‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 15 sur 395 · I. DE LA REPRODUCTION NORMALE OÙ PAR LES SPORES · texte numérisé non relu

I. DE LA REPRODUCTION NORMALE OÙ PAR LES SPORES

4° Des Fleurs.

Les fleurs, dans les mousses, sont, comme dans les phanérogames, dioïques, monoïques et synoïques (hermaphrodites); mais le nombre des espèces synoïques est de beaucoup le plus petit; la très grande majorité des espèces sont dioïques.

Fleurs femelles. — Dans le cas de fleurs dioïques ou monoïques, les fleurs femelles apparaissent d’abord sous la

forme d’un petit bourgeon ovale acuminé dont les folioles sont exactement imbriquées, dans toute leur longueur, ou seulement à la base, et recourbées par le sommet, par exemple, Hypnum Halleri, longirostre, ete. Ces fleurs naissent latéralement sur la tige ou les rameaux, dans un grand nombre d'espèces, appelées pour cette raison pleurocarpes ; au contraire, elles terminent l’axe sur les autres espèces, nommées acrocarpes. Dans ces fleurs, on distingue, 1° les Folioles de l’involucre: 2° les archégones, 3° les paraphyses.

L’involucre des fleurs femelles, dans les mousses, ne nous semble répondre qu'aux bractées des phanérogames, c’est pourquoi nous maintenons aux folioles qui le composent le nom de folioles de l’involucre. Ces folioles ne diffèrent souvent que très peu des feuilles caulinaires; dans bien des cas la transition est graduée, presque insensible; elles sont toujours libres, indépendantes les unes des autres, jamais adhérentes entre elles, comme le sont les pièces du calice et de la corolle, dans beaucoup de phanérogames. Mais la grande raison qui nous

détermine à réserver le nom d’involucre à l’ensemble de ces feuilles, c’est l’analogie qu'elles présentent avec les feuilles auxquelles on est convenu de donner ce nom, dans l'étude des hépatiques. Les hépatiques feuillues ont, presque toutes, leurs organes floraux renfermés dans une enveloppe d’une seule pièce, une sorte de corolle gamopétale, ovale, oblongue, subcylindrique, lisse ou plissée; c’est le périanthe. Or, les mousses n’ont aucun organe qui réponde au périanthe des hépatiques, tandis que les feuilles de leur involucre correspondent exactement aux feuilles qui, dans les hépatiques, forment une transition entre les feuilles normales de la tige et le périanthe. M. Schimper donne le nom de perigynium à cet involuere des fleurs femelles, celui de perichætium au mème involucre, pendant la maturation du fruit, celui de perigamium à l’involucre commun des fleurs synoïques, enfin celui de perigonium à l'involucre des fleurs mâles. Ces expressions multiples pour désigner un même organe et abstraction faite de toute analogie, de tous les termes recus dans l’étude des familles voisines, non-

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