DIDYMODON RUBELLUS
rieur. Feuilles dressées, concaves à la base, puis carénées, très élalées, divergentes à l’état humide, contournées-crépues à l’état sec, étroitement lancéolées, allongées, révolutées aux bords jusque près du sommet, ordinairement planes à la base, inégalement denticulées vers l'extrémité, aiguës ou brièvement apiculées ; la nervure atteint l'extrémité; long. 2 192—3 mill., larg. 172—374 millim.; cellules basilaires hyalines, rectangulaires, 5—8 fois aussi 1. q. L.; plus haut elles deviennent carrées et enfin arrondies, à contours sinueux, chargées de papilles saillantes. Fleurs synoïques ; 6—7 anthéridies oblongues ; archégones en nombre à peu près égal; paraphyses grèles, assez courtes; fol. florales oblongues à la base, puis rétrécies, révolutées aux bords, étalées, flexueuses. Vaginule cylindrique, ciliée au sommet. Pédicelle rougeâtre, légèrement tordu vers la gauche ; long. 8—15 millim. Capsule brunätre, cylindrique ou légèrement oblongue, symétrique ou parfois un peu arquée, légèrement plissée après Ja sporose; long. 1 172 millim., diam. 172—374 millim. Opercule conique, aigu, petit, ou convexe et surmonté d’un bec droit ou oblique. Un anneau persistant, formé de deux séries de cellules allongées. Péristome pelit, conique, pâle; dents finement papilleuses, linéaires, formées de deux branches entièrement cohérentes ou plus ou moins libres dans leur partie supérieure, munies inférieurement de lamelles saillantes. Spores jaunâtres, arrondies. — Aoùût-novembre.
CC. et bien développé dans toutes les montagnes du Jura, sur les pierres, dans les fissures des rochers, aux lieux frais et ombragés ; R. sur les terrains granitiques purs des Hautes-Vosges, où il ne se trouve que sur le mortier des vieux murs, daus les ruines des vieux châteaux ; répandu sur le grès rouge argileux et souvent dolomitique autour de Saint-Dié ; sur les grès plus ou moins compénétrés de calcaire des Basses-Vosges, et des environs de Darney, d’Epinal et enfin sur tous les terrains calcaires d'Alsace et de Lorraine.
2 sous-genre : Distichium (genre Distichium Br. Sch.). — Feuilles distiques, lisses, subulées. Fleurs monoïques. Anneau caduque. (E. 274—275.)
274. Didymodon capillaceus Web. et Mohr. Bot. Tasch. p. 159; Stirp. n° 211; Distichium capillaceum Bryol. eur. t. 193; Mnium capillaceum Linn. FI. lapp.
Tige tres grèle, dichotome, peu divisée, de longueur très variable (2—5 centim.); touffes délicates, très élégantes, d’un beau vert jaunûâtre, soyeux, brillant à la surface, brunes, peu radiculeuses à l’intérieur. Feuilles appliquées par la base qui est lancéolée, puis rétrécies et très longuement subulées, très éta=
208 31° GENRE : DIDYMODON.
lées ou même arquées en dehors, planes aux bords; long. 3—4 millim.; cellules de la base linéaires, tronquées, 6—10 fois aussi 1. q. L.; les autres successivement plus courtes, tronquées obliquement ou hexagones, 4 et 2 fois aussi 1. q. L.; celles de l’acumen opaques, chargées d’une grosse papille suillante, arrondie; quelques dents se remarquent aussi tout au sommet de l’acumen formé en grande partie par la nervure; les bords apparaissent sinuolés à cause des papilles marginales. Fol. florales un peu dilatées à la base, peu distinctes; archégones et paraphyses très allongés, groupés en très petit nombre ou même solitaires à l’aisselle de plusieurs feuilles successives ou distantes; anthéridies isolées ou groupées (2—3), aussi très allongées ainsi que leurs paraphyses, à l’aisselle d’une foliole spéciale au-dessus ou au-dessous des folioles qui protègent des archégones; sur certaines plantes on ne trouve pas d’anthéridies. Vaginule cylindrique, allongée. Pédicelle fin, pourpre, dressé, tordu vers la gauche; long. 10—20 millim. Capsule ovale-oblongue, ou oblongue-subcylindrique, dressée ou légèrement inclinée, à la fin brune et légèrement plissée; long. 1 172 millim., diam. 172 millim. Opercule petit, conique-élevé ou obtusément apiculé, bordé de rouge. Un anneau formé de deux séries de petites cellules. Péristome pourpre; dents li- néaires, dressées, formées de deux branches en grande partie cohérentes, peu solides. Spores petites, brunâtres, légèrement papilleuses. — Juillet-août.
Cette plante offre quelques variations. Les tiges sont parfois courtes, garnies de feuilles rapprochées, simplement étalées, relativement courtes (long. 2 172 millim.); pédicelle court; ou bien les tiges sont élancées, très grêles, garnies de feuilles espacées, tres étalées ; le pédicelle plus long.
CC. dans les fissures des rochers ombragés du Jura, surtout dans les hautes montagnes: R, ailleurs, dans notre circonscription : fortifications de Strasbourg (Schimper), de Metz (Holandre), Phalsbourg, Guebwiller, Belfort (Mougeot). — Répandu dans toutes les Alpes calcaires; C. au Mont-Dore (Lamy).
275. Didymodon inclinatus Swartz, Musc. suec.; Stirp. n° 1111; Distichium inclinatum Bryol. eur. t. 194.
Tige courte (5—15 millim.), dressée ou décombante; touffes peu développées, d’un vert foncé à la surface, brunes, passant au noirâtre à l'intérieur. Feuilles un peu crépues à l’état sec, dressées-étalées à l'état humide, oblongues, imbriquées à la base, puis rapidement rétrécies, acuminées-subulées, planes aux bords, finement denticulées vers la base de l’acumen; long.