POLYTRICHUM PILIFERUM
plus étroites et plus allongées ; plus haut, les cellules deviennent carrées et enfin transversalement dilatées, irrégulièrement anguleuses. Fol. de l’involucre allongées, imbriquées, terminées par un long poil blanc denticulé; 4—6 archégones; paraphyses filiformes, peu nombreuses. Pédicelle rougeâtre, ferme, dressé; long. 20—35 millim. Capsule d’abord dressée, puis oblique ou subhorizontale à la fin, d’un brun-rougeâtre, brièvement oblongue, un peu renflée au milieu, irrégulièrement anguleuse (3—5 angles inégaux); long. 3 millim., diam. 2 millim.; un col déprimé, bien distinct. Opercule saillant sur le contour, convexe, déprimé, surmonté d’un bec assez fin, droit ou légèrement arqué. Coiffe étroite, d’un jaune vif, passant au roux, descendant jusqu’au-dessous de la capsule. Dents du péristome, 64, lancéolées, obtuses, pâles, naissant d’une membrane basilaire assez élevée. Spores vertes, assez grandes, lisses. — Juin-juillet.
C. Lieux secs, sablonneux, bruyères, aux bords et à l’intérieur des bois peu épais, Le Long des sentiers, sur les rochers couverts de terre; plus particulièrement sur les terrains siliceux.
Polytrichum sexangulare Hopp. Bot. Tasch.; Bryol. eur. t. 419.
Espèce tres bien caractérisée par ses feuilles infléchies aux bords, très entières, mutiques; ses tiges dépourvues de feutre radiculaire ; sa capsule ovale, à six angles, un peu resserrée vers l’orifice, munie d’une apophyse peu distincte; par l’opercule convexe, terminé par un bec long et fin, et la coiffe descendant peu au-dessous.
Régions subalpine et alpine ; Pyrénées : Val d’Esquierry, Port de Vénasque (Jeanbernat) ; Alpes.
25° genre :-Pogonatum Brid.
Fleurs dioïques. Fleurs mâles comme dans le genre précédent, Capsule ovale ou subcylindrique, à section transversale cireulaire, dépourvue d’angles et de col à la base. Péristome organisé comme dans le genre Polytrichum; ordinairement 42 dents, plus rarement de 32 à 64. Opercule convexe, surmonté d’un bec distinct et fin. Coiffe garnie, au sommet, de poils feutrés, retombants. Membrane interne du sporange plissée-ailée ou presque en contact avec la columelle. Vagioule conique, allongée, brune. Tige innovant de la base ou latéralement sur la partie feuillée.
454 952 GENRE : POGONATUM.
A. Tige robuste, ramifiée par des innovations latérales. (E. 225— 226.)
225. Pogonatum alpinum Rœhl. Ann. d. Wett.; Bryol. eur. t. 418; Polytrichum alpinum Linn. Spec.; Stirp. n° 219.
Tige trigone, allongée (6—15 centim.), grêle, longuement nue, décombante à la base; branches à la fin nombreuses (4—10), fastigiées, dressées; touffes tres lâches, d’un vert sombre à la surface, brunes à l’intérieur. Feuilles successivement plus grandes ; les moyennes et les supérieures dilatées, imbriquées à la base, brusquement contractées en un acumen linéaire-aigu, à marges involutées, denticulé aux bords et sur le dos, garni de 30—40 lamelles; long. 9—10 mill., larg. de l’acumen 172 millim.; cellules basilaires médianes rectangulaires, 3—4 fois aussi 1. q. L.; les marginales linéaires, aiguës, 8—10 fois aussi L. q. l ; à l’état sec, les feuilles sont dresséestordues ; à l’état humide, elles s’étalent et deviennent homotropes sur les tiges inclinées. Fol. de l’involucre allongées, plus brièvement acuminées ; 3—6 archégones ; paraphyses filiformes nombreuses. Pédicelle épais , rougeâtre à la base , pâle au sommet, dressé ou ascendant ; long. 25—40 millim. Capsule dressée, oblique, à la fin subhorizontale, oblongue, brièvement ovale ou subglobuleuse, verte, à la fin noirätre, molle, ridée, arrondie à la base, légèrement resserrée à l’orifice, laissant voir encore quelques traces d’un col peu sensible ; long. 2 192—4 millim., diam. 2—92 192 millim. Opercule déprimé, surmonté d’un bec droit ou oblique, assez long. Coiffe descendant jusqu’à la base de la capsule. Péristome : membrane basilaire orangée, élevée; dents, 64, mais souvent en partie oblitérées; ou cohérentes entre elles par groupes de 2—3. Membrane interne du sporange plissée. Fleurs mâles cyathiformes. — Juillet-août.
