BRYUM INCLINATUM
faitement müres. — Alpes du Dauphiné : Belledone, la Moucherolle (Ravaud) ; Pyrénées : Val d’Esquierry, Port de Vénasque (Jeanbernat) ; Auvergne : Mont-Dore (Lamy). Dans les Alpes, cette espèce présente de très nombreuses variétés, caractérisées surtout par la longueur relative de la capsule et du pédicelle.
Bryum acuminatum Br. Sch. Bryol. eur. t. 342; Webera acuminata Schimp. Syn.
Espèce également très semblable, pour le port, au B. elongalum, mais parfaitement distincte par ses fleurs mâles isolées, gemmiformes au-dessous des fleurs femelles ; fol. florales ovales, acuminées, concaves ; anthéridies grandes, accompagnées de paraphyses. Capsule horizontale , allongée, étroite, munie d’un très long col atténué. Lanières du péristome internes allongées, entières sur la carène; cils nuls.
Pentes raides, aux bords des sentiers. Alpes du Dauphiné (Ravaud)?; Pyrénées (Schimper), Val d’Esquierry, Port de Vénasque (Jeanbernat).
+++, Fleurs synoïques. (E. 196—199.)
196. Bryum inclinatum Br. Sch. Bryol. eur.t. 334; Billot, exsice. n° 3977; Pohlia inclinata Sw.; Stirp. n° 899.
Tige rouge, dressée, garnie jusque très haut d’un feutre radiculaire, plusieurs fois dichotome, innovant au-dessous des fleurs; long. 10—15 millim.; gazons peu étendus, d’un vert soyeux jaunâtre. Feuilles moyennes dressées-étalées, concaves à l’état humide, un peu crépues à l’état sec, ovales-oblongues, acuminées par l’excurrence de la nervure , longuement révolutées, presque entières (quelques dents superficielles au sommet), marginées (plusieurs séries de cellules linéaires); long. 2—3 millim., larg. 1 millim. Cellules de la base rectangulaires, les autres hexagones, allongées. Fol. florales externes ovales, élargies à la base, les intimes plus lancéolées, longuement acuminées, plissées ; 6—10 anthéridies; archégones souvent plus nombreux (15—20); paraphyses nombreuses. Vaginule cylindrique ou oblongue-renflée, chargée des débris de la fleur. Péaicelle rouge à la base, pâle vers le sommet; long. 10—15 millim. Capsule médiocre, pendante, brièvement obovée-oblongue, resserrée vers l’orifice, munie d’un col peu distinct, d’un roux brun; long. 2 172 millim., diam. 1 millim. Opercule petit, convexe, brièvement apiculé. Un anneau formé de deux séries de cellules inégales. Péristome d’un jaune pâle; membrane in-
494 17° GENRE : BRYUM.
terne assez élevée, adhérant plus ou moins aux dents externes ; lanières très ouvertes sur la carène ; 2—4 cils imparfaits ou nuls. — Juin-août.
Sur la terre qui recouvre les rochers, ou dans léurs fissures, sur la terre nue, un peu tourbeuse; dans les lieux secs, découverts. GC. dans les Hautes-Vosges et surtout dans le Haut-Jura , sur les pelouses des sommités rocheuses de la région alpestre. Moins répandu dans les régions basses : Deux- Ponts (Bruch), Bitche (Schultz), Sarrebrück (Winter).
Bryum longisetum Schwægr. Suppl. L, sect. II, p. 105, t. LXXIV. — Tige courte ; touffes étendues. Feuilles révolutées aux bords, plus longuement acuminées Pédicelle érès long. Capsule pendante, allongée, piriforme , resserrée à l’orifice. Péristome interne presque libre; lanières étroites , percées de petites ouvertures; cils érès courts. — Prairies marécageuses du Nord de l’Allemagne,
197. Bryum pendulum Schimp. Syn.; (Ptychostomum pendulum Hornsch. Regensb. bot. Zeit. 1822); Bryum cernum Br. et Sch. Bryol. t. 331.
Tige courte (5—10 millim.) émettant de nombreuses innovavations au-dessous des fleurs et de la base ; touffes denses, radiculeuses, d’un vert jaunâtre. Feuilles rapprochées en touffe au sommet des innovations, fortement concaves, carénées, làchement imbriquées, dressées à l’état humide, plus serrées à l’état sec, ovales ou oblongues-lancéolées, rétrécies et longuement acuminées par l’excurrence de la nervure, superficiellement denticulées vers le sommet et sur l’acumen, fortement révolutées aux bords jusque près du sommet, ce qui masque en partie une marge formée de 3—5 séries de cellules linéaires, allongées ; long. 2 172 millim., larg. 2 millim. ; cellules grandes, molles ; les basilaires sabrectangulaires-oblongues, assez courtes, les autres hexagones-aiguës, et enfin rhombées, 2 fois aussi 1. q. 1. Fleurs synoïques ; fol. intimes plus petites que les autres, du reste semblables; 5—10 anthéridies oblongues; 8—10 archégones ; paraphyses grêles, un peu plus longues. Vaginule courte, renflée, chargée des débris de la fleur. Pédicelle flexueux, souvent géniculé, ascendant, d’un rouge brun; long. 15—°20 millim. Capsule ordinairement pendante ou obliquement penchée, d’un brun foncé, surtout au col, oblongue-piriforme, un peu resserrée vers l’orifice et au-dessous ; long. 1 273— 2 172 millim., diam { millim. Opercule petit, convexe, déprimé, surmonté d’un apicule médiocre. Un large anneau. Péristome interne plus ou moins complétement adhérent à l’externe ; cils plus ou moins développés; lanières ouvertes sur la carène , adhérant aux dents. — La plante est plus souvent polygame que