BARBULA MURALIS
entières, sans marge, révolutées aux bords, surmontées d’un long poil blanc, denté. Capsule subeylindrique. Tube du péristome allongé. Fleurs synoïques ou polygames; paraphyses claviformes.
Sur les rochers et à la base des troncs d’arbres, dans le midi de la France; Provence : la Roquette, le Luc (De Mercey, Hanry); Corse (Requien) ; indiqué à Juigné-sur-Loire (Bouvet).
2° sous-genre : Barbula Schimp. — Tiges courtes ou grèles, feuilles plus étroites, souvent acuminées, planes ou révolutées aux bords, non infléchies, nues en-dessus ou garnies, dans quelques espèces, d’un paquet de filaments celluleux; nervure subcylindrique, non dilatée. Membrane du péristome courte. (E. 239— 256.)
+. Tiges courtes; plantes peu développées, croissant sur la terre et les rochers. Feuilles lancéolées-spatulées ou elliptiques. Membrane du péristome bien distincte. Fleurs monoiques. (E. 239—240.)
239. Barbula muralis Timm. Prodr. Fl. meg. n° 794; Bryol. eur. t. 159; Stirp. n° 127; Billot, exsicc. cont. n° 3961; Tortula muralis Hedw. Spec. Musc. p. 193; Bryum murale Linn. Spec.
Tige courte (10—15 millim.); innovations fastigiées ; coussinets denses, arrondis, d’un beau vert tendre, à l’état frais, ‘grisonnants à la surface. Feuilles concaves, légèrement carénées, étalées à l’état humide, condupliquées et contournées en spirale à l’état sec, lancéolées-spatulées, arrondies ou très peu rétrécies au sommet, entières, sans marge, révolutées jusque près du sommet, surmontées, par l’excurrence de la nervure, d’un long poil blanc, entier; long. du limbe 2 192—3 millim., larg. { millim.; cellules du tiers inférieur lisses, hyalines, rectangulaires, ? fois aussi 1. q. L.; les autres carrées, opaques, surchargées de nombreuses papilles (4—7 sur chaque cellule). Fol. -externes de l’involuere oblongues, plus allongées, moins arrondies au sommet ; 1—2 intimes plus petites; archégones et paraphyses en petit nombre. Vaginule conique. Pédicelle d’un pourpre obseur, tordu à droite dans la moitié supérieure ; long. 15—25 mill. Capsule d’un brun foncé, symétrique ou légèrement arquée, oblongue-subcylindrique ; long. 2—3 millim., diam, 23 millim. Opercule conique-acuminé, droit ou oblique. Un anneau peu élevé. Membrane du péristome très courle; dents d’un rouge
470 89° GENRE : BARBULA.
de safran, décrivant 2—3 tours de spire, libres jusqu’au niveau de l’orifice de la capsule. Fleurs mäles au-dessous des fleurs femelles. — Mai-juin.
CC. sur les murs, dans les fissures des rochers découverts, sur les tuiles des toits, plus rarement à la base des troncs d’arbres, sur tous les terrains, mais plus abondant dans les terrains calcaires que sur les granites purs, à toutes les altitudes. Cette plante subit des variations nombreuses, mais peu importantes. Sur les rochers calcaires secs, le poil des feuilles devient très long, de manière à rendre gris ou blanchätres les coussinets, c’est la var. incana Schimp.; dans les fissures des rochers siliceux, le même poil reste court; les feuilles s’allongent ; les coussinets sont d’un vert foncé; la capsule est courte, brièvement pédicellée, var. æstiva Sch. (B. æstiva Schultz); Stirp. n° 1112. Ailleurs encore, surtout sur les rocher: calcaires frais, les tiges s’allongent, ainsi que le pédicelle, la capsule est arquée, var. rupestris Sch.
Barbula canescens Bruch. in F. Müll. Musc. Sard.; Bryol. eur. t. 158.
Diffère du B. muralis par ses feuilles plus nettement obovées, peu révolutées, en grande partie planes aux bords et surtout par le péristome dont la membrane basilaire forme un tube très élevé; l'anneau est également plus large. La capsule est oblongue, symétrique.
Sur la terre argileuse et humide, au bord des ruisseaux, sur les rochers et à la base des troncs d’arbres, dans le midi et l’ouest de la France; Var (De Mercey), Tarn (M -D.), Haute-Garonne (Jeanbernat), Haute-Vienne, KR. (Lamy).
Barbula Vahliana Schultz, Recens. n° 51; Bryol eur. t. 157. — Gazons très lâches ; feuilles oblongues, révolutées jusqu’au milieu, non marginées, légèrement rétrécies vers le sommet et surmontées d’une longue pointe subulée, légèrement tordues à l’état sec. Capsule subcylindrique, allongée, un peu atténuée à la base, arquée. Opercule longuement acuminé. Membrane basilaire du péristome bien distincte, quoique beaucoup moins développée que dans l’espèce précédente — Sur la terre humide, au bord des chemins, des fossés, dans l’ile de Sardaigne; à rechercher en Corse et dans le midi de la France, ainsi que l’espèce suivante :
Barbula oblongifolia Wils. Bryol brit. p. 199. — Plantes isolées; feuilles dressées à l'état sec, molles, oblongues-elliptiques, assez obtuses, terminées par un #ucron médiocre, planes, aux bords. Capsule subcylindrique, étroite, allongée. Opercule conique-acuminé Membrane basilaire du péristome bien distincte, — Dans l’île de Sardaigne près de Cagliari.
Barbula cuneifolia Web. et M. Taschb. p. 207; Brid. Bryol. univ. I, p. 549; Bryol. eur. t. 156; Stirp. n° 919.
Plantes vivant isolées sur la terre argileuse, humide, au bord