Au milieu des herbes et d’autres mousses , dans les lieux abruptes des grands escarpements alpestres du Hohneck (Mougeot), Ballon de Saint- Maurice (Pierrat), Ballon de Soultz, Rotabac; se retrouve à une altitude de 500 m. sur d’anciens éboulis, dans la forêt, près du chemin de Clefcy au Valtin (B.).— Existe, à partir de la région alpestre, dans toutes les hautes montagnes de France, sur les terrains siliceux : Alpes, Pyrénées, Cévennes, Mont- Dore.
296. Pogonatum urnigerum Rœhl. Ann.; Bryol. eur. t.417; Schuliz, FI. Gall. et Germ. exsicc. n° 1370 ; Billot, exsicc. cont. 3983; Polytrichum urnigerum Linn.; Stirp. n° 98.
Tige dressée ou ascendante (long. 2—5 centim.), garnie de
226. POGONATUM URNIGERUM. 455 fol. squamiformes à la base , simple ou divisée en 2—3 branches dressées, fertiles ; les innovations naissent latéralement au-dessous de la capsule ou sur le rhizome ; gazons très lâches, parfois d’un vert pâle glaucescent à la surface , d’un brun ferrugineux à la base. Feuilles moyennes et supérieures rapprochées, serrées près de la tige à l’état sec, très étalées ou même recourbées à l’état humide, dilatées, hyalines à la base . brusquement rétrécies et étroitement lancéolées-linéaires, aiguës, garnies sur le contour et sur le dos, au sommet, de dents saillantes ; long. 7 millim., larg. 172 millim., cellules de la partie hyaline grandes, subrectangulaires, 2—3 fois aussi L. q. L. Fol. externes de linvolucre plus dilatées à la base ; les deux intimes, au contraire, moins larges, mais plus allongées , oblongues et plus brièvement acuminées. Pédicelle dressé, peu flexueux, rouge à la base et au sommet, päle, jaunâtre au milieu, tordu en haut vers la gauche; long. 20—40 millim. Capsule cylindrique ou ovaleoblongue, étroite , lisse, dressée ou fréquemment un peu oblique, presque arrondie, d’un rouge foncé à la base; d’un jaune d’or, brunissant à la fin, pour le reste; long. 3 millim., diam. 192 millim. Opercule d'un rouge orangé, convexe-déprimé, surmonté d’un bec variable , droit ou oblique. Coiffe pâle, descendant jusqu’à la base de la capsule. Péristome : 32 dents linéairesligulées ; membrane basilaire pâle, peu élevée. Spores médiocres, jaunes. — Octobre-novembre.
b. crassum Schimp. — Tige dressée où ascendante, assez développée ; long. 3—5 centim. Feuilles rapprochées, denses, dressées, raides, plus courtes (5 millim.). Pédicelle épais, court (15 millim.). Capsule dressée, brièvement ovale, épaisse, brune, à la fin presque noire par l’action des neiges; long. 3 millim., diam, 1 172 milim.
