PALUDELLA SQUARROSA
d’un beau vert brillant à la surface. Feuilles ovales-lancéolées, dentées au sommet, nerviées. Pédicelle dressé, flexueux. Capsule dressée ou oblique, obovée, lisse, munie d’un col tres distinct, aussi long que le sporange. Opercule convexe, subobtus. Un anneau élevé.
Rochers humides ; Pyrénées, vallée de Lio (Thomas, d’après C. Müller), Port de Vénasque ? (Feanbernat) ; ; Auvergne, au Mont-Dore, au pied d’un rocher de trachyte , à l’entrée du Val-d’Enfer (Lamy).
18° Genre : Paludella Ehrh.
Capsule lisse, oblongue, légèrement bombée, munie d’un col atténué, très distinct, presque dressée. Péristome comme dans le g. Bryum ; toutefois membrane interne atteignant à peine la mi-hauteur des dents; pas de cils. Fleurs mâles discoïdes ; paraphyses claviformes. Tige simple, ascendante, innovant au-dessous des fleurs. Feuilles longuement décurrentes , carénées et recourbées, d’un tissu épais, papilleuses vers l’extrémité. 7
200. Paludella squarrosa Brid. Mantiss. p. 115; Bryol. eur. t. 312; Stirp. n° 1119; Bryum squarrosum Linn. Spec. pl.
Tige longuement décombante ou dressée, simple ou peu divisée, allongée (5—10 centim.), garnie d’un feutre radiculaire jusque vers le sommet; touffes lâches, d’un beau vert jaunâtre, tendre à la surface, brunissant à l'intérieur. Feuilles rapprochées, de forme très caractéristique, longuement et brièvement ovales, aiguës ou brièvement acnminées, munies d’une nervure qui atteint le sommet, planes et finement denticulées aux bords, fortement carénées, d’abord dressées, puis régulièrement arquées-renversées , le limbe étant, de son côté, réfléchi latéralement de manière à former une forte conveæité oblongue en dessus de chaque côté de la nervure. Cette disposition des feuilles donne à la tige un aspect frisé-crépu tout particulier. Cellules du tiers inférieur lisses, hyalines, rectangulaires, étroites, 6—8 fois aussi 1. q. L.; les supérieures carrées-arrondies, ou subhexagones, à parois molles , mais épaisses, opaques, saillantes, de manière à former en dessus une large papille obtuse. Feuilles supérieures , ou fol. florales externes, successivement plus grandes, plus allongées , plus longuement acuminées , dressées ; 8—4 intimes lancéolées , longuement acuminées, largement révolutées, finement denticulées , d’un tissu particulier : 10—15
498 19€ GENRE : AULACOMNIUM.
archégones; paraphyses grèles, inégales, les unes allongées. Vaginule oblongue , allongée. Pédicelle flexueux, rougeätre ; long. 4—10 centim. Capsule d’un brun pâle, oblique, presque dressée, oblongue, bombée, arquée, légèrement rétrécie à l’orifice, insensiblement atténuée à la base ; long. 2 172 millim., diam. 1 millim, « Opercule assez petit, convexe, mamelonné. Un anneau formé de deux séries de cellules. Dents larges, lancéolées-acuminées, fortetnent lamellifères; membrane interne atteignant le tiers des dents; lanières linéaires-acuminées, aussi longues que les dents, entières ou à peine ouvertes sur la carène. » D’après le Bryologia europæa. Fleurs mâles sur une plante distincte, grosses ; 6—8 fol. tres largement et brièvement ovales, concaves, puis renversées, carénées, brièvement acuminées, denticulées vers le sommet, d’un tissu délicat; 6—10 anthéridies ; paraphyses très abondantes, fortement renflées vers l'extrémité.
RR. Tourbières des Ponts, dans le Haut-Jura, mais stérile (Chaïllet et Lesquereux) — Espèce fertile et plus répandue dans tout le Nord de l'Europe.
19° Genre : Aulacomnium Schwægr.
Capsule oblique ou subhorizontale, symétrique ou un peu bombée, munie d’un col court, striée-cannelée à la maturité. Péristome très développé, comme dans les Hniums ou les Bryums parfaits. Tige innovant au- dessous des fleurs, dichotome, garnie d’un feutre radiculaire abondant ; feuilles oblongues ou lancéolées; cellules petites, anguleuses ou subarrondies , à parois épaisses.
201. Aulacomnium palustre Schwægr. Suppl. II, sect. 1, p. 54, t. CCXVI ; Bryol. eur. t. 405; Billot, exsicc. n° 197; Bryum palustre Swartz; Stirp. n° 135; Mnium palustre Linn. Spec. pl.
Tige dressée, robuste; long. 10—12 centim.; touffes profondes, enlacées, d’un vert jaunûtre clair au sommet, brun à l’intérieur ; assez fréquemment cette plante vit isolée au milieu d'autres mousses. Feuilles rapprochées, uniformes, dressées, légèrement étalées à l’état humide, contournées, incurvées à l’état sec, longuement et étroitement lancéolées, carénées, concaves, subaiguës au sommet, munies d’une forte nervure qui s'arrête un peu au-dessous de l'extrémité, lâchement révolutées souvent jusqu’au delà du milieu, sivuolées, denticulées au sommet; long.