‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 191 sur 395 · BARBULA UNGUICULATA · texte numérisé non relu

BARBULA UNGUICULATA

247. Barbula unguiculata Hedw. Musc. frond. 1, p. 59, t. XXIIT; Bryol. eur. t. 149 et 143 ; Stirp. n° 27.

Tige dressée, flexueuse, dichotome; long. 10—920 millim.; gazons làches ou fournis, d’un beau vert tendre à la surface, bruns ou décolorés à l’intérieur. Feuilles lancéolées, étroites, ou oblongues-lancéolées, obluses au sommet, plus ou moins longuement mucronées par l’excurrence de la nervure, plus ou moins longuement révolutées aux bords à partir de la base, entières, sans plis, carénées, dressées, étalées ou même recourbées à l'état humide, crispées à l’état sec; long. 1 172—3 mill., larg. 192—1 millim.; cellules de la base rectangulaires, hyalines, lisses, 2 fois aussi 1. q. L.; les moyennes carrées, assez grandes ; les supérieures arrondies, opaques, à parois épaisses, légèrement papilleuses. Fol. florales intimes plus allongées, rétrécies, aiguës ou mucronées, planes ou révolutées aux bords vers le milieu, lanceolées, oblongues ou à demi engainantes; 3—6 archégones ; paraphyses rares et courtes. Vaginule cylindrique, allongée. Pédicelle pourpre à la base, plus pâle vers le sommet, tordu vers la gauche, parfois à droite sous la capsule; long. 6—20 millim. Capsule cylindrique, ou légèrement oblongue, symétrique ou peu courbée, rousse ou brune, brillante, comme vernie après la sporose; long. 2-—92 172 mill., diam. 172—23 millim. Dents du péristome libres jusque près de la base, pourpres, décrivant 2—3 tours. Opercule conique-acuminé, arqué. Pas d'anneau. — Avril-mai.

Espèce tres variable. Tige dressée ou ascendante; touffes denses ou làches, vertes, olivätres ou brunes; feuilles ovaleslancéolées ou lancéolées-étroites, dressées ou recourbées, parfois à demi tordues, même à l’état humide, révolutées à la base, ou au milieu seulement, ou de la base jusqu’au delà du milieu ; le sommet est obtus ou atténué, subaigu; le mucron plus ou moins long, ainsi que le pédicelle ; la capsule est cylindrique ou oblongue, courte où allongée. La complication de ces formes nous empêche d’en donner une exposition plus détaillée.

C. partout, sur les collines sablonneuses ou argileuses, au bord des fossés, sur la terre des champs incultes, dans les prairies, sur les murs des RS RERER ; ;

Jardins,

248. Barbula Hornschuchiana Schultz, Recens. n° 25; Bryol. eur.t, 148; Stirp. n° 820.

Tige dichotome, peu élevée (8—15 millim.), émettant souvênt, de la base, des innovations d’abord grèles ; gazons lâches,

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verts-olivâtres. Feuilles inférieures petites, espacées ; les autres successivement plus grandes et plus rapprochées ; les tnoyennes et les supéricures à demi {ordues, incurvées à l'état sec, dressées-étalées ou même arquées en dehors à l’état humide, ovales à la base, puis rétrécies, lancéolées, carénées, apiculées par l’excurrence de la nervure, largement et fortement révolutées jusqu'au sommet, entières, long. 2 millim., larg. 23 millim.; cellules du tiers inférieur hyalines, lisses, rectangulaires ; les médianes un peu allongées; les supérieures opaques, petites, ponctiformes, arrondies, surmontées de papilles obtuses. Fol. intimes de l’involucre (3—4) demi- -epgainantes, ovales-oblongues, puis rétrécies, plus longuement mucronées, un peu tordues au sommet, légèrement plissées, dressées, lâchement révolutées vers le milieu ; long. 3 millim.; 5—10 archégones; paraphyses courtes, peu nombreuses. Vaginule conique-oblongue. Pédicelle pourpre inférieurement, pâle-jauntre vers le sommet, tordu vers la gauche dans toute sa longueur; long. 8—15 millim. Capsule brune, dressée, étroitement oblongue, à peine arquée, presque arrondie à la base; long. 2—2 172 millim., diam. 293 millim. Opercule conique- acuminé, droit ou légèrement courbé. Dents du péristome pourpres, décrivant 3 tours de spire ; membrane basilaire courte. Un anneau très étroit. — Printemps.

& Sur la terre dans les champs, les lieux herbus ; assez répandu » (Mougeot); vieux murs à Nancy, vignes de Malzéville (Godron), graviers à Strasbourg (Schimper); sur les murs et les lisières, presque partout dans les Basses- Vosges (Schultz). Lesquereux ne l'indique pas dans le Jura — Lyon (Jordan), Sassenage (Ravaud), Provins (Bouteiller), etc.

249. Barbula gracilis Schwægr. Suppl. 1, Sect. 1, p. 195, t. XXXIV; Bryol. eur. t. 145; Stirp. n° 819.

Tige courte (8—15 millim.), grêle, dressée ou ascendante, peu divisée, souvent simple; touffes lâches ou denses, d'un vert olivâtre tournant au brun. Feuilles ovales ou oblongues, concaves, à la base, rétrécies, longuement et finement acuminées, révolutées aux bords jusqu’au milieu et-au delà, entières, lévèrement plissées, munies d’une nervure épaisse qui concourt d’abord avec. le limbe rétréci pour former l’acumen, mais le dépasse finalement ; long. 1 172—2 172 millim., larg. 172—3y4 Non à cellules basilaires médianes hyalines, 3—6 fois aussi 1. q. L.; les supérieures arrondies, surmontées d’une papille large . peu saillante, opaques. Fol. intimes de linvolucre engainantes aux trois quarts, insensiblement rétrécies et longuement acuminées (acumen flexueux ou contourné); archégones souvent nombreux, 10—30; paraphgses presque nulles.

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