BARTRAMIA POMIFORMIS
quelques cellules carrées, plus grandes, à contours peu nets, d’un brun foncé. Fleurs synoïques; fol. peu nombreuses, très allongées, linéaires-lancéolées, acuminées, denticulées au sommet, très étalées, flexueuses ; 3—4 anthéridies oblongues ; 8— 10 archégones plus longs ; paraphyses nombreuses, légèrement renflées. Vaginule courte, oblongue. Pédicelle un peu flexueux ; long. 10 millim. Capsule globuleuse ; diam. 1 174—1 1792 mill. Péristome orangé-rouge ; 1 seul cil rudimentaire. — Juin-juillet.
CC. dans tout le Haut-Jura , au-dessus de 500—600 m. , jusqu'aux plus hsuts sommets , dans les anfractuosités ombragées et fraîches des rochers, où cette espèce forme d’amples coussinets bombés , mesurant jusqu’à 2—3 décimètres de diamètre, RR. dans les Hautes-Vosges : rochers de grès vosgien à Wasserbourg (Blind), sur le granite à l'envers de Thiéfosse (Pierrat); sur le mélaphyre à Cusel, dans les Basses-Vosges. — Espèce calcicole répandue dans toutes les montagnes calcaires de France.
213. Bartramia pomiformis Hedw. Spec. Musc. p. 164; Bryol. eur. t. 319; Stirp. n° 137; Schuliz, FI. Gall. et Germ. exsice. n° 976 ; Bryum pomiforme Linn. Spec. pl.
Tige dressée, moins allongée (15—25 millim.) ; touffes compactes, arrondies, bombées, d’un beau vert tendre à la surface, jaunätres ou brunes, garnies d’un feutre radiculaire, court à l’intérieur. Feuilles très rapprochées, étalées-dressées, flexueuses à l’état humide, contournées, crépues à l’état sec, oblongues-lancéolées, hyalines à la base, puis rétrécies, linéaires-canaliculées, un peu relevées aux bords vers le milieu, finement acuminées, forlement dentées, spinuleuses dans la moitié supérieure, munies d’une nervure qui se prolonge jusqu’au sommet ; long. 4—6 millim., larg. 172 millim. ; cellules basilaires linéaires, tronquées , lisses, hyalines, 6—10 fois aussi 1. q. 1. ; les autres carrées, opaques, surmontées chacune d’une papille arrondie. Fleurs très-rapprochées ; les anthéridies séparées des archégones seulement par une ou deux fol.; ces fol. florales plus petites que les feuilles caulinaires, lisses, d’un tissu plus délicat, presque entières ; 6—10 archégones ; paraphyses filiformes. Vaginule ovale-oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé; long. 6—8 millim. Capsule globuleuse, exserte. Opercule petit, convexe-conique, déprimé. Lanières du péristome interne plus courtes que les dents, petites; cils presque nuls. — Avril-mai.
b. crispa (B. crispa Sw. Brid.); Stirp. n° 1026, — Feuilles plus larges à la base (larg. 3/4 millim.), plus brusquement contractées au-dessus, plus étroitement linéaires-subulées, plus espacées et plus étalées à l’état humide, très-fortement contournées-crépues à l’état sec.
449 99€ GENRE : BARTRAMIA.
C. dans les Hautes et Basses-Vosges, sur tous les terrains siliceux, granites et grès, à toutes les altitudes, plus abondant dans les Hautes- Vosges ; elle se rencontre dans les fissures, les anfractuosités embragées et un peu fraîches des rochers, parfois aussi sur le sable, au bord des chemins creux dans les forêts; la var. b. dans les Hautes-Vosges, aux lieux plus humides ; RR. dans le Jura : Conrandlin (Lesquereux). Espèce silicicole.
214. Bartramia ithyphylla Brid. Mantiss. p. 116; Bryol. eur. t. 317; Stirp. n° 622; Schultz, FI. Gall. et G. exsice. n° 975; Billot, exsicc. n° 3289.
