MEESEA TRISTICHA
ou fasciculée ; des rameaux grêles naissent parfois très rapprochés ; long. 6—10 centim.; touffes très lâäches, d’un beau vert foncé à la surface , décolorées à l’intérieur, garnies d’un feutre radiculaire brun-violacé, court. Feuilles espacées, disposées sur 3 rangs, largement ovales, dressées-appliquées, longuement décurrentes à la base, puis carénées (pliées en deux) et arquées en dehors, lancéolées, aiguës, ou brièvement acuminées, inégalement et fortement dentées en scie; la nervure se prolonge jusqu’au sommet; long. 8 172 millim., larg. 1 172 millim. ; cellules basilaires grandes, molles, rectangulaires, 4—6 fois aussi 1. q. 1., hyalines; les supérieures carrées, vertes et opaques. Fol. de l’involucre nombreuses (10—15), ovales-oblongues , dressées à la base, puis brusquement rétrécies, longuement linéaires-subulées, ondulées; denticulées aux bords, étalées, flexueuses ; les intimes plus petites, courtes, acuminées; 10— 15 archégones allongés; paraphyses filiformes, aussi longues. Pédicelle pourpre, très long (8—10 centim. Capsule couleur de brique, obovée-oblongue, bombée, oblique, rétrécie à l’orifice, faisant un angle avec le col qui est long, presque droit, insensiblement atténué ; long. 5—6 mill., diam. 1 174 mill. Opercule petit, convexe, obtusément mamelonné. Dents du péristome ovales-oblongues, obtuses ; lanières internes lancéolées-linéaires, dressées , 2—3 fois plus longues que les dents, orangées , ayant une fissure dorsale plus ou moins prolongée, et garnies latéralement de lambeaux de tissu cellulaire. Spores grandes, anguleuses , brunes. Fleurs mâles sur une plante distincte, capituliformes - subdiscoides ; 6—8 fol. suborbiculaires, imbriquées, brusquement terminées par un acumen étalé, denticulé; anthéridies grosses, très nombreuses (60 et au delà); paraphyses molles, épaissies, claviformes, très abondantes — Juin-juillet.
Répandu dans les tourbières du Haut-Jura; marais des Pontins (Mougeot), la Vracone, Bémont, près de la Brévine (Lesquereux), Pontarlier et la Dôle (Société bot. 1869), lac des Rouges-Truites (B.); Basses-Vosges , entre Wissembourg et Landau (F. Schaltz), entre Rumbach et Fischbach (Winter).
Meesea Albertinn Br. Sch. — Monvique. Feuilles révolutées aux bords, entières, disposées sur cing rangs; dents du péristome ouvertes sur la ligne dorsale, {rès courtes. Plante moins développée que la préaédente. — Prairies tourbeuses près de Carlsruhe (A. Braun), et dans plusieurs autres localités de l'Allemagne.
Genre Amblyodon Pal. Beauv.
Capsule longuement pédicellée, munie d’un long col atténué, oblique. Opercule petit, conique, obtus; dents du péristome
454 21° GENRE : TIMMIA.
molles, n’atteignant que la mi-hauteur des lanières internes. Tige courte, dressée , dichotome : feuilles rapprochées en touffe au sommet des innovations, formées d’un tissu très lâche, à grandes mailles hexagones.
Amblyodon dealbatus Pal. Beauv.; Bryol. eur. t. 307.
Fleurs polygames. Feuilles oblongues-lingulées, dentées au sommet, dressées-étalées, munies d’une nervure qui n’atteint pas le sommet.
Marais tourbeux; Dauphiné : Valjouffrey, la Moucherolle (Ravaud); Savoie : Lanslebourg (Bescherelle, R. D.); Carlsruhe (A. Braun).
3° Tribu : Timmiées.
(Fam. Timmieæ Schimp. Syn.)
Péristome double ; 16 dents lancéolées-acuminées , allongées, finement ponctuées et plissées vers le sommet, infléchies brusquement jusqu'à angle droit, un peu au-dessous du milieu, sous l’action de la sécheresse; membrane basilaire élevée, divisée uniformément en longs cils filiformes, flexueux, granuleux, appendiculés, d’abord cohérents entre eux au sommet par groupes de 3—5, à la fin libres. Capsule oblongue, allongée, régulière ou très légèremént bombée, subhorizontale, à la fin largement plissée ou presque lisse ; col assez distinct, court. Opercule convexe, subobtus. Fleurs monoïques ; les fleurs mâles gemmiformes ; paraphyses filiformes. Les feuilles sont d’un tissu ferme et épais, fortement dentées aux bords, munies d’une nervure épaisse, dépourvue de lamelles. L’analogie que ces plantes offrent avec les Polytrichées est plutôt apparente que réelle.
21° Genre : Timmia Hedw.
Caractères de la tribu.
206. Timmia megapolitana Æedw. Musc. frond. I, p. 84; Bryol. eur. t. 407; Stirp. n° 1095.
Tige ascendante, arquée, simple ou dichotome, innovant audessous des fleurs ; touffes denses, raides, d’un beau vert foncé