‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 198 sur 395 · TRICHOSTOMUM RIGIDULUM · texte numérisé non relu

TRICHOSTOMUM RIGIDULUM

épaisses, arrondies, petites, légèrement papilleuses ; quelquesunes vers la base s’allongent un peu. A l’état humide, les feuilles sont lächement dressées, diversement étalées ou mème arquées en dehors; à l’état sec, elles sont crépues, contournées irréqulièrement. Fol. florales peu distinctes, un peu dilatées, et d’un tissu plus lâche à la base; 15—30 archégones allongés ; paraphyses allongées, filiformes, nombreuses. Vaginule oblongue, allongée. Pédicelle pourpre, dressé, flexueux, tordu vers la gauche ; long. 15—20 millim. Capsule dressée, cylindrique, symétrique ou légèrement arquée, lisse, brune; long. 2—3 millim., diam. 25 millim. Opercule assez petit, conique-acuminé, dressé ou un peu courbé. Dents du péristome 32, filiformes, rougeâtres, cohérentes deux à deux aux articulations inférieures, très légèrement contournées, formant un cône convexe. Spores très petites. — Septembre-octobre.

Sur le grès bigarré et le muschelkalk , Deux-Ponts (Bruch), Sarreguemines et Sarrebrück (Winter) ; sur le grès bigarré et le grès vosgien au contact du muschelkalk , au-dessous de Saint-Baslemont et près de Monthureux-sur-Saône (B.), sur le tuf calcaire à Liverdun (Godron). Assez commun dans le Jura (Lesquereux), cascades de Flumen près de Saint- Claude (B.). — Haute-Savoie (Puget), Savoie (Paris), Dauphiné (Ravaud), Var (Robert), Tarn, C. (M.-D.), Haute-Garonne (Jeanbernat), Aude (Roumeguère), Oise (Pillot).

Trichostomum Lamyanum Schimper in litt. ad cl. Lamy.

Espèce tres distincte. Tige courte (3—5 millim.), dichotome ; gazons denses, peu étendus, d’un vert obscur. Feuilles inférieures petites, squamiformes, lancéolées; les supérieures rapprochées en touffe, beaucoup plus grandes, ovales-aiguës , dressées, se crispant à peine sous l’action de la sécheresse, fortement révolutées aux bords jusque près du sommet, munies d’une nervure saillante, brune, qui atteint l'extrémité, entières ; long. 1 174 millim., larg. 172 millim. ; cellules à parois épaisses ; les basilaires hyalines, tronquées, 3—4 fois aussi 1. q.L. ; les supérieures arrondies, plus ou moins anguleuses, à parois très épaisses , lisses. Fol. involucrales oblongues-lancéolées , aiguës, dressées ; 10—12 archégones, pas de paraphyses. Pédicelle rougeâtre à la base, jaunâtre au sommet; long. 8 millim. Capsule oblongue-subcylindrique, dressée, symétrique, lisse, un peu resserrée à l’orifice ; long. 1 192 millim. Opercule convexeconique, terminé par un bec oblique, päle. Un anneau étroit, peu distinct. Péristome peu développé. Fleurs mâles sur une plante distincte; 10—12 anthéridies oblongues; paraphyses grèles. — Août.

KRochers trachytiques du côté gauche du ravin qui conduit à la grande cascade du Mont-Dore (Puy-de-Dôme), et sur les rochers de la grotte placée derrière cette cascade (Lamy, 4874).

496 29° GENRE : TRICHOSTOMUM,

B. Feuilles étroites, longuement rétrécies »

linéaires-acuminées ou subulées, dépourvues de papilles. (E. 264—269.)

+. Fleurs monoïques. (E. 264—265.)

264. Trichostomum glaucescens Hedw. Musc. frond. WI, p. 103: Bryol. eur. t. 184; Stirp. n° 913; Leptotrichum glaucescens Hampe, Schimp. Syn.

Tige dressée, radiculeuse à la base, dichotome : long. 8—15 millim.; touffes plus ou moins denses, couvertes d’une substance pulvérulente qui leur donne un aspect glaucescent où de moisi caractéristique. Feuilles inférieures squamiformes, ovales-lancéolées, espacées; les supérieures formant une touffe à demi ouverle, lancéolées à la base; insensiblement rétrécies, linéairessubulées, planes aux bords, munies d’une nervure qui atteint le sommet, garnies, à ce point, de quelques dents peu saillantes; long. 2—2 172 millim., larg. 174—178 millim. ; cellules presque uniformes, rectangulaires ou un peu allongées, lisses, à parois épaisses. Les fol. intimes de l’involucre oblongues, concaves à la base, formées de cellules plus allongées ; archégones 6—10; paraphyses grêles, peu nombreuses. Pédicelle rougeûtre, dressé, flexueux; long. 6—8 millim. Capsule oblongue-subcylindrique, symétrique, dressée, assez pâle, à la fin légèrement plissée à l’état sec; long. 1 172 mall., diam. 172 mill. Opercule coniqueacuminé, droit ou peu courbé, rougeâtre à la base. Un anneau formé de deux séries de cellules allongées, d’un jaune clair. Péristome petit, conique, pourpre; membrane basilaire courte ; dents filformes, chargées de longues papilles, inégales, libres, plus ou moins cohérentes entre elles, de sorte qu’à la base on en compte 30—40, tandis qu’au sommet on n’en trouve plus que 20—25. Spores médiveres, d’un vert jaunâtre. Fleurs mâles terminant de petites innovations souvent recourbées; 2—3 grandes fol. ovales, concaves, puis longuement acuminées, flexueuses ; 3—6 anthéridies médiocres; paraphyses rares et courtes. — Eté.

RR. « Sommet de Chasseral, seule localité où j'aie découvert cette espèce dans le Jura. > (Lesqu reux). — Alpes de la Savoie : M! Pététod, Moutiers (Puget), du Dauphiné : Bois d’Entraigues (Ravaud) ; dans les Cévennes, les Pyrénées. Cette plante croît dans Ics fissures des rochers, sur la terre dans les pâturages de la région alpine.

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