ZYGODON LAPPONICUS
nerviées ; anthéridies peu nombreuses ; pas de paraphyses. — Mai-juin.
C. dans toutes les Hautes-Vosges granitiques, au-dessus de 700—800 m., sur les parois verticales, ombragées et un peu fraîches des rochers, surtout dans le voisinage des ruisseaux et des cascades; très rarement fertile : Retournemer (Mougeot , B.), Rotabac (Pierrat , B.); se retrouve cà et la
-dans les montagnes inférieures, sur le grès bigarré, à Fontenoy-le-Château
(B.), Deux-Ponts (Schultz) ; sur le grès vosgien à Sarrebrück (Winter), Kirkel et Bitche (Schultz), Angomont dans la Meurthe (B.) — Fructifie abondamment près de la grande cascade au Mont-Dore , en Auvergne; existe aussi dans les Pyrénées , etc.
218. Zygodon lapponicus Br. Sch. Bryol. eur. t. 206; Amphoridium lapponicum Sch. Syn.; Gymnostomum lapponicum Hedw. Musc. frond. II, p. 13; Stirp. n° 309.
Espèce voisine de la précédente. Coussinets plus petits, n’atteignant que 1—2 centim. de profondeur , d’un roux foncé à l'intérieur, d’un vert olivâtre opaque à la surface. Feuilles plus crépues à l’état sec, entières, carénées , inégalement révolutées du milieu vers la base, d’un tissu plus mou; la nervure s'arrête au-dessous du sommet ; long. 2 millim., larg. 174 millim. ; cellules basilaires hyalines , rectangulaires, 2—4 fois aussi L. q. 1. ; les supérieures arrondies, vertes, surmontées de papilles plus saillantes et plus nombreuses. Fol. involucrales dressées, engainantes, acuminées ; 2—3 archégones ; paraphyses rares. Vaginule oblongue. Pédicelle pâle, très court (1 millim.). Capsule émergeant à peine, obovée, munie d’un col bien distinct, très dilatée à l’orifice par la sécheresse ; long. 1—1 174 millim: Opercule petit, convexe, surmonté d’un bec plus court que dans l'espèce voisine. Coiffe également plus petite. Fleurs mâles sur la même plante, au-dessous des fleurs femelles ; 3—4 fol. ovalesacuminées, brièvement nerviées ; 4—6 anthéridies petites, oblongues ; paraphyses peu nombreuses. Plante fertile. — Mai-juin.
RR. Parois verticales des rochers siliceux de la région alpestre des Hautes-Vosges; dans les lieux ombragés, mais secs; Hohneck, Rotabac (Mougeot). — Dauphiné : Taillefer (Ravaud).
2° Série. Péristome simple ou nul, jamais double,
6° Tribu : Polytriehées.
(Fam. Polytricheæ Schimp.)
Péristome : 32—64 dents ligulées, courtes, incurvées, main-
448 94€ GENRE : POLYTRICAUM.
tenant les bords d’une membrane supportée par la columelle, et fermant l’orifice de la capsule ; celle-ci prismatique ou cylindrique, dressée ou oblique, symétrique, plus rarement courbée, longuement pédicellée. Coiffe denticulée, papilleuse au sommet ou recouverte de longs poils retombants, feutrés, jaunètres. Plantes solides, innovant à la base ; feu:lles raides, dentées aux bords, garnies en dessus de lamelles verticales. Fleurs mâles discoides ; paraphyses renflées, formées de plusieurs séries de cellules.
- 24° Genre : Polytrichum Linn.
Capsule prismatique, munie d’un col déprimé subdiscoïde. Coiffe garnie de longs poils retombants, feutrés , très ramifés. Plantes ordinairement très robustes; feuilles très raides. Fleurs dioïques. Plante mâle innovant par prolification du centre des fleurs. Celles-ci terminales, discoïdes-cyathiformes ; 10—15 fol. brunes, épaissies, dilatées, vbovées, dressées, concaves à la base, puis très étalées; les intimes successivement plus petites et plus brièvement apiculées; anthéridies grandes, allongées , oblongues, très nombreuses (80--200); paraphyses aussi tres abondantes, la plupart renflées au sommet et formées, à ce point, de plusieurs séries de cellules courtes; ces organes entremêlés de folioles spatulées, mucronées.
À. Feuilles dentées sur le contour de la moitié supérieure. (E. 219—9221.)
219. Polytrichum commune Linn. Spec. pl. ; Bryol. eur. t. 495; Stirp. n° 415.
Tige très allongée (20—40 centim.), dressée ou ascendante, non feutrée; touffes lâches, souvent très étendues, ou entremêlées d’autres mousses, en particulier de Srhagnums, d’un beau vert foncé à la surface. Feuilles oblongues, hyalines, imbriquées à la base, puis très étalées ou même recourbées à l’état humide, redressées, tordues à l’état sec, rapidement contractées au-dessus de la base en un long acumen linéaire-subulé, canaliculé, terminé par une pointe raide et brune, plan aux bords et garni, sur tout le contour, de dents plus grandes vers le sommet ; lamelles de la face supérieure très nombreuses (50—70), échancrées au bord; nervure épaisse et dilatée, dentée sur le dos vers l'extrémité; long. totale 8—12 millim., long. de la base hyaline 8 millim., larg. 1 172 millim. ; cellules de la base li-