‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 200 sur 395 · TRICHOSTOMUM TORTILE · texte numérisé non relu

TRICHOSTOMUM TORTILE

assez pâle; long. 10—20 millim. Capsule cylindrique, étroite, grêle, symétrique ou plus habituellement un peu arquée, pâle, lisse ; long. 1 172—2 millim., diam. 174 millim. Opercule conique, légèrement incliné. Anneau pale, large, formé de plusieurs séries de cellules superposées. Péristome pâle : 16 dents divisées, Jusque près de la base, en deux branches filiformes, noduleuses, allongées, en partie cohérentes vers la base, finement papilleuses. Fleurs mäles sur une plante distincte. — Mai-juillet.

RR, Sur la terre, le long des sentiers dans les bois de Geudertheim, près de Strasbourg (Kneiïff, 1825). — Cette espèce rare se trouve plus répandue dans les Hautes-Alpes de la Suisse et de Salzbourg.

267 Trichostomum tortile Schrad. Samml. Crypt. Gew. n° 49; Bryol. eur. t. 179; Stirp. n° 1012; Leptotrichum tortile Hampe, Schimp. Syn.

Tige courte (3—5 millim.), dressée, peu divisée ; gazons peu compactes, d’un vert jaunâtre brillant. Feuilles peu denses, diversement étalées, lâchement homotropes ou dressées-arquées, étroitement lancéolées à la base, puis atténuées, subulées; les supérieures plus longues, plus finement subulées, étroitement révolutées aux bords jusque près du sommet, canaliculées , à demi tordues; quelques dents se remarquent vers l’extrémité; à l’état sec, elles se tordent et deviennent flexueuses: la ROUTE épaisse dépasse brièvement le limbe; long. 1 172—2 millim., larg. 174 millim. ; cellules rectangulaires, les basilaires un peu plus grandes et plus courtes , 2 fois aussi 1. q. 1. ; les moyennes 3—4 fois, à peine papilleuses. Fol. florales un peu élargies , concaves à la base, non engainantes; 3-—8 archégones ; paraphyses courtes, peu nombreuses. Vaginule cylindrique, allongée. Pédicelle grêle , pourpre, légèrement flexueux, tordu vers la droite ; long. 8—10 millim. Capsule cylindrique, grèle, dressée, droite ou légèrement arquée, brune ; long. 1—1 172 mill., diam. 174—172 millim. Opercule convexe-conique, élevé, aigu ou acuminé, droit ou légèrement arqué, pourpre. Un anneau large, formé de plusieurs séries de cellules oblongues, allongées. Dents du péristome pourpres, finement papilleuses, divisées presque complétement en deux branches filiformes, à peine noduleuses, un peu cohérentes vers la base, légèrement conlournées. Spores petites, lisses , d’un vert pâle. — Pendant l'hiver.

b. pusillum Schimp. — Tiges courtes, plus rapprochées; feuilles plus courtes, raides ou légèrement homotropes. Capsule oblongue, régulière, courte. (Trichost. pusillum Hedw.)

500 992 GENRE : TRICHOSTOMUM.

Sur la terre sablonneuse arénacée , le long des sentiers, sur les terrains - en pente, ombragés , secs ou légèrement humides ; sur les paroïs désagrégées des rochers de grès Espèce répandue dans toutes les Hautes- Vosges, plus rare sur le grès vosgien ; environs de Darney, Saint-Baslemont (B.); dans les Vosges inférieures, sur l: grès bigarré, à Deux- Ponts (Bruch), Merzig (Winter), sur le grès vosgien , à Bitche (F. Schultz); sur le grès bigarré, à Baccarat , Rambervillers , Aydoilles (B.). — Rare dans le Jura ; à la Vracone (Lesquereux). La var. b. près de Bruyères (Mougeot), dans les étangs desséchés entre Bitche et Eppenbronn (F. Schultz) — C’est une espèce silicicole.

268. Trichostomum homomallum Br. Sch. Bryol. eur. t. 181; Didymodon homomallum Hedw. Spec. Musc.; Stirp. n° 19; Leplotrichum homomallum Schimp. Syn.; Husnot, M. G. n° 211.

Tige dressée, simple ou divisée; les innovations naissent vers la base: elles sont nues inférieurement , terminées par une touffe de feuilles ; long. 10—15 millim.; gazons maigres ou très fournis , souvent étendus, remplis de sables, d’un vert gai ou d’un jaune clair, selon que la plante est plus ou moins ombragée. Feuilles serrées près de la tige à l’état sec, dresséesétalées, légèrement homotropes à l’état humide, brièvement ovales-oblongues, concaves à la base, rapidement rétrécies , acuminées, planes ou légèrement infléchies aux bords et très longuement subulées ; quelques dents vers l’extrémité ; la nervure, à la fin excurrente, forme en grande partie l’acumen; long. 3 172—4 millim., larg. 178 millim. ; cellules étroites, presque linéaires, 4—10 fois aussi L. q. L., tronquées ou arrondies, à parois épaisses, lisses. Fol. externes de l’involucre dilatées à la base : les 2—3 intimes longuement engaînantes, tubuleuses, puis longuement et finement subulées; 5—6 archégones allongés; pas de paraphyses. Vaginule cylindrique, très étroite, allongée. Pédicelle dressé, pourpre à la base, jaunâtre au sommet, légèrement tordu; long. 10—920 millim. Capsule dressée , oblongue, presque arrondie à la base, un peu resserrée à lorifice, régulière ou plus rarement et légèrement arquée, lisse, brune; long. 1 172 millim., diam. 192 millim. Opercule petit, déprimé, puis surmonté d’un bec oblus, épais, légèrement oblique ou droit. Un anneau formé de deux séries de cellules. Péristome très petit, très étroit. Dents divisées, jusque près de la base, en deux branches filiformes. — Novembre et pendant l’hiver.

Dans les bois, aux bords des sentiers, sur les pentes sablonneuses dénudées ; dans toutes le: Vosges, sur le granite et les grès et dans les Faucilies. CC. dans les Hautes-Vosges, sur le granite. Espèce silicicole, inconnue

dans le Jura. — Sur les terrains siliceux, dans les montagnes de presque toute la France.

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