Espèce très voisine du B: pomiformis. Tige dressée ; long. 1—3 centim. ; touffes bombées, moins étendues, d’un beau vert clair à la surface, décolorées et envahies par un feutre radiculaire à l’intérieur. Feuilles moins rapprochées, dressées-imbriquées par une base oblongue, hyaline, assez large, entière, puis brusquement rétrécies, et longuement linéaires-subulées, denticulées sur les bords, presque entièrement occupées par la nervure dilatée, étalées-dressées, un peu flexueuses et légèrement contournées à l’état sec ; long. 5 mill., larg. de la base 374 mill.; cellules basilaires molles, rectangulaires, 6—8 fois aussi 1. q. 1. Fleurs synoïques ; fol. d’un tissu plus mou, du reste semblables aux caulinaires ; 6—10 anthéridies allongées ; 10—20 archégones; paraphyses très nombreuses, filiformes. Vaginule subcylindrique. Pédicelle d’un rouge orangé, assez épais, dressé ; long. 10—15 millim. Capsule subglobuleuse , à la fin oblongue, arquée ; long. 2—2 172 millim., diam. { 172 millim. Opercule petit, convexe, peu élevé. Dents du péristome orangées-brunes ; lanières presque aussi élevées, cils presque nuls. Spores brunes, finement papilleuses. — Juillet.
Fissures des rochers granitiques , dans les Hautes-Vosges; Hohneck (Mougeot), Rotabac, etc.; rochers du Pechet, à Basse-sur-le-Rupt (Pierrat et B.); disséminé dans les Basses-Vosges, sur le grès vosgien; Sarrebourg (Godron), entre Saverne et Lützelbourg (B.), Dahn (Bruch), Pirmasens et Bitche (F. Schultz), environs de Sarrebrück (Winter), sur le grès bigarré à Deux-Ponts (Bruch), Wissembourg (P.Müller); R. dans le Jura ; au-dessus de Boudry, la Vracone (Lesquereux). — Répandu dans les Alpes, les Pyrénées, les Cévennes; commun dans les montagnes de l'Auvergne ; indiqué dans l'Oise. — Gette espèce se distingue au premier abord du B. pomiformis par la blancheur des bases élargies des feuilles qui tranche sur Je vert tendre de leur sommet.
Bartramia stricta Brid. Mantiss. ; Bryol. eur. t. 316.
Péristome simple. Pédicelle tétragone vers le sommet (vu en coupe transversale). Capsule globuleuse, dressée. Feuilles rai-
BARTRAMIA STRICTA. 443
des, dressées-étalées, lancéolées - acuminées, insensiblement atténuées. Tige courte. Fleurs synoïques.
Sur la terre et les rochers , surtout du midi de la France; Var (De Mercey), Dauphiné (Ravaud); Gard : Nimes (Sauze) ; Maine-et-Loire : coteau de Barré (H, de la Perraudière); environs de Paris : Bagneux
(Cosson).
Bartramia subulata Br. Sch. Bryol eur. t. 315. — Péristome nul. Capsule dressée. Fleurs synoïques. Feuilles raides, obovées , dilatées à la base , puis brusquement contractées , linéaires-subulées ; touffes denses, courtes. — Hauts sommets des Alpes de Salzbourg (Schimper).
Genre Conostomum Sw.
Péristome simple : dents étroites, allongées, contournées, cohérentes au sommet, formant un cône. Capsule munie d’un petit col distinct et d’un opercule longirostre. Fleurs dioïques ; fleurs mâles subdiscoïdes. Feuilles disposées sur 5 rangs. Les autres caractères comme dans le g. Bartramia.
Conostomum boreale Sw.; Bartramia conostoma Bryol. eur. t. 322.
Chaillot-le-Vieux , dans les Hautes-Alpes du Dauphiné (Villars).
