‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 188 sur 395 · BARBULA TORTUOSA · texte numérisé non relu

BARBULA TORTUOSA

ou un peu arquée, dressée ou inclinée, d’abord jaunâtre , à la fin brune; long. 2 192—3 172 millim., diam. 273—1 millim. Opercule conique-acuminé, pourpre. Coiffe ne tombant guère qu'avec l’opercule, descendant jusqu’au milieu de la capsule. Péristome étroit; dents pourpres, libres dès la base, papilleuses, décrivant 2—3 tours de spire. Columelle assez grosse, persistante. Fleurs mâles sur une plante distincte ; fol. intimes brièvement oblongues, dilatées, imbriquées à la base, brusquement retrécies et linéaires-acuminées, dressées ; anthéridies nombreuses (15—30), étroites ; paraphyses filiformes, plus longues. — Juinaoût.

CC. et chargé de capsules dan£ tout le Jura ; également commun , mais

stérile, sur les collines jurassiques de la Lorraine et de l’Alsace, Dissé— miné, moins développé et presque toujours stérile dans les Hautes-Vosges, sur le granite; se retrouve dans quelques localités des Basses-Vosges , Hohe-Barr, près de Saverne (B.), près de Fénétrange, fertile, sur le muschelkalk (Gérard et B.), au-dessous de Sarrebrück (Winter). C. dans toutes les montagnes les terrains calcaires ile France, dans les fissures un peu fraiches des rochers. — Sous un fort grossissement , la pointe jaunâtre excurrente de la nervure est légèrement denticulée, le contour du limbe, dépourvu de dents proprement dites , est sinuolé par la saillie des papilles qui surmontent les cellules marginales. Ces caractères aident à séparer cette espèce du B. Drummondii Mitt. Mild. Bryvl. siles. p. 424 ; Didymodon fragilis Hook — Feuilles étalées-dressées , raides à l’état humide, crépur s à l’état sec, lancéoléss à la base, puis /inéaires-subulées , entières aux bords , terminées par une pointe fragile, très souvent cassée, triangulaire-prismatique , due à l’excurrence de la nervure. — Au Feldberg et à Kleinlaufenbourg , dans la Forêt-Noire. Existe probablement dans les Hautes- Vosges.

242. Barbula inclinata Schwægr. Suppl. 1, sect. 1, p.131, t. XXXIII: Bryol. eur. t. 150; Stirp. n° 917; Husnot, Musc. Gall. n° 216.

Tige dressée ou ascendante, dichotome , légèrement radiculeuse à la base, gazons denses, étendus, légèrement bombés, d’un beau vert foncé ou jaunätre à la surface; bruns à l’intérieur; long. des tiges 10—925 millim. Feuilles rapprochées, étalées-dressées à l’état humide, fortement crépues à l’état sec, lancéolées , étroitement oblongues, allongées, très brièvement apiculées par l'excurrence de la nervure, carénées-concaves, un peu incurvées aux bords vers le sommet ; long. 2 172 millim., larg. 394 millim.; cellules basilaires lisses, hyalines, subrectangulaires, 4—8 fois aussi 1. q. 1. ; les autres carrées-subarrondies, opaques, papilleuses (papilles très saillantes). Fol, florales intimes (3—4) dressées, oblongues, hyalines dans la moilié ou les deux tiers inférieurs, puis rétrécies , acuminées,

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nerviées jusqu'au sommet; long. 4—5 millim.; 15—30 archégones ; paraphyses filiformes, assez courtes. Vaginule oblonguesubcylindrique. Pédicelle dressé-flexueux, pourpre, pâle au sommet, long. 15—20 millim., se tordant vers la gauche. Capsule oblique ou subhorizontale, plus rarement droite, ovaleoblongue, arquée, brune, peu solide; long. 1 172- 2 millim., diam. 374 millim. Opercule grêle, conique-acuminé. Anneau très mince , peu net. Dents du péristome libres jusqu’à la base, lächement tordues , ne décrivant guère que 1—2 tours de spire. Fleurs mâles sur une plante distincte. — Mai-juin.

Sur la terre graveleuse des collines calcaires et des terrains d’alluvion au bord des rivières. C sur les collines et les montagnes inférieures du Jura (Lesquereux, Schimper, B.) ; plaine d'Alsace (Schimper) ; collines dolomitiques des environs de Saint-BDié, fertile sur un seul point (B.); sur le muschelkalk, près de Deux-Ponts (Bruch). — Haute-Savoie (Puget), Savoie (Paris), Provence (Hanry), Pyrénées (Schimper), Tarn (M.-D.), Oise (Questier). — Espèce calcicole.

Barbula cæspitosa Schwægr. Suppl. 1, p. 120, t. xxx1, B. cirrata Bryol. eur. t. 149.

Plante monoïque; fleurs mâles pédonculées ; fol. (2—3) ovales, brièvement acuminées. Touffes làches. Feuilles lancéoléeslinéaires, ondulées, mucronées par lexcurrence de la nervure. Pédicelle tordu vers la gauche. Capsule droite, oblongue-subcylindrique.

Sur la terre sablonneuse, dans les bois ; Maurettes, dans le Var (De

Mercey), Marseille (Sarrat-Gineste), Mende (Prost), dans l’Aude (Roumeguère).

b. Feuilles dentées ; fleurs dioïques. (245—244.)

243. Barbula squarrosa Br. Sch. Bryol. eur. t. 152; Stirp. n° 1406; Torlula squarrosa De Not. Syll. p. 180; Pleurochœte squarrosa Lindb. Trich. eur.

Tige élancée (3—5 centim.), robuste, flexueuse, décombante ou presque dressée , simple ou irrégulièrement dichotome, peu radiculeuse; touffes ayant quelque ressemblance avec celles du B. lortuosa, mais beaucoup plus lâches, d’un vert clair à la surface, brunâtres à l’intérieur. Feuilles lâches, très étalées, recourbées à l’état humide, irrégulièrement crispées et contournées à l’état sec, ovales-oblongues, làchement imbriquées à la base, puis insensiblement rétrécies, longuement lancéolées, aiguës ou

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