C. dans les lieux sablonneux, au bord des chemins et des sentiers, dans les clairières des bois, à toutes les altitudes, exclusivement dans les terrains siliceux ; sur le granite et les grès dans les Hautes et Basses- Vosges, les Faucilles, les Argonnes, etc. Lesquereux ne l'indique dans le Jura qu’à la Vracone et à Peseux , sans doute sur des terrains siliceux. La var. b. dans les escarpements du Hohneck , surtout au Castelberg (B.).
B. Tige courte, simple, innovant sur le rhizome souterrain. (E. 227—228.)
227. Pogonatum aloides Pal. Beauv.; Bryol. eur. t. 416 ; Schultz, F1. G.et G. exsicce. n° 1180 ; Polytrichum aloides Hedw.; Stirp. n° 129.
Tige courte (5—20 millim), dressée, vivant isolée ou formant
456 95€ GENRE : POGONATUM.
de petits gazons denses, d’un vert passant au brun. Feuilles inférieures squamiformes ; les supérieures rapprochées, formant une touffe courte ou oblongue, très étalées, légèrement ascendantes à l’état humide, involutées et incurvées à l’état sec, ovales , dilatées, hyalines à la base, puis brusquement contractées, lancéolées-uiguës, légèrement infléchies et garuies, sur tout le contour, de grandes dents aiguës ; lamelles très nombreuses (40—60) ; long. 4—7 millim.; cellules latérales de l’acumen arrondies, dilatées transversalement ; les médianes de la partie hyaline rectangulaires, 2—4 fois aussi 1. q. 1.; les marginales Uinéaires-aigquës, 8—10 fois aussi 1. q. 1. Fol. intimes de l’involucre à base hyaline, oblongue, plus allongée, demi-tubuleuse , plus insensiblement et largement acuminées , dressées ; 2—4 archégones ; paraphyses filiformes , nombreuses. Pédicelle dressé , raide, rougeâtre ; long. 15—35 millim. Capsule dressée ou un peu oblique, oblongue-subcylindrique, lisse, jauneorangée ; long. 3—38 172 millim., diam. 1 millim. Opercule conique-élevé, acuminé ou déprimé sur le contour, bordé de rouge. Coiffe descendant jusqu’à la base de la capsule. Dents du péristome , 82, hyalines aux bords ; membrane basilaire hyaline, peu élevée. Membrane interne du sporange plissée. — Printemps.
b. Dicksoni Hook. et Tayl. (Pogonat. Dicksoni Brid. Mantiss. p.201. — Tige courte ; pédicelle court (3—4 millim.); capsule dressée, obovée, à la fin infundibuliforme, atténuée à la base, dilatée à l’orifice, après la sporose ; long. 1 174 mill., diam. de l’orifice 1 174 mill. Opercule convexe, surmonté d’un bec oblique. Poils de la coiffe prolongés, confluents sur le pédicelle au-dessous de la capsule.
CC. sur la terre, au bord des sentiers, dans les bois, les bruyères, sur le revers des fossés, dans tous les lieux sablonneux, plus ou moins ombragés des terrains siliceux , en plaine et dans les montagnes ; semble rare ou manque dans les terrains calcaires purs. La var. b à Rochesson , dans les Hautes-Vosges (Pierrat).
228. Pogonatum nanum Pal. Beauv.;: Bryol. eur. t. 415; Schultz, Fl. Gall. et Germ. exsicc. n° 1181 ; Polytrichum nanum et pumilum Hedw.; Stirp. n° 130.
Espèce très voisine de la précédente. Toutes les parties sont, en général, moins allongées, plus trapues. Tige courte (5—8 milliw.); feuilles aiguës ou subobtuses, garnies en dessus de 30—40 lamelles, beaucoup moins dentées (sur le contour du tiers supérieur seulement; dents espacées et superficielles) ; long. 3—4 172 millim. ; cellules de la base hyaline rectangulaires, 2—3 fois aussi 1. q. L; les latérales supérieures carrées,