Breutelia arcuata Schimp Syn. Bartramia arcuata Brid.; Bryvl. eur, t. 321. — Capsule comme dans le genre Bartramia, mais portée sur un pédicelle médiocre , recourbé, et peniante Fleurs diviques; les fleurs mâles discoïdes. Tiges robustes, garnies de rameaux fasciculés, courts, au-dessous des fleurs ; feuilles divariquées, ovales-lancéolées, acuminées, fortement plissées. — Corse (Fabre); sur quelques points des Alpes de la Suisse, et en Westphalie (Hœlling).
Oreas martiana Brid ; Bryol. eur. t. 314. — Fleurs monoïques ; les fleurs mâles gemmiformes. Pédicelle wrqué. Capsule pendante, subglobuleuse, munie d’un col distinct, court, et d'un opercule longirostre. Péristome simple : dents striées en long. Feuilles dressées-étalées , oblongues , puis lancéolées-subulées, entières. Tige dichotome. — Hautes- Alpes de Salzbourg et du Tyrol (Hornschuch, Schimper).
5° Tribu : Zygodontées.
(Fam. Zygodonteæ Schimp. Syn.)
Péristome double, simple ou nul; 32 dents plus ou moins cohérentes 2 à 2 ou 4 à 4, planes, sans lamelles, réfléchies
444 98° GENRE : ZYGODON.
à l’état sec, formées de cellules rectangulaires: péristome interne formé, quand il existe, de 8 ou de 16 cils filiformes ; pas de membrane basilaire. Capsule exserte ou émergeant à peine, dressée, symétrique, striée à l’état sec, munie d’un petit col distinct ; opercule surmonté d'un bec oblique. Fleurs mâles gemmiformes. Tige dichotome; feuilles étroites, très étalées à Pétat humide, souvent crépues à l’état sec, d’un tissu dense, papilleuses. Plantes croissant sur les troncs d’arbres et les rochers.
28 Genre : Zygodon Hook. et Tayl.
La structure de la capsule et du péristome rapproche les espèces de ce genre des Orthotrichum; mais la forme de la coiffe ouverte latéralement, lisse et glabre, les maintient dans cette série.
1®" sous-genre : Euzygodon. (G. Zygodon Schimp. Syn.) — Capsule exserte, resserrée à l’orifice; péristome double, simple ou nul. Plantes croissant sur des troncs d’arbres. (Espèces 215—216.)
215. Zygodon Forsteri Wüils. Bryol. brit. p. 194; Bryum Forsteri Dicks. Crypt. Fasc. 3, p. 4.; Zygodon conoideus Bryol. eur. t. 207 ; Stirp. n° 721.
Tige courte (5 mill.), dichotome; branches fastigiées ; coussinets convexes, peu développés, d’un vert foncé à la surface, enlacés de radicules pâles, à la base. Feuilles rapprochées, dressées-étalées à l’état humide, crispées à l’état sec, lancéoléesoblongues ou légèrement spatulées, brièvement acuminées , planes et entières aux bords; une forte nervure s’avance très près du sommet ; long. 2 172 millim., larg. 394 millim.; cellules hexagones-tronquées ou subrectangulaires, 2—4 fois aussi. q.1L., hyalines dans le tiers inférieur ; les autres carrées ou subarrondies, vertes, opaques, molles. Fleurs femelles : 374 fol. dressées, oblongues-subspatulées, concaves, à demi tordues, d’un tissu lâche ; 4—15 archégones ; paraphyses molles, médiocres, terminées par un article allongé.. Pédicelle mou, dressé, un peu tordu vers la droite, d’un roux pâle ; long. 4—5 millim. Capsule dressée, obovée, terminée par un col atténué, sillonnée (8 sillons larges), légèrement resserrée à l’orifice, à parois épaisses, brune. Opercule petit, conique, surmonté d’un bec médiocre. Péristome : dents cohérentes 4 à 4 (ou 8 dents), libres seulement tout au sommet ; cils internes bien distincts, formés d’une seule