tiges et rameaux dressés, ascendants, délicats, fragiles à l’état sec, julacés. Feuilles très exactement imbriquées, largement ovales ou suborbiculaires, délicates, d’un vert glauque, papilleuses sur le dos.

N. B. Les espèces de ce genre habitent les fissures des rochers dans les montagnes.

117. Myurella julacea Br. et Sch. Bryol. eur. t. 560; Hypnum julaceum Vill.; Hypnum moniliforme Wahlenb. F1. lapp.

Tige dressée, dichotome; long. 15—30 millim.; branches dressées ou arquées en dehors, rapprochées ou espacées, obtuses, cylindriques ; souvent les jets en contact avec le sol deviennent effilés et émettent des paquets de radicules brunes qui envahissent aussi la base des touffes; celles-ci d’un vert glaucescent à la surface, décolorées à l’intérieur. Feuilles très petites, rapprochées, très concaves, exactement imbriquées, ovales-orbiculaires, obtuses ou surmontées d’un petit apicule flexueux, court, inégalement denticulées sur le contour, surtout vers la base, munies d’une nervure mince et courte, plus rarement de deux nervures; long. et larg. 172 millim.; cellules molles, souvent presque hyalines, petites, carrées aux angles externes de la base, subrectangulaires, un peu allongées près de la nervure, rhomboïdales plus haut; 3—4 fois aussi L. q. l. « Rameau fertile radicant; fol. concaves, imbriquées, ovales et lancéolées-allongées, acuminées, denticulées vers le sommet, énerves. Coïiffe petite, très fugace. Pédicelle rouge, lisse. Capsule presque dressée ou légèrement inclinée, ovale, munie d’un col peu développé, très peu resserrée sous l’orifice, qui est à la fin très dilaté. Opercule peu élevé, conique, mutique. Un anneau composé de deux séries de cellules. Péristome assez grand; dents très hygrométriques ; lanières internes entières; 1—2 cils filiformes, inégaux, plus courts. » Bryol. europæa. — Plante dioique.

RR. Haut-Jura, au sommet du Chasseron, stérile (Lesquereux), sommet du Suchet, versant nord, dans les fissures des rochers, au milieu d’autres mousses, en particulier du Bartramia gracilis et du Didymodon capilluceus (B.). — Alpes de la Savoie : Mont Cenis (Bescher. R. et D.), du Dauphiné: Mont-Seuse (Villars), Gorges d’Engins, Villard-de-Lans (Ravaud), Aude: Pic-Mosset (Roumeguère), Mont-Dore (Lamy).

Myurella apiculata Sc. Bryol. eur.—Touffes moins denses. Feuilles étalées, plus lâches, surmontées d’un apicule recourbé, Capsule moins régulière. — Hautes-Alpes de la Suisse et du Tyrol,

318 8° GENRE : LESKEA.

8° Genre. Leskea Hedw., Brid. (eviter emend.)

Capsule symétrique, dressée, ovale-oblongue ou subeylindrique. Coiffe petite. Péristome moins solide, plus fugace que dans le g. Hypnum : dents lancéolées ou lancéolées-acuminées ; membrane interne toujours distincle, mais n’atteignant pas la mi-hauteur des dents; lanières étroites, souvent imparfaites; cils nuls ou peu développés. Tiges ordinairement déprimées ou procombantes ; le système végétatif varie, d’ailleurs, dans ce genre, d’une manière analogue à ce qui se voit dans le genre Hypnum.

(Genres: Leskea, Anomodon, Lescurea, Pylæsia, Homalothecium, Orthothecium, Isothecium, etc., de M. Schimper.)

Sect. I. Feuilles papilleuses; cellules moyennes carrées, arrondies ou hexagones-arrondies. (E. 118—1922.)

1'e Série. Tige primaire stoloniforme, grêle, émettant des branches dressées ou procombantes ; fleurs dioïques. (E. 118—-119.)

118. Leskea attenuata fedw. Stirp. 1, p. 33 ; Stirp. n° 513; Anomodon attenuatus Bryol. eur. t. 475 ; Hypnum attenuatum Schreb., C. Müll.

Tige filiforme, couchée, radicante, émettant des branches redressées, d’abord simples, assez robustes, puis procombantes et pennées, ou divisées en plusieurs rameaux ramifiés de la même manière; rameaux procombants, ordinairement atténués, gréles vers l’extrémité; de la base des branches principales naissent des stolons flexueux, radicants; long. variable (2—6 centim.) ; touffes étendues, très enlacées, bombées, déprimées, d’un beauvert foncé, passant parfois au jaunâtre à la surface, décolorées à l’intérieur, Jaunissant dans l’herbier. Feuilles moyennes des rameaux vigoureux imbriquées , légèrement homotropes à l’état sec, très étalées , plus ou moins homotropes à l’état humide, largement ovales, un peu décurrentes, souvent infléchies à un bord, concaves à la base, puis rétrécies, lancéolées, ligulées, brièvement apiculées, entières ou garnies de 2—4 dents au sommet; bords plans et entiers du reste; une nervure assez forte s’arrète audessous du sommet ; long. 1 172—9 172 millim., larg. 394—1 172 millim.; cellules basilaires, près de la nervure, allongées, 6—10

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