BRYUM ZIERu
nières médiocrement ouvertes sur la carene ; 1—2 cils noduleux, développés ou imparfaits. Dans le cas de fleurs dioïques, les fleurs mâles, sur une plante distincte, sont capituliformes ; les fol. concaves , dilatées à la base, sont rétrécies, lancéolées-acuminées et étalées ; anthéridies médiocres; paraphyses aussi longues, molles. — Juillet.
Fentes des rochers frais et ombragés. Commun dans la région alpestre des Hautes-Vosges, plus rare dans la région montagneuse; rochers élevés des hauteurs de Planois (Pierrat et B.); se retrouve dans les Vosges inférieures ; Phalsbourg (Godron), sur le grès bigarré près de Hengstbach et de Deux-Ponts (Schultz), sur Le grès vosgien, entre Saint-Germain et Rechtenbach (Gümbel), sur le grès rouge à Oberstein (Bruch). — C. sur les hauts sommets du Jura, d’où il descend dans les vallées humides (Lesquereux), la Dôle, le Suchet (B.), — Répandu dans presque toutes les montagnes de France.
C. Cils nuls ou rudimentaires, ou péristome externe adhérent à l’interne. (E. 192—199.)
+. Fleurs dioiques. (E. 192.)
192. Bryum Zierii Dicks. Crypt. fase. I, t. 4; Bryol. eur. t. 341 ; Stirp. n° 1122; Zieria julacea Schimp. Coroll., Syn. p. 384.
Tige courte, dressée, innovant au-dessous des fleurs, plus rarement à la base ; long. 8—15 millim.; touffes peu étendues, d’un vert pâle, argenté, passant à l’intérieur au brun vineux. Feuilles imbriquées très concaves, de manière à donner aux rameaux un aspect cylindrique, largement ovales, puis rétrécies et finement acuminées, planes et entières aux bords, non marginées, munies d’une nervure qui s’avance jusqu’au sommet de Pacumen ; long. 1 174 millim., larg. 374 millim.; cellules inférieures subrectangulaires; les autres hexagones, hyalines, molles. Fol. de l’involucre lancéolées, longuement rétréciesacuminées, dressées, concaves, révolutées aux bords, formant une touffe très distincte; 10—15 archégones ; quelques para-
hyses molles. Vaginule conoïde, chargée des débris de la fleur. Pédicelle court (8—10 millim.), rougeûtre ou pâle, courbé en S, d’abord très oblique, puis recourbé. Capsule penchée ou subhorizontale, souvent redressée-oblique, médiocre, brièvement oblongue, terminée par un très long col atténué, distinet (2 fois aussi long que le sporange) ; long. 4 millim., diam. 374 millim. Opercule petit, convexe-apiculé ou conique. Un large anneau.
490 17° GENRE : BRYUM.
Dents du péristome molles, acuminées. Membrane interne atteignant la mi-hauteur des dents; lanières étroites, acuminées, entières ou à peine ouvertes sur la carène; cils rudimentaires. Fleurs mâles sur une plante distincte.
RR. Au sommet du Chasseron, dans le Haut-Jura (Lesquereux) — Espèce répandue dans la région alpine des montagnes de l’Europe centrale. Pyrénées, Port de Vénasque (Jeanbernat); Mont-Joigny dans la Savoie (Paris).
Bryum demissum Hook.; Zieria demissa Schimp. Syn.
Espèce très semblable à la précédente, dont elle diffère par la teinte brune de ses touffes, par ses feuilles moins exactement 1mbriquées, oblongues-lancéolées, acuminées. La capsule est très penchée, claviforme, renflée ; l’opercule petit, plus oblique; le péristome moins parfait.
Plus rare; sur quelques points seulement des Hautes-Pyrénées et des Alpes de la Suisse.
Bryum fallax Wilde, Bryol. siles. p. 209. — Plante assez semblable pour le port au B. pallens ; touffes lâches, d’un vert passant au brun; feuilles rapprochées et plus grandes vers le sommet des innovations, 0bovées-spatulées, brièvement acuminées, marginées, révolutées aux bords. Pédicelle courbé en arc au sommet Capsule pendante, piriforme, munie d’un col allongé, atténué, à la fin plissée, brune. Opercule apiculé. Un large anneau. Membrane interne du péristome atteignant la mi-hauteur des dents; lanières ouvertes sur la carène; cils rudimentaires. — Lieux hu-
mides sablonneux, en Silésie (Milde), en Westphalie (II, Müller).
++. Fleurs monoïques. (E. 193—195.)
Bryum uliginosum Br. Sch. Bryol eur.t 539; Stirp. n° 1410. — Egalement voisin du B pallens. Touffes enlacées, courtes, vert:s à la surface. Feuilles moyennes dressées-étalées, carénées-concaves, oblonguesluncéolées, acuminées par l’excurrence de la nervure, largement marginées, révolutées jusque vers le milieu. Pédicelle ordinairement allongé (30—50 millim ). Capsule obliquement penchée, plus rarement pendante, à la fin horizontale ou redressée, obovée-oblongue, bombée en dessus, resserrée à l'orifice, terminée par un long col défluent, jaunâtre. Opercule petit. Un anneau. Lanières du péristome plus ou moins ouvertes; 2—3 cils rudimentaires. Fleurs mâles sur un rameau spécial. — Prairies humides, près de Carlsruhe et dans plusieurs localités d'Allemagne ; n’existe pas aux environs de Strasbourg, ni près de Deux-Ponts, où il avait été d’abord indiqué.